Apprendre à programmer ? C’est en ligne

Impressionnant le nombre de cours en ligne pour apprendre à programmer :

  • la codeschool propose des formations courtes et amusantes : Rail for Zombies en est un titre particulièrement accrocheur et gratuit Mais ce n’est pas le cas pour les autres cours, qui eux sont payants ;
  • le site du zéro regorge de tutoriels en français et est bien connu des étudiants ;
  • il est courant de trouver des tutoriels en ligne pour un langage, un environnement de développement qui sont souvent aussi bien fait (voire mieux et en tout cas plus souvent mis à jour) que les livres que l’on trouve dans les librairies. Par exemple, les site de développeurs android est auto-suffisant pour quelqu’un qui maîtrise un langage de type Java (qui lui même peut s’apprendre en ligne …).

Mais si vous désirez aller plus loin, pourquoi ne pas s’inscrire dans un vrai cours, à l’université ?

Vous êtes difficile et souhaitez une véritable université, voire un certificat ou un diplôme ? Pas de problème :

  • Udacity vous propose des cours terriblement modernes : « construire son moteur de recherche », « programmer une voiture autonome » … proposé par des professeurs ou des professionnels renommés (David Evans en grand organisateur), avec examen et évaluation à l’américaine ; c’est libre et issu de la côte ouest (Google, Palo Alto, Stanford, Virginia U …), et cela attire des dizaines de milliers d’étudiants ;
  • Coursera propose plusieurs cours issus d’universités reconnues (Satnford, Berkeley, Michigan) mais ne propose pas de credits : Model thinking, design and analysis of Algorithms.  on est bien au delà de la programmation ;
  • le MIT nous annonce son initiative MITx pour très bientôt, mais pour le moment seul un cours d’électronique est proposé, à suivre.

Quatre petites remarques pour finir :

  • au début de cette année, il y a eu plusieurs échanges sur l’importance de savoir coder au XXIème siècle: je retiens par exemple Les codeurs sont la nouvelle élite politique sur Framablog. Beaucoup de voix s’élèvent pour dire que cela fait partie de notre culture, de notre citoyenneté ;
  • Pour le coup, il y a un cours d’informatique (au sens scientifique : représentation de l’information, architecture, programmation, algorithmique, …) qui se met en place en terminale. Insuffisant pour certains (cela ne concerne qu’une option pour l’instant) un renouveau pour d’autres, un pas dans le bon sens en tout cas. Ma question est de savoir comment ces cours s’articuleront avec toutes ces ressources en ligne. S’appuieront-ils dessus ou les ignoreront-ils comme l’ensemble de l’éducation nationale ignore encore wikipédia, première ressource des tous les élèves à la maison (avec raison) ;
  • Au niveau de l’université (de l’enseignement supérieur) quel impact ? Ici aussi on a tendance à ignorer ce qui se fait en ligne. Et pourtant, quel confort de s’appuyer sur de telles ressources pour amener les étudiants à de vrais problèmes. C’est une des raisons pour lesquelles un cours comme le CodeCamp est si dynamique. On s’appuie sur les ressources android et du coup on peut parler d’idées, d’organisation de code, de réutilisation, bref d’informatique et non pas de syntaxe ;
  • Un autre modèle possible (c’est en tout cas celui que voit presse-citron) serait une uniformisation des cours, au travers d’une industrialisation/standardisation liée à ces cours en ligne massifs qui pourraient délivrer des crédits. Cela ne peut donner que des cours de base. Quel modèle d’université en découlera : à 2 vitesses, au rabais, ou se concentrant sur des compétences de haut niveau, laissant les étudiants apprendre de manière autonome certains champs de connaissance ?

PS : ressources complémentaires bienvenues

Crédit photo : Northern Voice 2009 Program Committee par Cyprien licence CC-by-nc-sa

Ces cours qui ne pourraient pas se faire sans une posture AVAN

Si certains se posent encore de l’intérêt de pousser les étudiants à venir en cours avec leurs propres équipements numériques, il est des cours que nous n’aurions pu proposer sans dire à nos étudiants : Apportez Vos Appareils Numériques (AVAN).

Premier exemple, avec un collègue nous avons proposé pour la seconde année des “cours” basés sur des questions, des problèmes nécessitant des recherches en groupe. Aller trouver de l’information sur Internet, croiser les définitions, écrire en groupe des synthèses, des présentations, sont les activités de base sur lesquelles nous rebondissons pour démontrer l’intérêt du web sémantique, social, pervasif, construire collaborativement les modèles sous-jacents, et explorer les outils informatiques de développement. Certes, nous pourrions investir une salle de TP informatique, mais les postes y sont prévus pour accueillir 2 élèves par poste, et les tables sont fixes, ce qui ne permet pas la confrontation en groupe de plus de deux. De plus, en incitant les élèves à apporter leurs propres équipements, nous les incitons à utiliser des services collaboratifs dans leurs environnements propres, et à installer des logiciels techniques sur leurs propres machines, ce qui permet de démystifier cette étape pour les moins geeks d’entre eux. Bien sûr, nous assurons de pourvoir un équipement à qui n’en posséderait pas. Cette année cela concernait 2 élèves : un, le premier jour, qui avait laissé sa machine chez lui, et le second dont le PC portable était en panne. Précisons qu’il s’agit de cours en dernière année d’ingénieurs.

