Un cours sur les TIC pour l’Histoire des Sciences et Techniques et la Médiation en Sciences

Mes collègues du PAHST proposent un nouveau master (le Master Métiers de l’Éducation et de la formation, Spécialité Histoire des sciences et techniques, TIC et médiations culturelles, Brest )tout à fait passionnant, intégrant des dimensions d’historiens, de médiation, d’éducation et de numérique. Une approche interdisciplinaire comme je les aime. Ils m’ont fait le plaisir de me proposer d’introduire la dimension TIC dans le master II. Plutôt qu’une approche recherche de cette dimension, je compte faire une présentation plus ancrée dans l’actualité et les dimensions applicatives de ce que certains appellent la révolution numérique.

En guise d’introduction, je vais donc parler du web et de sa dimension sociale, des mobiles et des nouvelles médiations. Mais nous aborderons également les évolutions sur la manière d’aborder la connaissance, la médiation et les relations à la culture et la science au travers de trois exemples :

  • L’excellent diaporama de Loïc Haÿ (voir aussi son KJB et ses autres diaporamas) sur la question de la continuité de la médiation dans les lieux culturels ;
  • Museomix ou comment proposer de l’événementiel créatif au cœur des musées pour revisiter la manière de visiter un musée ;
  • et pour conclure, comment les MOOCs revisitent la manière d’apprendre.

Je sais aussi que d’autres collègues complèteront le panorama. Anne Rognant parlera notamment de le médiation en sciences et l’illustrera avec les nombreuses réalisations d’Océanopolis.

 

Nous aurons d’autres séquences, ou chacun pourra choisir d’approfondir un aspect (une première liste est proposée dans mon quatrième écran de mon diaporama ci dessous. Et nous aborderons les aspects de la collaboration au travers d’un petit panorama d’outils dès le lendemain.

 

 

Techniquement, certains participants étant en ligne, je proposerai le dispositif suivant :

  • une classe virtuelle qui fera le pont entre la salle réelle et l’espace numérique. L’enregistrement de la séance restera disponible. Malheureusement, cet espace n’est pas ouvert par défaut. Il faut que l’enseignant invite les participants.
  • Un petit questionnaire pour avoir une première image de la vie numérique de chacun ;
  • et nous ouvrirons un petit document pour permettre une prise de notes collaborative, sur le modèle d’Unishared.

 

Par la suite, nous disposerons d’un blog spécifique pour le master, et d’un blog par étudiant, mais ce petit monde n’est pas encore tout à fait en place. À suivre …

Quoi de neuf pour enseigner la programmation ?

J’avais fait un petit article en mars plutôt orienté vers des sites pour apprendre en ligne (Apprendre à programmer ? C’est en ligne). L’idée ici est de compléter avec quelques approches complémentaires dont certaines qui peuvent renouveler également l’apprentissage en présentiel. En effet certains élèves ne semblent pas encore prêt à apprendre en autonomie.

Blockly (qui fait suite à AppInventor que Google a reversé au MIT) permet de générer du code vers le web : à essayer ici Il semble plus complet que son prédécesseur et peut être une entrée structurante pour une première découverte de la programmation.

Plus proche des communautés d’enseignants, deux outils proposent de mettre le jeu au cœur de l’apprentissage de la programmation. Tournoyons pour faire confronter des programmes écrits par des équipes différentes sur un terrain de jeu. L’apprentissage lui reste en dehors du site. Prog&Play va plus loin en proposant une démarche qui est intégrée dans des cours.

Autre nouveauté à considérer : IPython qui permet de coupler outils de résolution mathématiques (numérique et formel) sur le modèle de bloc notes comme on pouvait les trouver dans Mathematica, mais en donnant la possiblité de programmer avec Python : une option pour coupler résolution mathématique et programmation tout à fait intéressante.

Et pour finir, je vous propose néanmoins le site de Codecademy qui aurait dû se trouver dans le précédent article, puisqu’il s’agit d’un site qui vous propose des suites d’exercices en ligne pour apprendre à programmer, mais qui de plus est contributif en accueillant vos propositions de nouveaux exercices.

Crédit photo : Programming rockstars face off par Lloyd Dewolf – licence CC-by-NC

 

Pédagogie et innovation numérique, vers quoi allons-nous ?