Le second exemple concerne deux cours en parallèle d’introduction à des technologies du moment : une initiation à la programmation sur mobiles et l’autre sur la découverte des arduinos dans un contexte de fablab. On est ici typiquement dans des cours choisis, dans lesquels les élèves viennent parce que cela les intéresse, et où certains ont déjà des projets en tête.

Les outils de développement sont disponibles sur toute plate-forme (logiciels libres), et largement diffusés. Il est probable que les élèves continueront après les cours, et c’est quelque part l’objectif de développer chez eux le goût du DIY, qui a conduit à ces technologies. Et qui sait s’ils ne créeront ou ne rejoindront pas une startup en se basant sur ces technologies qui permettent le prototypage rapide, le déploiement d’idées à un coût toujours plus faible.

Dernier point, il est très difficile d’équiper un laboratoire complet avec des équipements comme des smartphones. L’administration est réticente à faire de tels achats, car ces équipements ne sont pas considérés comme des cibles de développement. En plus la rapidité d’obsolescence obligerait à en racheter plus souvent que ce qui se fait pour des PCs pour être en phase avec l’état du marché. Sans parler de l’intendance pour éviter toute perte d’équipement dans la salle.Bref, cela coûterait cher pour un résultat peu satisfaisant. Il est donc beaucoup plus logique de demander aux élèves de venir avec leur parc qui donne une bonne base de travail et de le compléter avec les équipements que nous avons acheté pour divers développements spécifiques.

Pour la petite histoire, si la diversité des équipements peut parfois poser un problème de configuration pendant les phase de mise en œuvre, elle évite par contre d’avoir une salle entière bloquée par un problème non identifié avant la mise en place (et comme chacun sait, histoire adore se répéter).

En résumé, encourager les élèves à venir avec leurs propres équipements simplifie l’organisation d’une classe participative, permet une plus grande implication, améliore et simplifie l’intendance. Tout cela permet de libérer les énergies pour mieux apprendre et explorer de nouvelles voies.

 

 

Quelle éducation numérique pour l’Ingénieur Informatique et Télécom ?

J’avais botté en touche quelques sujets pendant les vacances (voir le billet Associer approche système, technologie, culture et économie numériques, pour la formation et l’innovation dans lequel je cite notamment le rapport de l’association Pascaline : économie numérique, innovation et enseignement : quelles conséquences ? )

En quoi l’accès numérique généralisé concerne les élèves ingénieurs, et donc leurs enseignants (également chercheurs …) ? En fait à trois niveaux, dont deux devraient être communs à tous les citoyens :

  1. La litéracie numérique en tant que compétence, j’entends ici à la fois la capacité à gérer, produire et partager de l’information et la capacité à le faire en groupe et dans un environnement social. Cela veut également dire comprendre l’écologie du numérique (les enjeux sociétaux, les modèles économiques …). C’est un élément fondamental pour permettre le débat social. Le niveau de compétence atteint par ces élèves doit être suffisant pour qu’il puissent être vecteurs d’innovation ;
  2. L’utilisation de l’environnement numérique pour apprendre et gérer la connaissance, et ce dans un contexte social (qui démarra au niveau de l’esprit de promo tel qu’on le connaissait au siècle dernier et qui s’étend aujourd’hui bien au delà dans les réseaux sociaux) ;
  3. L’action de l’ingénieur est d’abord technique. Il doit donc être capable d’imaginer, de concevoir et de développer les services numériques innovants. Ce domaine doit donc faire partie intégrante des enseignements qui lui seront proposés. À ce niveau, il est indispensable qu’il maitrise les fondements de l’informatique et des traitements numériques en général, et qu’ils soit capable de les intégrer dans le cadre d’une vision système.

Dans les projets d’innovation, nos élèves intègrent actuellement systématiquement les aspects sociaux dans les systèmes qu’ils proposent, ils doivent maintenant apprendre à y intégrer les aspects mobiles, d’agrégation des données, et d’accès systématique à l’information et au cloud.

Demain, ce sera par exemple l’interaction entre tous ces équipements et tous les objets (Internet des objets) pour des actions coordonnées. Peut être imaginera-t-on également de telles actions de groupes entre utilisateurs… Peut- être dans des cadres hybrides.

crédit photo :  Arduino controlled flash trigger par Enrique Jorreto, licence CC-by-nc-sa

La tentation du tout Google

Mon objectif n’est pas ici de faire la critique de l’hégémonie de Google, ni de faire le point sur les problèmes que cela pose en termes de confidentialité, d’identité numérique, de visibilité, de dé-référencement de la concurrence dans l’outil de recherche …

Il n’est pas non plus question de comparer les 2 approches pour essayer de rendre le web plus unifié, donc pas de savoir s’il faut choisir entre rendre interopérable les services web de nombreuses sociétés, ou regrouper tous ses usages dans ce qu’il faut bien appeler une suite de services, dans un environnement unique tel Facebook ou Google, ce que d’aucun appelle un silo de données.

Non, la question du jour est de savoir si on peut (quasiment) tout faire dans l’environnement Google, pour mesurer où en est arrivé cette entreprise, en termes d’intégration de services. En effet, deux nouveautés de l’été ont étendu l’emprise de la firme américaine : l’ouverture de Google+ et l’arrivée de la tablette tactile Samsung Galaxy Tab.

Celle-ci peut se visualiser facilement selon 3 axes :

  • le premier qui est la variété des équipements supportés ;
  • le second qui est le nombre de services aujourd’hui proposé avec un seul compte ;
  • le troisième correspond aux domaines sur lesquels Google avance des offres ;

Coté plateforme tout d’abord, les services Google étant d’abord dans les nuages (Cloud computing) , il sont accessibles de la plupart des plateformes numériques existantes, via un navigateur. Ils permettent donc de regrouper les données dans un même silo, entre services et entre équipements.

Cela dit, Google développe des plateformes d’accueil pour permettre une meilleure intégration.

D’où puis je accéder à mes données ?

  • Le navigateur Chrome tout d’abord, qui bénéficie de plugins spécifiques, ou du moins avant les autres navigateurs, qui vous faciliteront la vie. J’ai apprécié le fait de pouvoir envoyer mes SMS directement depuis mon navigateur en me synchronisant avec mon smartphone (Android) ;
  • Les smartphones Android, qui permettent l’accès à vos données au travers de nombreux services tirant parti de la géolocalisation et des fond de cartes. Mais aussi qui permettent de partager (publier) et de sauvegarder dans les nuages toutes les données générées sur cet équipement : votre localisation, vos contacts, vos photos et vidéos … ;
  • Et maintenant les tablettes Android qui proposent un confort comparable avec celles de la concurrence, et la même passerelle que celle des smartphones.

Quelle intégration en découle ?

Le principe de mobiquité est ainsi assuré, permettant de se connecter en mobilité, depuis n’importe quel équipement à ses données et ses services, pour autant qu’ils soient chez Google. La synchronisation y est très forte puisque l’on peut y retrouver ses marque-pages d’un équipement à l’autre, ainsi que les photos prises (Instant Upload), ses contacts … On y trouve également le principe de partage généralisé, tant en publication qu’en production. Notons également que Google revisite les interfaces, non seulement en simplifiant au maximum, mais aussi en proposant la reconnaissance vocale en complément d’une saisie clavier, en attendant la réalisation d’actions par le même canal, et la traduction automatique.

Coté services, qu’en est il ?

  • Tout d’abord, la suite de base : mail, agenda, documents (tete, tableur, diaporama). Efficace, collaborative, avec outils de recherche intégrés, elle convient à la majorité des usages ;
  • Le partage d’images et vidéos, avec Picasa et Youtube. Picasa propose également un ensemble d’outils de retouche suffisants pour l’amateur. Cela manque à Youtube, mais ne chipotons pas ;
  • La publication web, soit au travers d’un blog, soit au travers d’un site. Sans oublier la possibilité de faire ses statistique avec Analytics, ou de récupérer quelques centimes en faisant de la pub ;
  • L’actualité, la météo, et le comparatif d’achat (Shopping)
  • La gestion de flux RSS au travers de Google Reader pour une veille efficace, ou via des alertes ;
  • La vue du monde entier sous forme de cartes, de photos satellites ou depuis la rue ;
  • L’interaction avec ses amis par réseau social grâce à Google Plus, alternative
  • La communication par courriel, par liste dans un groupe, par chat, et maintenant par vidéo via les bulles dans Google Plus ;
  • La recherche classique sur le web, mais aussi dans les publications scientifiques (Scholar), les livres (Books), les photos (géographiquement : Panoramio ou selon les formes de la photo Goggle), géographique (dans Maps) ;
  • Le développement logiciel, avec la forge logicielle qui permet de gérer vos projets, la publication de nombreuses API ou des outils de développement comme App Inventor qui permet de développer de manière graphique ;
  • J’en oublie … des existants (SkectchUp par exemple permet de faire des schémas 3D) et ce qui se prépare dans les labs (encore merci à Daniel Liewon pour sa présentation passionnante de Google Squared

Et souvent des ponts, des raccourcis existent entre les services. On arrive donc ici avec une série de services basés sur l’accès, le partage et l’exploitation de données, avec des interfaces renouvelées et avec une gamme complète d’équipements mobiles. Pas mal du tout, et en tout cas plus large que n’importe quelle autre compagnie !

Et pour qui tout cela ?

Clairement Google s’intéresse depuis longtemps à l’éducation, via Google Apps fo Education, des exemples d’usages (voir par exemple Android For Academics), ou même en donnant des leçons aux états. Il s’intéresse évidemment aux entreprises et aux développeurs (voir ci-dessus), aux associations, …. Bref à tous (du moins à leurs données), partout, toujours.