Je suis invité à venir m’exprimer aux Terrasses du numérique organisées par la Direction des Usages du Numérique de l’université de Strasbourg (Unistra). Leur demande « Pédagogie et innovation numérique, vers quoi allons-nous ? » m’a amené à réfléchir à proposer quelques grands thèmes et à y intégrer quelques témoignages d’expérimentations. Le résultat s’articule donc autour de deux grands axes :

  1. l’entrelacement entre le réel et le virtuel, qui me permettra d’aborder : le mobile (learning), d’évoquer rapidement les interactions liées à la réalité augmentée, la simulation et le 3D, et de continuer sur les Fablabs (et nos codecamps) et l’internet des objets
  2. le collaboratif, pour lequel je repartirai de mes différentes expériences avec le web, puis je reprendrai quelques diapos sur l’idée que les ressources éducatives libres se développeront en réseau(x), et je compléterai avec les MOOCs et autres badges ouverts

L’idée d’ouvrir des degrés de libertés aux enseignants, aux élèves (via une démarche AVAN notamment) sera transverse. On parlera pour chaque thème d’exemple pédagogique, et d’opportunités. Seul problème, je n’ai qu’une heure …

Dans les éléments qui m’ont permis de construire cette présentation, je retiens comme lectures l’approche de nos amis américains qui sont largement impactés par ces évolutions. La création de nombreuses startups, l’impact recherché au niveau mondial de leurs universités, les amène à reconsidérer le système universitaire dans leur entier.

Pour ceux qui voudraient retrouver d’autres sources d’inspiration, les diaporamas que j’ai pris comme sources principales sont ceux de Mike Sharples, George Siemens et Steve Wheeler. Les plus attentifs y retrouveront des diapos empruntées.

ajout du 22/9/2012 : La conférence a été enregistrée, et peut donc être retrouvée ici sur la webTV d’Unistra.

Crédit photo : Les mots clés du centre par Centre de culture numérique – Unistra licence CC-by-nc

Un cours ouvert, et à suivre, sur le futur de l’enseignement supérieur : CFHE12

George Siemens vient de publier une introduction à ce cours dans un article au titre évocateur suivant : Le futur de l’enseignement supérieur et autres impondérables. Ce cours « Current/Future State of Higher Education » est ouvert à tous, et démarrera le 8 octobre 2012. sera organisé par demultiples institutions qui s’intéressent à cette évolution d’un point de vue systémique. Retenez son sigle CFHE12, vous le retrouverez sans doute ici et là.

Son approche se veut être une approche de chercheur, et donc d’analyse approfondie des éléments en présence, des interactions et des facteurs d’influence, des solutions alternatives possibles…

Il détaille ainsi 5 parties, et montre comment elles peuvent être revisitées.

  • Le contenu et le curriculum → au travers de l’abondance ressources disponibles et libres notamment ;
  • Enseigner et apprendre → en mettant l’accent sur les potentialités des échanges entre pairs qui permettent de décentraliser la position de l’enseignant ;
  • la certification et l’évaluation → au travers des badges ouverts,décentralisés et la possibilité d’ouvrir des centres d’examens partout dans le monde ;
  • la recherche et la diffusion de connaissances → en rappelant les mouvements qui se sont formés autour de la publication ouverte des publications scientifiques ;
  • l’administration et la direction → en montrant les risques que l’université perde son leadership en tant que formation et production de savoirs dans un monde ouvert ;

IIl montre ainsi que tous ces éléments doivent être repensés au travers de la nature distribuée d’Internet face à des institutions qui se considèrent centralisées. Le point de vue de Diana G. Oblinger, Présidente et Directrice Générale de EDUCAUSE, était similaire lors de la conférence de clotûre du CIUEN, où elle revisitait l’université sous forme d’une chaîne de valeur et montrait que chacun de ses maillons pouvait être recomposé par des services extérieurs (des entreprises donc). On y trouvait en plus le recrutement … Une autre vue de ce type décomposant les fonctions de l’université se retrouve dans l’infographie de Steve Blank.

Dans l’article, on trouve ainsi un lien vers un living lab sur l’université du XXIème siècle, hébergé par Georgia Tech. Si on retrouve des éléments dans la conférence CIUEN, je n’ai pas vu en France de réflexion au niveau systémique sur l’université.

On peut se demander dans quelle mesure ces changements peuvent impacter l’enseignement supérieur français. Il y a sans doute 2 niveaux d’impact à considérer : le premier est d’intégrer pleinement l’impact du numérique, des formes d’ouverture, d’Internet et de sa nature distribuée sur nos institutions (y compris sur nos « grandes écoles »), le second est de se demander dans quelle mesure cette « révolution » qui se déroule aux États-Unis peut modifier le paysage mondial et s’inviter en France.

On peut s’imaginer protégés par divers facteurs (faible prix des inscriptions, barrière de la langue, reconnaissance des diplômes en France …), mais que se passera-t-il si certaines de ces barrières s’abaissent : si nos étudiants décident qu’apprendre l’anglais vaut la peine pour faire de bonnes études (ou même simplement les meilleurs d’entre eux), si des formations de bon niveau deviennent accessibles financièrement,  si le Canada propose des cours équivalents, si des versions françaises venaient à être proposées (voyez en combien de langues existent Wikipedia ou la Khan Academy), ou si les principales entreprises reconnaissaient des diplômes obtenus à partir de cours en ligne.

Il est sans doute stratégique de se poser la question en France. Une première étape pourrait être qu’un groupe suive le cours de cet automne et réfléchisse collaborativement sur la question du futur de l’enseignement supérieur français. Qu’en pensez vous ?