Qu’est ce qui nous retient (encore) en dehors de Google ?

Quelques services manquent encore : la musique principalement (quoique, un service existe déjà aux États-Unis), et quelques babioles : les cartes conceptuelles, le partage de signets…

Sinon peut être d’y retrouver nos amis, nos réseaux sociaux, car ils n’ont pas tous migré, loin de là. Facebook bénéficie de la position établie face à Google Plus, Twitter semble moins inquiéter Google puisqu’il peut être intégré facilement dans « Plus ». Mais cet argument tombera peut être tant il est plus facile d’y entrer que d’en sortir. Tout est fait pour que nous amenions nos amis avec nous. Curieusement, les passerelles d’exportation de Google Plus ne sont pas encore opérationnelles : pas d’API, pas de flux RSS … Heureusement Google nous rassure en nous promettant qu’il est facile de le quitter pour d’autres cieux.

J’ai bien envie pourtant de me laisser tenter et de passer un temps à tester ce monde à lui tout seul qu’est devenu Google (et non plus une brique du Web), et en essayant de ne pas en sortir, en espérant que cela ne soit pas aussi dangereux que l’exploration des fast foods à la mode « Supersize me ».

Crédit photo : #googlerally @moveon bus @google don’t be evil #NetNeutrality par Steve Rhodes, licence CC-by-nc-sa

Quelques liens pour se donner des idées :

CodeCamp : un non-cours pour apprendre à programmer sur un mobile

Durant la formation d’ingénieurs à Télécom Bretagne, sont organisés les cours d’intersemestres, qui correspond à un espace de liberté aussi bien thématique que pédagogique, apprécié des enseignants et des élèves. Après plusieurs sessions d’un cours sur le web2.0, (j’en ai parlé ici) son impact, ses évolutions, Cécile Bothorel qui fait partie des enseignants qui portent ces thématiques nous a poussé à ce que nos élèves deviennent « acteurs du web 2.0 mobile » au travers d’une semaine de développement sur mobile.

Pour arriver à relever ce défi, nous avons donc monté un codecamp, sur le principe des barcamps. Le barcamp étant une non-conférence, le codecamp est un non-cours. C’est à dire que les sujets traités sont proposés par les participants, où il est question de développement et de réalisation de prototype sur un temps très court en mêlant les motivations et les compétences.

Autrement dit, les caractéristiques principales :

  • préparation collaborative : quelques cafés, un wiki partagé par les intervenants,(et le reste du monde :-) ), moissonage de liens sur le wiki et sur diigo, échange d’idées, brainstorming sur des thèmes et des applications ;
  • minimum de blabla, maximum d’actions : sur la première journée, et pour lancer la semaine, nous avons présenté :
    • nos idées sur les mobiles Pourquoi le mobile est il différent ?, pour susciter la réflexion. En bilan, le retour est que cette présentation doit rester, mais en plus court ;
    • un panorama sur comment démarrer sur Android ;
  • laisser le temps à la créativité de s’exprimer. En trois temps : avant le cours en invitant les participants à réfléchir et en proposant des sujets, au début du cours en présentant des applications et en invitant ceux qui avaient déjà une idée à en dire quelques mots, et au deuxième jour en demandant à tous de présenter les applications qu’ils proposaient puis retenaient. Un détail d’importance : chaque présentation se fait en quelques phrases, avec pour objectif de convaincre. Les groupes se sont auto-construits, suivant les affinités, mais aussi selon les idées ;
  • créer un climat d’échanges. Nous avons réuni comme intervenants/experts : un ancien entrepreneur/développeur, deux élèves en dernière année, développeurs confirmés sur Android, un ingénieur de laboratoire impliqué dans des projets sur Android. Nous avons également invité toute personne voulant bien échanger. Des élèves-ingénieurs en apprentissage sont venus présenter quelques applications qu’ils ont d’ores et déjà publié sur les Markets Android ou iPhone ;
  • faciliter le développement : nous avons donc choisi Android, qui est plus facile de prise en main, plus libre, plus documenté … que d’autres, et nous avons incité les participants à préparer leurs environnements avant d’arriver le lundi matin ;
  • inciter à chercher les informations, à se débrouiller, à réutiliser du code existant. La présentation de prise en main a été basée essentiellement sur une visite de liens intéressants, prolongée sur le wiki ;
  • essayer de répondre aux défis posés. Un groupe voulait accéder à des données réelles : quelques courriels et autres coups de fil ont permis d’obtenir un premier jeu. Le prochain objectif est de les rendre ouvertes, ce qui semble possible, surtout à Brest. Un autre avait besoin d’un serveur Bluetooth sur PC, qui a été repris d’un ancien projet élève, etc. ;
  • valoriser les productions : par une présentation festive le dernier jour, relayée sur twitter, et qui a donné lieu à une forme de vote ou plutôt de définition par les élèves ;
  • prolonger l’expérience, en proposant aux élèves de continuer, de déposer leurs résultats sur des plate-formes de code comme la forge google (puisqu’on développe sur Android).