Crédit photo : George Siemens par Stephen Downes – licence CC-by-nc

Des mobiles aux objets : Internet pour apprendre

Depuis quelques années, mon école se fait un plaisir d’accueillir pendant une semaine des élèves de CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles). Cette année nous avons ainsi accueilli  des élèves du lycée Gustave Eiffel (Bordeaux) et Lakanal (Sceaux).  On m’a gentiment demandé de leur faire une présentation pendant une heure, au milieu d’un programme chargé (visites de labos, moment de détente, mais aussi travail avec leurs propres enseignants). Sachant qu’un collègue leur faisait une présentation dont l’intention était de leur montrer que ce qu’ils apprenaient actuellement leur servirait plus tard en école d’ingénieurs, pour compléter son point de vue, je me suis amusé à prendre le contre pied en leur montrant en quoi le numérique  modifiait les façons d’apprendre et les objectifs d’une formation d’ingénieurs.

Cela donne ceci :

Des mobiles aux objets : Internet pour apprendre.

L’échange en tout cas a été très sympathique :-)

une question américaine : comment faire de l’argent avec des MOOCs?

Cet article vient de sortir et fait le buzz : Comment faire de l’argent avec les MOOCs ? Typique du fait que les universités et le domaine de l’enseignement supérieur sont là bas des entités à but lucratif. On n’en est pas là en France, comme le rappelle Thot Cursus.

Mais tout de même, les subventions des universités, des établissements supérieurs publics en général, sont liées au nombre d’inscrits. Si un jour des MOOCs s’ouvrent dans le cadre d’établissements supérieurs français, c’est sans doute dans ces termes que la question se posera.

En attendant, nos amis américains se demandent comment monétiser une offre de type MOOCs. Quatre pistes sont détaillées dans l’article :

  • Vendre des certificats. On parle de quelques dizaines de dollars. C’est une rentrée possible, mais clairement insuffisante pour déclencher la joie des investisseurs ;
  • Se positionner en Chasseur de têtes pour permettre aux entreprises de recruter les meilleurs. Nettement mieux (on parle de 15 000 $ par recrutement), avec en bonus la possibilité de donner accès aux courbes de réussite. Par contre, cela ne marche que pour les entreprises privées, et reste aléatoire. En passant, on pourrait faire remarquer que cela ne permettra d’ouvrir que des cours dont les compétences sont directement monnayables, mais ce n’est visiblement pas le problème de nos analystes américains ;
  • Vendre services complémentaires : accès à la bibliothèque, tutorat, et autres aides pour apprendre … Là pour le coup, le marché de l’aide existe déjà en France. Mais cela ne vaut que pour des MOOCs qui proposeraient des cours classiques universitaires. Peut être pour ces entreprises peut on voir une possibilité d’offrir un service pour accéder aux MOOCs américains ;
  • et finalement, on pourrait envisager de proposer des événements pour les abonnés de type premium. Les auteurs imaginent de proposer cours, ateliers … dans les différentes villes du monde. Les professeurs se retrouveraient alors à aller donner des conférences aux quatre coins du mondes. Pourquoi pas, mais là l’avantage est du coté des universités qui ont développé une marque, comme le MIT ou Stanford.

Ces modèles sont intéressants car ils montrent bien l’imagination des américains pour explorer des modèles économiques viables. Il est d’aillerus amusant de voir que l’on ne parle que des MOOCs gravitant autour des universités les plus connues, pas des MOOCs plus ouverts dans leurs apprentissage. Trop libres sans doute.

Par contre, cela ne se transfère pas du tout de ce coté de l’Atlantique.Ce n’est pas grave, l’approche budgétaire n’est pas forcément centrale ici, puisqu’il existe d’autres modèles de diffusion. La question reste pour nous de trouver des modèles attractifs pour les participants, mais aussi de convaincre de la pertinence d’une telle approche ouverte.

 

Crédit photo : Heads up! par eltpics licence CC-by-nc

Du CIUEN 2012 et vers le CIUEN 2014

J’ai eu la chance de participer la semaine dernière au CIUEN à Lyon. J’en retiens une foule de rencontres enrichissantes avec des collègues de tous horizons. J’aimerai ici faire un point sur l’organisation des ces journées.

Il y a le petit coté introduction et conclusion par les officiels qui reste une figure imposée de ce genre de colloques, qui sont un peu des incitations à arriver en retard et à repartir en avance. Et pourtant en entrée je retiens le parlé vrai de Michel Lussault, Président de l’université de Lyon qui faisait plaisir à entendre. Et également un bel effort pour la dernière demi-journée avec des intervenants de haute volée :

  • Vijay Kumar, du MIT qui nous a parlé de OCW ;
  • Diana Oblinger, présidente d’Educause qui nous a présenté un panorama de l’enseignement supérieur américain qui paraît si loin de ce que nous vivons en France. Elle montre que tous les éléments de la « chaîne de valeur » de l’université sont remis en question. À voir dès qu’il sera en ligne ;
  • François Jourde, qui avec son point de vue d’enseignant nous a fait vivre la classe dont nous rêvons pour nos lycéens (à se rappeler : la page facebook de philosophes créée par les élèves, le détournement de vidéos bollywood, ou la prise de notes avec mobile …)

Était-ce par ce que c’était le dernier jour, parce que 2 orateurs s’exprimaient en anglais dans un colloque francophone, parce que le planning n’a absolument pas été respecté ? En tout cas l’amphi était clairsemé. Dommage … cela nuit au rythme de telles journées

Parmi les éléments dont on se souviendra dans ce colloque :

  • la qualité des intervenants des plénières. J’en ai déjà cité 3, j’aimerai associer Henri Verdier de Cap Digital et Dominique Cardon, qui ont élargi les débats mardi matin ;
  • le Off, avec des rencontres comme celle du lundi soir « prenons de la hauteur avec nos usages d’internet » dans laquelle on a refait l’histoire d’Internet de fort jolie manière ;
  • la cartographie de la recherche dans laquelle on a pu avoir un aperçu des domaines actuels. Bel effort de synthèse à saluer, qui élargit la vision . J’y ai pour ma part pris beaucoup de plaisir à préparer et présenter une vue sur le mobile learning, et à écouter celles de ma session et de la suivante. Un site de la cartographie de la recherche en e-éducation existe depuis la préparation de ces journées. Il reste à compléter et à faire vivre Espérons qu’il sera maintenu à jour ;
  • je n’ai pas eu le temps de profiter du track industrie, mais je pense que c’est également une bonne idée ;
  • le fait d’être couplé avec un événement comme WWW12 présente plusieurs intérêts : un partage de conférenciers (il était ainsi possible d’aller écouter Tim Berners-Lee ou de croiser Bernard Stiegler), des workshops sur des thématiques proches permettaient de profiter du déplacement pour multiplier les participations. J’ai ainsi pu présenter un papier à un workshop EWFE (Emerging Web Technologies, Facing the Future of Education) de www12 et un papier au CIUEN ;

Au point de vue du fond, je note que l’on a beaucoup parlé d’éducation ouverte, voire d’université ouverte à la française. Mais j’ai aussi parfois l’impression que nos préoccupations sont parfois bien timides par rapport aux méga changements que l’on perçoit de l’autre coté de l’océan atlantique. Mais bon l’herbe est toujours plus verte (quoique nombre des évolutions américaines font parfois frémir).

Notons également que les UNT (Universités Numériques Thématiques) semblent chercher à évoluer : Unisciel développe un partenariat avec Beebac pour coupler ressources et réseaux sociaux dédiés, deux projets Idefi (TIL et UTOP) visent à mieux les valoriser. Reste à voir si cela permettra de vraiment entraîner une dynamique autour de ces UNT.

Ceci est ce que j’ai pu ressentir. Je met ici un lien vers le blog d’Yves Moreau qui a commencé un travail de collecte sur les traces de l’événement. Merci à lui.

Lors de son allocution de clôture, Clara Danon nous a posé la question de comment faire évoluer ce colloque. Voici en vrac quelques suggestions :

  • Inviter les étudiants ! J’ai eu l’occasion d’échanger avec les acteurs d’associations comme les « nouveaux étudiants » ou les « nouveaux ingénieurs », ainsi qu’avec les étudiants vice-présidents d’universités. J’en ai retenu qu’ils avaient un avis tout à fait pertinent sur les sujets traités au CIUEN. Eric Sanchez et quelques autres ont également expérimenté avec eux une formule dynamique de brainstorming sous forme de « holdup ». On pourrait certainement leur laisser l’initiative à quelques moments clés du colloque.  Ce qui amène au point suivant ;
  • Des formes de débat plus participatives (plus web:-) ) qui permettent de lancer des idées et d’échanger. Brainstorming, barcamp, débat ouvert sur les implications de ce que nous présentent les « keynote speakers ». J’aurai bien aimé échanger sur l’impact potentiel de l’open éducation/ data/ ressources / software / hardware /governement dans les universités françaises – un peu chaud peut être ;
  • On pourrait imaginer des formes d‘explorcamps ou de sessions courtes de démonstration, comme cela se fait à Ludovia, permettant de valoriser les expérimentations des enseignants ;
  • Parmi les éléments de colloque rendant les participants actifs, je retiens du colloque « questions de pédagogie dans l’enseignement supérieur », deux éléments qui pourraient s’appliquer au CIUEN : le buzz amphi d’introduction où les participants identifient en petit groupe les questions qui les intéressent (avantage, un engagement plus rapide dans le colloque)  et la forme de réflexions et de cours inductif sur un sujet de base lié au thème du colloque (à Angers : l’alignement pédagogique et la motivation) ;
  • Et bien sûr des formes de retransmission en direct permettant des retours (via twitter par exemple) pour les personnes n’ayant pu faire le déplacement, mais je suppose que c’était le cas. On pourrait également intégrer le retours de twitter dans la conférence, via les animateurs comme cela se fait parfois pour une plus grande interaction :-)

En résumé, découvrant le CIUEN, j’y ai trouvé un espace d’échanges très riches, variés. Mais trop peu d’espaces de travail collaboratif pour dynamiser l’entrée du numérique à l’université.