Conclusion de la première expérience :

  • toutes les applications proposées ont maintenant un prototype qui tourne ;
  • une envie d’utiliser plusieurs d’entre elles ;
  • des élèves contents, qui ont continué à coder le soir pour nombre d’entre eux, et qui regrettent que l’expérience ne dure qu’une semaine ;
  • et non, ce ne sont pas tous des geeks. Plusieurs sont venus pour voir, pour découvrir et ont envie d’aller plus loin ;
  • des liens resserrés entre les intervenants ;
  • des échanges à augmenter au cours de la semaine, entre les élèves, peut être au travers d’échanges rapides sur des sujets/problèmes identifiés au fil de l’eau ;
  • des idées étonnantes.

En résumé, une semaine qui motive tout le monde !

Et pour finir la liste classée de manière aléatoire des applications présentées par les élèves (en attendant la publication des codes et des exécutables) :

  • iBiture : une série de jeux pour tester son état en fin de soirée
  • ReselDroid : retrouver les coordonnées des autres élèves depuis son mobile ;
  • MeteoSociale : partagez le temps qu’il fait vraiment avec vos amis ;
  • BlueBird : télécommande de diaporama par bluetooth ;
  • RabbitShooter : jeu de shoot de lapins avec des carottes pour protéger le stock de carottes ;
  • PuzzleYourPhoto : un petit jeu parfaitement résumé dans son nom ;
  • PetsTalk : traduisez le langage des animaux ;
  • ReadDream : analysez vos rêves sur votre mobile. La présentation a été complétée par une vidéo qu’on espère bientôt sur Youtube ;
  • NumberChallenge : apprenez les nombres d’une langue étrangère ;
  • RevEDT : le réveil de smartphone qui se synchronise sur l’emploi du temps de l’école (la seule idée reprise dans celles que nous avions proposé au démarrage) ;
  • WhosWho Profs : retrouver les coordonnées et situer ses profs depuis son mobile ;
  • BibusMobile : une application pour connaître les horaires et les trajets des bus de Brest/BMO ;
  • MaVoile : s’inscrire aux sorties organisées par son club (de voile…)
  • BipboxCam : qui joue de la musique en fonction de la couleur et de la luminosité. Nous avons eu le droit à une lettre d’Élise jouée avec un post-it et un téléphone. Bluffant…

Et toutes se concentrent bien sur l’essence du mobile : l’expérience utilisateur.

Pourquoi le mobile est il différent ?

À Télécom Bretagne, nous avons 2 semaines à l’articulation des semestres dans lesquelles nous pouvons proposer des cours sur des sujets différents ou avec un format différent. Nous appelons cela l’intersemestre. Après le célèbre cours d’intersemestre sur le web2.0, nous organisons un codecamp, c’est à dire un barcamp pour développeurs. Nous reviendrons sur ce modèle de cours.

En introduction, nous nous sommes permis de lancer les débats par une présentation sur le monde des mobiles, son marché, ses spécificités, ses exemples emblématiques, les données géographiques.

L’idée était de montrer un panorama suffisant pour que les élèves puissent imaginer une application à développer (ou du moins à prototyper) dans la semaine.

Après deux heures, leurs premières propositions sont :

  • BibusMobile ou trouver les horaires de bus à Brest. Ça existe ailleurs, mais pas à Brest/BMO.
  • NumberGame, où apprendre à prononcer des nombres dans la langue de votre choix
  • Mes Sorties, où s’inscrire aux prochaines sorties proposées par les clubs de l’école
  • CoVoiturage, où une application de covoiturage sur son mobile. À destination du campus …

Bref, des applications qui peuvent leur servir tous les jours. Nous avons fait d’autres propositions. Nous verrons demain midi ce qui est finalement retenu.

Un Etherpad pour définir un cours « Web pervasif »

OpenSpime : une vue pervasive

Dans le cadre de notre dernière année de la formation ingénieurs, nous sommes en train de passer un cap et d’aborder explicitement dans notre enseignement de spécialisation informatique les nouvelles tendances du web. Le titre provisoire est « Web, partout, toujours : enjeux, innovations et conceptions ». L’idée est d’aborder la conception de systèmes basés sur le web, avec une vue globale. Nous en sommes à un résumé, mais qui définit une problématique globale qui nous paraît intéressante en intégrant les aspects techniques, sociaux et sociétaux. De plus, nous comptons profiter de ce nouveau cours pour envisager une approche pédagogique permettant d’intégrer les démarches de réflexion, d’innovation.

Bien entendu les outils web seront utilisés de manière intensive. Nous allons voir dans quelle mesure les outils sémantiques pourront être intégrés.

Reste à construire un déroulement pour une soixantaine d’heures de formation.

Pour travailler, nous avons utilisé un outil, déjà classique pour certains, mais que j’utilise pour la première fois entre personnes distantes (l’un de nous était en Grèce). Et effectivement pour travailler en commun sur un texte, c’est un vrai bonheur. Vous pouvez d’ailleurs le commenter, le corriger en ligne :-) .