Fac en poche – État des lieux du mobile-learning à l’université

C’était le thème des dernières journées numériques de l’université de Paris-Descartes. Qu’en retenir ? N’ayant pu assister qu’à la première journée, le point de vue sera sans doute partiel, mais j’espère éclairant.

Il faut d’abord rappeler que concernant les mobiles, c’est quelque part la première fois qu’une technologie numérique s’invite chez quasiment tous les étudiants avant que l’institution ne s’en préoccupe. Cet objet est d’abord privé pour communiquer dans ses réseaux, avant que d’être un vecteur d’apprentissage. Et de fait, ce sont les services informatiques et TICE qui semblent s’en préoccuper avant les enseignants. Avec une contrainte nouvelle pour eux : accepter un parc (pré)existant.

Et pourtant, François Guité nous a montré que ces équipements s’intégraient dans la révolution numérique qui change notre rapport au savoir, et qui permet d’encourager la diversité des approches au travers de modes pédagogiques différents. De plus, le mobile encourage les apprentissages informels.

Quelles sont les éléments apportés dans ces journées ?

  • La proposition de services étendant les services administratifs et d’accueil dans les universités : les bons plans, les menus des restaurants universitaires, les salles de cours … bref la mise à disposition dans les mobiles du système d’information administratif de l’université. Utile, créant du lien, mais qui ne peut être considéré comme un élément d’apprentissage ;
  • la mise en ligne de podcasts, i.e étendre l’accès aux supports de cours a mobilisé beaucoup de services universitaires tant cette option paraissait intéressante. La présentation « Vers un Moodle Mobile » en était un exemple. Nicolas Roland semble pourtant moins positif sur leur accès sur des équipements « vraiment » mobiles, constatant que leur accès reste majoritairement sur ordinateur (certes portables).

Dans ces 2 premiers cas, on est dans la remise en forme de données. Passons à une dimension plus usages pédagogiques :

  • l’iPad semble être l’archétype du terminal pour enseignant. Permettant d’assurer une projection confortable, un meilleur contact avec les étudiants et proposant tous les services nécessaires pour gérer son cours, ses ressources, ses copies … C’est ce que Jean Debaecker a cherché à nous convaincre. Ce qui correspond clairement aux retours de plusieurs collègues qui ont fait le pas ;
  • Le Cape des Mines de Nantes nous a présenté notamment « Parlez vous chinois ? » qui est une app sympathique pour découvrir le chinois. Initialement développée comme support de cours, elle est maintenant disponible sur l’App store d’Apple. À la fois prouesse technique et réussite pédagogique, elle pose la question du positionnement des universités vis à vis du marché, puisque ici nos collègues se placent dans les marché des applis pour tous. Notons également qu’il n’y a pas eu d’étude pour savoir si cette app permettait d’apprendre ou de compléter un apprentissage ;
  • Pour ma part, j’ai produit un témoignage portant sur l’usage de PC portables dans la salle de classe pour proposer des séquences d’apprentissage différentes.  Je me dois d’avouer que le mobile n’est chez moi qu’un objet d’étude, pas un équipement intégré dans ma pédagogie, sauf à considérer un PC portable comme mobile ;
  • Il semble que le lendemain, il y ait eu des sessions avec des exemples d’usages autour de serious games.

Bref, l’université se rend bien compte qu’il y a un enjeu à proposer une offre sur ces équipements, mais n’a pas les éléments de compréhension pour identifier les besoins, ni surtout les opportunités. Lors de la table ronde du premier soir, à la question des usages possibles des mobiles, certains semblaient avoir leur convictions sur les possibles, les souhaitables, la posture de François Guité était inverse affirmant que « la réponse reste à trouver : on n’a pas assez osé – on n’a pas assez expérimenté »

Un autre fait intéressant est que l’on ne cherche pas trop à définir le terme de mobile. Qu’est-ce que le mobile ? Si on fait référence au mobile-learning tel qu’il est envisagé dans la littérature, on se limite à quelque chose qui tient dans sa poche (le titre de ces journées était « fac en poche »). La première question est alors de savoir quelle information peut être mise à disposition pour être exploitable. Michel Diaz, lors de son intervention en table ronde ce mercredi soir, comprenait des vidéos et des évaluations. La seconde question peut être de savoir quelles sont les choses que l’on peut faire avec un tel outil que l’on ne peut pas faire ou difficilement avec un autre outil. Cela couvre la prise de son, de vidéos, de points géolocalisés en visite de sites, pour alimenter un portfolio, pour résoudre une énigme pendant une chasse au trésor ou autre jeu.

Le fait que l’on peut avoir une réponse à une question que l’on se pose au moment où on se la pose est un autre aspect intéressant des outils mobiles. Mais est-ce encore le problème de l’université, d’aborder cette demande informelle ? Cette dimension reste-t-elle fortuite ou se raccroche-t-elle à un processus d’apprentissage qui rentre dans le cadre de l’institution ? On touche là à des questions de la place que doit garder ou prendre l’institution dans la construction des personnes. Pas si facile. De toute façon, la personne n’ira sur les ressources de l’université que si elles sont plus faciles à accéder et plus pertinentes que d’autres sources. Rien ne peut l’obliger.

On touche là de nouveau aux problèmes généraux de la place des TICE et des connaissances disponibles sur Internet (en effet les mobiles sont beaucoup moins « web » que nos navigateurs). On aborde la problématique du mobile, sans avoir revu notre façon d’enseigner. Le mobile ne fait qu’apporter un nouveau coup de boutoir dans l’édifice. Tant que cette dimension n’est pas assumée, elle risque bien de perturber les autres questions.

Faut-il intégrer ou pas la tablette dans ces réflexions, et pourquoi pas le PC portable, avec ou sans écran tactile ? En fait peu importe. Première remarque, nombre d’aspects du mobile s’appliquent à la tablette : accès immédiat à l’information, disponibilité de nouveaux périphériques (photo, son, vidéo, GPS et donc réalité augmentée, nécessité de remise en forme de contenu …). Deuxième remarque, des fonctionnalités s’ajoutent : possibilité de dessiner, d’annoter, de parcourir des listes de contenus avec des lecteurs adaptés (Pulse ou même un google reader). Ce qu’il y a alors d’intéressant, c’est de positionner le mobile comme un élément qui s’intègre dans un système, comme l’ont parfaitement compris les concepteurs d’Evernote, une application de type cahier de texte multiplate-forme, qui tire parti des avantages de chacune d’elles et propose une vue agrégée de vos données. Tous ces équipements se complètent pour former notre espace d’apprentissage. Dernier point, nous sommes dans une phase d’évolution des terminaux. Le PC/clavier/souris tel que nous l’avons ces 25 dernières années semble appeler à voir ses usages se réduire. Pour moi, il reste essentiellement l’équipement pour coder les autres, et pour des usages de conception de même type. Et la variété permettant de s’adapter aux différentes habitudes, de permettre de  personnaliser les usages, il est essentiel de permettre à chaque usager (étudiants, enseignants, chercheurs) de choisir l’équipement qui lui convient.

Considérons pour finir, les différents usages à explorer dans une perspective mobile. Si la mise à disposition d’informations semble assez naturelle pour les universités, malgré les limites qui peuvent surgir, il y a deux pistes d’usages différents qui restent à tester et à valider.

Une première piste se positionne sur les opportunités que l’on peut mettre en place dans la classe pour modifier les pratiques d’apprentissage. Recherche d’information, interaction avec l’enseignant par des questions, des réponses à des sondages, à des problèmes, annotation de diapos, prise de notes, de son, de photo de tableau … les solutions sont nombreuses pour changer le rythme d’un cours et réveiller l’auditoire, surtout si on y intègre une dimension collaborative.

Une seconde piste est d’explorer des séquences en situation. Ce peut-être de :

  • proposer des contenus utilisables dans les temps libres (cas des vendeurs en entreprise dans le projet P-Learnet) ;
  • permettre des visites sur site pour certaines disciplines ;
  • prendre de l’information pendant l’action, ou juste après l’action pour l’exploiter après, seul ou en groupe ;
  • permettre des échanges avec autrui en situation ;
  • accéder à l’information au moment où l’on en a besoin, sous des formes adaptées (visualisations diverses comme la réalité augmentée par exemple) …

Dans tous les cas, il s’agit de lier l’expérience vécue et le savoir, en articulant de manière différente l’action. Beaucoup d’opportunités à permettre, à parcourir, à découvrir. On en est qu’aux balbutiements. Il y a un vaste travail de sensibilisation, de découverte, d’évaluation, de diffusion et de formation à faire.

Est-ce que cela se fera dans le cadre de l’université ? Ou est-on dans un cadre d’apprentissage tout au long de la vie ? Sans doute les deux. Beaucoup de réflexions se font autour de l’évolution de l’apprentissage, de la maîtrise des savoirs, de la construction de connaissance dans le travail, de l’avenir de l’éducation. Un chose est sure, cela va bouger et le mobile n’est qu’une petite variable de l’équation, et l’université devra s’ouvrir pour ne pas risquer de disparaître, et sans doute apprendre à collaborer.