En ouvrant ce document, par contre une mauvaise nouvelle : le service en ligne va fermer ! Il ne nous restera donc plus qu’à déployer notre propre serveur Etherpad ou attendre l’intégration de ce niveau de synchronisation dans les outils Google. Le code est passé en Open Source (Apache Licence 2.0) et déposé sur la forge Google.

Pour @garlatti : Peut être regarder comment intégrer des extensions sémantiques dans Etherpad ?

Le cycle des données du web

Avez vous remarqué que vos données circulent de plus en plus dans Internet ? Qu’elles sont accessibles partout et notamment dans votre mobile, à l’endroit et au moment où vous en avez besoin ? Que vous avez également accès à celles de votre réseau social, ou des internautes en général, au travers de conseils, de notes ? Oui, bien sûr !

Mais tous ces aspects sont ils déconnectés, indépendants ? Non, bien sûr !

Je vous propose de faire le lien entre ces facettes, en faisant une analogie avec une représentation classique, celle du cycle de l’eau.

Cycle de l'eau

cycle de l'eau (Wikimedia commons)

Qu’est ce que l’eau dans Internet ? Qu’est ce qui circule, qui change de nature, se transforme, se regroupe, se sépare, accède partout ? Les données, évidemment. Avec une « petite » différence, c’est qu’elles ont une mémoire, et qu’ils est possible de les marquer pour les différentier les unes des autres.

Aujourd’hui, la donnée peut être acquise depuis n’importe quel équipement électronique de notre entourage. Pour expliquer notre cycle intéressons à une goutte, pardon une information donnée. Disons à la photo que vous venez de prendre du local de votre association. Comme vous utilisez le super mobile offert à Noël, vous pouvez lui adjoindre sa position GPS (on dit géolocaliser), un petit nom … et directement l’envoyer sur Internet dans un silo de données (FlickR, Picasa, Facebook, …il y a le choix).

Les ruisseaux, les rivières, les fleuves qui vont recueillir cette goutte (eh oui, 1 Mo, c’est une goutte) sont les réseaux des opérateurs, (remarquez bien il n’y en a que quelques uns). Ils transportent toutes les données produits de tous les équipements dispersés sur le territoire, vers la mer.

Les mers sont ces silos de données (Google, qui intègre Picasa, étant un océan) qui recueillent toutes ces données mélangées, les laisse reposer et s’accumuler. Physiquement, ce sont les disques des serveurs, regroupés aujourd’hui en fermes de serveurs. Certaines données s’enfonceront au fond des océans, d’autres ressortiront

Étape suivante, l’évaporation. Vous trouvez ? Les moteurs de recherche de chacun de ces silos vont extraire les données sélectionnées, demandées par les nuages qui s’amoncèlent au dessus de la mer.

Là haut, l’analogie marche parfaitement. Qui n’a pas entendu parler de « cloud computing » (ou informatique dans les nuages) qui va effectuer des traitements, regrouper des données, les associer, les analyser, les traiter … et ramener notre goutte d’information vers nous.

Toutes ces données retombent via les multiples services qui sont proposés sur la toile, et comme d’habitude vous pourrez regarder cette pluie (d’informations) en regardant par la fenêtre (de votre navigateur).

Essayons de retrouver notre goutte du départ. Bien sûr, elle apparaît sur notre compte, mais aussi sur une carte, avec celle de vos voisins, ou par tag, etc. Au fait, regardons la carte, elle aussi est composée de données issues du monde réel. Dans le cas d’OpenStreetMap, elles ont été saisies par des utilisateurs comme vous et moi avec leur GPS, envoyées vers un serveur, déposées, retraitées, extraites et regroupées avec notre petite photo. Peut être également, se seront ajoutées les remarques de vos amis, ou de personnes inconnues qui commenteront votre photo, ou son sujet.

Votre téléphone ? Votre ordinateur ? C’est le seau qui recueille l’eau qui coule de la gouttière et qui déborde régulièrement d’informations que vous n’arriverez pas toujours à exploiter.

Si on veut vraiment boucler le cycle et réinjecter notre donnée dans la réalité, il suffit de la retrouver dans votre environnement. Pour comprendre ce retour, regardons les nouvelles applications de réalité augmentée, dont Wikitude est un bon exemple. Sur l’écran de votre téléphone, vous allez pouvoir visualiser votre environnement par la caméra, et dessus se superposent des petits drapeaux qui indiquent les informations disponibles aux endroits que vous regardez ! Demain, ce pourra être intégré dans vos lunettes, ou les informations pourront être déposées directement dans l’environnement.

Et ainsi le cycle est complet. La donnée, la photo a été extraite du monde réel, a effectué un long voyage (moult données sont hébergées aux états unis), et est revenue s’intégrer dans notre environnement, sous forme de réalité augmentée. Entre temps, il a pu lui arriver pas mal de choses, être exploitée par beaucoup de nuages, avant de revenir à sa place originale dans notre environnement.

Ce cycle de données est aujourd’hui balbutiant, mais trouve des applications multiples et est amené à se généraliser. Prenons par exemple l’application WideNoise de la société WideTag, qui via les réseaux sociaux permet de recueillir les niveaux de bruits partout où il y a des personnes avec téléphone mobile et de proposer une carte mondiale des niveaux sonores.