Crédit photo : Mobile Learning Revolution par César Poyatos licence CC-by-nc-sa

jnum12 : innovation numérique et équipements mobiles des étudiants

Le 28 mars, je ferai à Paris Descartes aux Jnum12 une présentation que nous avons nommé : "aborder l’innovation numérique à travers l’environnement mobile des étudiants". Il parait que ce sera en amphi Vulpian. Ce sera exemplifié au travers de 2 cours que j’ai eu la joie d’assurer avec deux de mes collègues @cecilebothorel et @garlatti .

J’en ai profité pour tester Prezi, ce qui m’a pris beaucoup de temps pour un résultat que j’ai du mal à juger à chaud, on verra. Vous pouvez me donner votre avis.

Le résumé envoyé aux organisateurs était le suivant :

Thème 3 : Les outils et applications mobiles, des supports à l’apprentissage ?

La formation des ingénieurs est aujourd’hui face à trois défis sociétaux liés au numériques qui correspondent à trois niveaux différents dans la révolution du numérique [1] : la maîtrise des usages des environnements numériques, la maîtrise de la science informatique, et la capacité d’innover. Le premier concerne la littératie numérique [2], qui se développe au travers d’un usage maîtrisé d’Internet et des médias sociaux [3]. Le second impose des enseignements intégrant l’informatique en tant que discipline. Le dernier se développe notamment en encourageant un esprit critique mêlant initiative, créativité et curiosité, mais aussi au travers de technologies propices à l’innovation comme les Fablabs [4,5] et les mobiles. Nous présentons deux dispositifs qui ont été conçus dans cet esprit et proposés à nos étudiants.

Le premier dispositif se déroule sur une semaine bloquée. Sur un mode projet, nous proposons à nos élèves de découvrir les technologies mobiles (au travers d’Android) [6] ou électroniques (au travers d’Arduino [7]) pour développer par les élèves leur idée d’application. Ces technologies sont délibérément choisies pour être proches des étudiants, et pour permettre de donner à voir des résultats, y compris en les emmenant avec soi. Vu la popularité des ces enseignements (choisis parmi une longue liste variée d’enseignements), nos étudiants affirment leur intérêt sur ces technologies.Ce non-cours démarre par une phase de prise en main, suivie d’une phase d’échange et de validation d’idée, avant de prendre le temps de développer sur un mobile ou sur une carte électronique Arduino. La semaine se clôture sur une exposition des réalisations dans un lieu de passage détourné, où les étudiants assurent des démonstrations courtes.

Durant toute la semaine, les étudiants sont invités à utiliser leur matériel (PC portables comme base d’information et station de développement, ordiphones comme cible pour l’application), ce qui permet de passer facilement du lieu de développement, à la zone d’exposition, et de continuer les développements au delà des heures programmées. Des équipements restent bien sûr disponibles, si nécessaire. Par ailleurs, l’encadrement est mixte entre enseignants-chercheurs, développeurs professionnels et pairs. Cet accompagnement est orienté sur de l’accompagnement technique.

Le second dispositif concerne un cours d’informatique, sur le web social, mobile, pervasif et sémantique, dans lequel les étudiants abordent les notions développées dans le cours au travers de questionnements proposés par les enseignants sur le blog du cours (disponible ici : http://molene.enstb.org/fipC0320A_Cours/ ). Les étudiants développent une activité collaborative de recherche et de synthèse d’informations. Ils rédigent leurs conclusions de manière collaborative. Le résultat de leur recherche permet l’échange entre pairs et avec l’enseignant. L’enseignement mêle compréhension des usages et concepts techniques sous-jacents. Au travers d’une analyse des évolutions, des expérimentations en cours, et des nouvelles technologies émergentes, les étudiants sont invités à proposer de nouveaux services dans des domaines comme la formation, le tourisme, les réseaux sociaux d’entreprise, l’Internet des objets …

Ici aussi, les étudiants sont invités à apporter leurs propres équipements mobiles en salle, tant pour la recherche, le travail collaboratif, ou l’utilisation de technologies informatiques. Le rôle de l’enseignant alterne entre tuteur accompagnant les réflexions des étudiants, et référent reprenant les résultats au travers d’intervention de restructuration. Les mobiles sont ici à la fois sujet d’étude et outils de travail. Le travail en groupe avec des outils collaboratifs est plébiscité, tant comme moyen d’apprentissage, que comme future pratique de leur métier d’ingénieur

Parmi les motivations qui ont sous tendu la mise en place de ces enseignements, nous avons cherché à nous rapprocher de démarches projets équipées d’outils mobiles, qui correspondent à une part importante de l’activité des ingénieurs dans les activités d’innovation. Il nous semble également important de sensibiliser nos étudiants aux problématiques du développement de l’identité numérique.

Au delà de ces expérimentations s’ouvrent des questions liées à la généralisation. Nous en identifions deux qui découlent directement de notre expérience. La première est de savoir s’il est possible et comment de diffuser plus largement de telles approches dans la formation.