Que pensez vous de cette analogie ? Est-elle claire ? intéressante ?

Nos élèves 2.0 seront les ingénieurs 3.0 (et plus encore)

Our students 2.0 will be the engineers 3.0 (and more)

Nos élèves ont une culture numérique, principalement ancrée dans les réseaux d’amis dans Facebook ou Messenger, mais aussi autour de la musique, des jeux, des téléphones… Nous pouvons les appeler «natifs du numériques » ou élèves 2.0 (pour coller au titre du billet). C’est un constat, une prise en compte de leur acquis, mais cela ne guide pas sur ce qu’il faut leur faire acquérir. Ce qui est m’intéresse ici, c’est qu’il ne faut pas confondre cet état de fait avec l’objectif d’en faire des professionnels demain. Voici donc quelques objectifs à intégrer dans une formation d’élèves 2.0 futurs ingénieurs 3.0.

Par rapport à l’Internet et son utilisation.

Quelques compétences de base transverses à toute formation de niveau master :

  • la digital literacy, qui regroupe compétences de recherche, d’évaluation, d’utilisation et de synthèse d’information numérique, ainsi que la capacité d’exprimer ses idées de manière numérique. C’est assez différent de l’habileté de manipuler des objets techniques, cela passe plutôt par une acquisition d’un esprit critique numérique, qui ne leur est pas naturel ;
  • la capacité à argumenter, agréger, participer à des communautés, voire à les animer. Cela correspond à une vision élargie à la capacité à convaincre et à travailler en groupe.

Ces aspects correspondent en fait à un niveau minimal pour un niveau master, traduit dans l’environnement numérique, conforme à ce qu’on appelle les descripteurs de Dublin au niveau européen. Nous avions d’ailleurs présenté un article autour de cette idée là il y a déjà deux ans.

Intégrer la dimension de l’Internet

Mais, pour un ingénieur, il faut aussi intégrer la compréhension des phénomènes techniques liés à Internet – en termes de dynamique – de grand système, de facteur de convergence. Cela est important car l’intégration de ces dimensions impacte tous les domaines techniques actuels. La convergence, dite NBIC (pour nanotechnologies, les technologies du vivant, la science informatique et les sciences de la cognition). La conférence de Rémi Sussan dans le cadre de l‘intersemestre sur le post-web2 proposé cette semaine par Gwendal Simon en montrait bien les enjeux. Les autres conférences montraient en quoi la virtualisation du monde, couplée à la projection tangible des informations du web dans le monde réel au travers de l’internet des objets (pour faire court) amenait à reconsidérer la perception du monde réel (écouter par exemple le speech que David Orban nous a fait dans Second Life). Par ailleurs, la dimension de l’Internet transforme totalement la dimension de la capacité de calcul, d’acquisition et de traitement de l’information.

Pour le travail des ingénieurs Télécom aussi cela a un impact sur la gestion des données, les architectures et les infrastructures techniques, ainsi que sur la manière de penser l’algorithmique.

De manière générale, cette dimension nouvelle des problèmes d’ingénierie, cette complexification des systèmes encourage à conserver un volet d’expertise scientifique et technique dans la formation.

Quels enjeux de vie auxquels nos élèves auront à faire face ?

La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Internet est un vecteur important de changement, il est d’ailleurs en perpétuelle évolution (en passant, avez vous remarqué que les évolutions de l’électronique ne se mesurent plus en puissance de calcul, mais en niveau d’intégration dans Internet et en débit), tant dans ses capacités, que dans sa sphère d’influence. Cela amène au niveau de l’activité à des dynamiques inconnues, qui nécessitent donc de l’adaptativité. Celle-ci ne peut s’obtenir que s’ils ont confiance en eux, qu’ils aient une motivation suffisante. Par ailleurs, il y a une nécessité d’éthique renforcée, liée au fait que les systèmes technique impactent de manière renforcée des enjeux de pouvoir, de démocratie, les enjeux liés à la vie de la planète entière et de ses habitants. En bref il faut acquérir une conscience des choix de société qui sont devant nous (dans quel meilleur des mondes vivront nous ?)

Quels défis les attendent ?

De manière évidente, dans les 40 ou 50 ans à venir, ils auront à gérer des systèmes intégrant les composantes des NBIC, à imaginer les usages, et à développer les applications qui y seront liées. Mais cette intégration se fera avec un objectif qui va devenir de plus en plus prioritaire : le développement durable dans ses trois composantes : sociale, écologique et économique.

Prospectif ? Peut-être, mais tellement vital pour notre société, comme le rappelle Bruce Sterling.

PS1 : au départ, je suis parti juste du titre proposé dans un billet twitter, que j’ai eu envie de reprendre. Le reste vient en fin de “semaine prospective” de manière un peu courte ou abrupte. Certaines parties peuvent nécessiter un discours un peu plus long. Prêt à en discuter avec qui voudra…

PS2 : je n’ai pas intégré grand chose de la journée “internet du futur” qui se concentrait plus sur une problématique accès aux données, architecture du réseau lui-même avec le débat liberté versus contrôle nécessaire, qui me parait tellement biaisé, bien que sans doute vital pour l’avenir.