La seconde adresse les modes d’intégration du numérique dans la classe, que ce soit au niveau de l’environnement d’apprentissage personnel [8] en complément à l’ENT, ou au niveau de l’équipement des étudiants (démarche AVAN pour « Apportez Vos Équipements Numériques » [9]) plutôt que systématiquement dans des salles dédiées. Une approche centrée étudiants présente plusieurs avantages. Elle permet d’intégrer les outils mobiles naturellement, de mieux lier les apprentissages au sein de l’institution et les usages externes que ce soit dans des cadres d’apprentissage ultérieurs, professionnels ou d’innovation.

références :

[1] rapport de l’association Pascaline (2011) : économie numérique, innovation et enseignement : quelles conséquences ?

[2] Gilster, P., Ed. (1997). Digital Literacy, Wiley.

[3] Franklin, T. and M. Harmelen. (2007). "Web 2.0 for content for learning and teaching in higher education.", from http://ie-repository.jisc.ac.uk/148/1/web2-content-learning-and-teaching.pdf.

[4] Mangels J. (2009) Fabrication labs let student and adult inventors create products, solve problems et

[5]Fing 2008 Faire émerger et connecter des fablabs en France

[6] Bothorel C., Gilliot J.M (2011) CodeCamp : un non-cours pour apprendre à programmer sur un mobile

[7] Mellis, D. A., M. Banzi, D. Cuartielles und T. Igoe (2007) Arduino: An Open Electronics Prototyping Platform. In: CHI 2007, San Jose, USA, Apr. 2007. ACM Press.

[8] Chatti, M. A., M. Jarke, et al. (2007). "The future of e-learning: a shift to knowledge networking and social software " International Journal of Knowledge and Learning 3(4/5): 404-420.

[9] Gilliot J.M. (2012) Equipements à l’école. Et si on jouait à l’AVAN ?

Ajout 30 mai : le lien vers la vidéo de la présentation à Paris Descartes

Idefi, 37 projets retenus…

Il y a finalement 37 projets « emblématiques et innovants en matière d’enseignement supérieur à la hauteur des standards internationaux  ». C’est plus que ce qui était prévu, mais cela correspond exactement à l’enveloppe prévue (149 millions € pour 150 prévus). Le jury constitué était international, principalement constitué de professeurs et couvrait bien les différents aspects de tels projets. Je n’ai pas vu la liste complète publiée, mais on y retrouvait bien des personnalités reconnues dans le domaine pédagogique.

Si l’on parcourt les premiers descriptifs parus au delà des simples listes de titres, les dispositifs sont ciblés et quelques types de projets émergents :

  • le soutien à la réussite des étudiants, et pour la diversité ;

  • la simulation de santé ;

  • les aspects innovation/créativité/design ;

  • de nouvelles formations à l’ingénierie.

Les interactions avec les entreprises semblent être un facteur positif.

Au niveau des PRES gagnants, saluons l’Unam (Nantes-Angers-Le Mans), Grenoble et Toulouse qui ont chacun réussi la passe de 3. Paris-Sud, Lille, la Lorraine font partie des grands perdants puisqu’ils n’ont vu aucun projet retenu.

La Bretagne fait un score très moyen, avec un projet retenu (2LPG : Pré professionnalisation des Licences Générales) et une participation à REMIS. Au niveau de Brest, 2 projets étaient dans la course (i.e. présélectionnés):

  • Iroise qui visait principalement à fédérer les activités pédagogiques de l’enseignement supérieur brestois pour constituer une plate forme capable de porter des dispositifs d’envergure liés à l’apprentissage professionnel, et de conduire le changement. 3 dispositifs pilotes qui chacun auraient pu faire l’objet d’un Idefi étaient dans le dossier. Le message a peut-être été trop complexe ;
  • Clefs qui portait sur l’accompagnement d’élèves de bac -3 à bac+8 dans une formation d’ingénierie. L’élément différenciant se situait dans une approche d’alternance généralisée, entre lycée, enseignement supérieur et entreprise. Là aussi, le dispositif était accompagné d’une conduite du changement ambitieuse pour les différents partenaires.

On attend avec impatience les retours écrits des jurys pour identifier ce qui a pu faire douter le jury, et ce qu’il a apprécié.

Vu la nature des 37 dispositifs retenus, on peut se demander quel impact en termes de changement sur les universités. Est-ce que cela peut avoir un impact sur l’implication des enseignants/chercheurs (autre que ceux directement impliqués) pour innover dans leurs enseignements ? En tout cas, à la lecture des résumés de ces projets on ne voir pas apparaître clairement l’impact de ce coté. Il serait intéressant de publier les dossiers et de partager les analyses des reçus.

Quel est ainsi le levier de ces projets sur l’enseignement supérieur ? Sera-t-il notable ou est ce du saupoudrage comme certains le pensent ? Ou est-ce une manière de mettre les pratiques d’enseignement dans une démarche d’appels à projets généralisée comme c’est déjà le cas pour les pratiques de recherche ?

L’avenir nous le dira.

 

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