Une semaine prospective Internet à Télécom Bretagne

Certaines semaines font particulièrement apprécier de travailler dans des établissements comme Télécom Bretagne. La semaine qui démarre devrait en être un exemple parfait. Au programme un cours d’intersemestre, dite Post-Web2, comme on n’en trouve nulle part ailleurs et une retransmission de la conférence « Quel futur pour l’Internet ? » en amphi !

Le cours d’intersemestre est une spécialité brestoise qui consiste à proposer sur une semaine un ensemble de cours sur des thèmes qui paraissent intéressants ou qui tiennent au cœur des enseignants -chercheurs de l’école. Cela va du théâtre au nanotechnologies en passant par le leadership, le design, ou le secours en montagne, etc. Bref, il y en a pour tous les goûts, et l’objectif est bien d’élargir la culture de nos élèves ingénieurs.

Dans ce cadre, @gwendal Simon nous concocte depuis quelques années un cours autour du Web2. Mais contrairement aux autres cours sur le sujet, la prise de recul par rapport aux technologies est importante, puisque son approche est de faire intervenir des experts qui donnent leur vue sur l’évolution des usages et des possibilités offertes par l’Internet moderne. Cette année, le thème est le « post-web2 ». L’idée est donc de dépasser l’exploration habituelle du web communautaire, collaboratif, pour aller encore plus loin.

Ainsi, les deux moments forts de cette année seront les présentations de Rémi Sussan et Hugobiwan.

  • Rémi Sussan, va nous éclairer sur la société numérique avec la vision prospective qu’on lui connait sur InternetActu, entre post-humanisme et science-fiction.
  • Hugues Aubin nous accueillera sur Second Life pour nous parler de réalité mixte, d’hommes et territoires augmentés. Il semble qu’il ait réussi à convaincre plusieurs autres participants (d’après ses derniers tweets, on compterait sur @loichay @richwhite @dr_manhattan @davidorban @yannleroux @yannleguennec, si vous ne savez pas qui ils sont, je vous le laisse découvrir et … les suivre sur twitter).

N’oublions pas non plus la présentation de Cécile Bothorel (@CecileBothorel), une collègue experte dans l’analyse des réseaux sociaux.

L’aspect pratique n’est malgré tout pas oublié. Les élèves auront comme objectif de tenir un stand dans un exploriou camp, version locale des explorcamps, dans laquelle ils présenteront à toutes les personnes présentes sur le campus un thème qui a retenu leur attention. Pour cela, ils disposeront des après midi pour faire leurs recherches, leurs essais d’outils, et préparer leur argumentaire. Ma participation à ce cours se cantonnera d’ailleurs à participer à l’animation de cet aspect du cours.

Ce cours devrait non seulement remplir d’aise les geeks modernes, mais toutes les personnes un peu intéressées par la prospective dans le domaine des usages de l’Internet. En effet ces cours, et l’exploriou camp sont ouverts à tous ceux qui sont intéressés. N’hésitez pas à prendre contact.

Quel futur pour l’Internet est une conférence multi-site avec Vinton Cerf, Bob Kahn et Louis Pouzin, autrement dit les figures historiques de l’Internet qui ont une compréhension du phénomène et une vision qui méritent sans contexte qu’on les écoute. Leur intervention sera suivie de quelques autres pointures nationales, d’après le programme :

  • Jean-François C. Morfin, dit “Jefsey”, Chair de l’IUCG@IETF qui nous parlera du travail engagé vers l’Intersem (l’internet des pensées).
  • Michel Riguidel, professeur émérite de Télécom ParisTech qui nous présentera de l’Internet polymorphe.
  • Michel Charron, directeur des opérations, Amesis qui évoquera la sécurité à l’horizon 2015, 2020 …
  • Nicolas Arpagian, rédacteur en Chef de la revue Prospective Stratégique, sur le thème : Une cyberguerre est-elle possible ? probable ?
  • Joao Schwarz Da Silva, Commission Européenne : l’Internet du futur, ce qu’en pense l’Europ.

Bref quelques beaux sujets de réflexion. La conférence est ouverte à tous et les inscriptions gratuites sont à indiquer à l’AFEIT pour Brest.

En tout cas, l’objectif d’ouvrir les esprits devrait être atteint, et pas seulement pour les élèves.

ean-François C. MORFIN, dit “Jefsey”, Chair de l’IUCG@IETF qui nous parlera du travail engagé vers l’Intersem (l’internet des pensées).

Michel RIGUIDEL, professeur émérite de Télécom ParisTech qui nous présentera de l’Internet polymorphe.

Michel CHARRON, directeur des opérations, Amesis qui évoquera la sécurité à l’horizon 2015, 2020 …

Nicolas ARPAGIAN, rédacteur en Chef de la revue Prospective Stratégique, sur le thème : Une cyberguerre est-elle possible ? probable ?

Joao SCHWARZ DA SILVA

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