écritures collaboratives

3 jours au Ciuen cette semaine. Beaucoup d’échanges riches.

Ma petite pierre à cette belle manifestation était une réflexion sur les écritures collaboratives et l’adéquation des outils aux différents types d’écriture. Un petit diaporama :

et l’article type “scientifique” que j’ai écrit en préparation. Plutôt que de le recopier dans ce blog, je préfère le laisser dans sa forme originale :

jnum12 : innovation numérique et équipements mobiles des étudiants

Le 28 mars, je ferai à Paris Descartes aux Jnum12 une présentation que nous avons nommé : “aborder l’innovation numérique à travers l’environnement mobile des étudiants”. Il parait que ce sera en amphi Vulpian. Ce sera exemplifié au travers de 2 cours que j’ai eu la joie d’assurer avec deux de mes collègues @cecilebothorel et @garlatti .

J’en ai profité pour tester Prezi, ce qui m’a pris beaucoup de temps pour un résultat que j’ai du mal à juger à chaud, on verra. Vous pouvez me donner votre avis.

Le résumé envoyé aux organisateurs était le suivant :

Thème 3 : Les outils et applications mobiles, des supports à l’apprentissage ?

La formation des ingénieurs est aujourd’hui face à trois défis sociétaux liés au numériques qui correspondent à trois niveaux différents dans la révolution du numérique [1] : la maîtrise des usages des environnements numériques, la maîtrise de la science informatique, et la capacité d’innover. Le premier concerne la littératie numérique [2], qui se développe au travers d’un usage maîtrisé d’Internet et des médias sociaux [3]. Le second impose des enseignements intégrant l’informatique en tant que discipline. Le dernier se développe notamment en encourageant un esprit critique mêlant initiative, créativité et curiosité, mais aussi au travers de technologies propices à l’innovation comme les Fablabs [4,5] et les mobiles. Nous présentons deux dispositifs qui ont été conçus dans cet esprit et proposés à nos étudiants.

Le premier dispositif se déroule sur une semaine bloquée. Sur un mode projet, nous proposons à nos élèves de découvrir les technologies mobiles (au travers d’Android) [6] ou électroniques (au travers d’Arduino [7]) pour développer par les élèves leur idée d’application. Ces technologies sont délibérément choisies pour être proches des étudiants, et pour permettre de donner à voir des résultats, y compris en les emmenant avec soi. Vu la popularité des ces enseignements (choisis parmi une longue liste variée d’enseignements), nos étudiants affirment leur intérêt sur ces technologies.Ce non-cours démarre par une phase de prise en main, suivie d’une phase d’échange et de validation d’idée, avant de prendre le temps de développer sur un mobile ou sur une carte électronique Arduino. La semaine se clôture sur une exposition des réalisations dans un lieu de passage détourné, où les étudiants assurent des démonstrations courtes.

Durant toute la semaine, les étudiants sont invités à utiliser leur matériel (PC portables comme base d’information et station de développement, ordiphones comme cible pour l’application), ce qui permet de passer facilement du lieu de développement, à la zone d’exposition, et de continuer les développements au delà des heures programmées. Des équipements restent bien sûr disponibles, si nécessaire. Par ailleurs, l’encadrement est mixte entre enseignants-chercheurs, développeurs professionnels et pairs. Cet accompagnement est orienté sur de l’accompagnement technique.

Le second dispositif concerne un cours d’informatique, sur le web social, mobile, pervasif et sémantique, dans lequel les étudiants abordent les notions développées dans le cours au travers de questionnements proposés par les enseignants sur le blog du cours (disponible ici : http://molene.enstb.org/fipC0320A_Cours/ ). Les étudiants développent une activité collaborative de recherche et de synthèse d’informations. Ils rédigent leurs conclusions de manière collaborative. Le résultat de leur recherche permet l’échange entre pairs et avec l’enseignant. L’enseignement mêle compréhension des usages et concepts techniques sous-jacents. Au travers d’une analyse des évolutions, des expérimentations en cours, et des nouvelles technologies émergentes, les étudiants sont invités à proposer de nouveaux services dans des domaines comme la formation, le tourisme, les réseaux sociaux d’entreprise, l’Internet des objets …

Ici aussi, les étudiants sont invités à apporter leurs propres équipements mobiles en salle, tant pour la recherche, le travail collaboratif, ou l’utilisation de technologies informatiques. Le rôle de l’enseignant alterne entre tuteur accompagnant les réflexions des étudiants, et référent reprenant les résultats au travers d’intervention de restructuration. Les mobiles sont ici à la fois sujet d’étude et outils de travail. Le travail en groupe avec des outils collaboratifs est plébiscité, tant comme moyen d’apprentissage, que comme future pratique de leur métier d’ingénieur

Parmi les motivations qui ont sous tendu la mise en place de ces enseignements, nous avons cherché à nous rapprocher de démarches projets équipées d’outils mobiles, qui correspondent à une part importante de l’activité des ingénieurs dans les activités d’innovation. Il nous semble également important de sensibiliser nos étudiants aux problématiques du développement de l’identité numérique.

Au delà de ces expérimentations s’ouvrent des questions liées à la généralisation. Nous en identifions deux qui découlent directement de notre expérience. La première est de savoir s’il est possible et comment de diffuser plus largement de telles approches dans la formation.

La seconde adresse les modes d’intégration du numérique dans la classe, que ce soit au niveau de l’environnement d’apprentissage personnel [8] en complément à l’ENT, ou au niveau de l’équipement des étudiants (démarche AVAN pour « Apportez Vos Équipements Numériques » [9]) plutôt que systématiquement dans des salles dédiées. Une approche centrée étudiants présente plusieurs avantages. Elle permet d’intégrer les outils mobiles naturellement, de mieux lier les apprentissages au sein de l’institution et les usages externes que ce soit dans des cadres d’apprentissage ultérieurs, professionnels ou d’innovation.

références :

[1] rapport de l’association Pascaline (2011) : économie numérique, innovation et enseignement : quelles conséquences ?

[2] Gilster, P., Ed. (1997). Digital Literacy, Wiley.

[3] Franklin, T. and M. Harmelen. (2007). “Web 2.0 for content for learning and teaching in higher education.”, from http://ie-repository.jisc.ac.uk/148/1/web2-content-learning-and-teaching.pdf.

[4] Mangels J. (2009) Fabrication labs let student and adult inventors create products, solve problems et

[5]Fing 2008 Faire émerger et connecter des fablabs en France

[6] Bothorel C., Gilliot J.M (2011) CodeCamp : un non-cours pour apprendre à programmer sur un mobile

[7] Mellis, D. A., M. Banzi, D. Cuartielles und T. Igoe (2007) Arduino: An Open Electronics Prototyping Platform. In: CHI 2007, San Jose, USA, Apr. 2007. ACM Press.

[8] Chatti, M. A., M. Jarke, et al. (2007). “The future of e-learning: a shift to knowledge networking and social software ” International Journal of Knowledge and Learning 3(4/5): 404-420.

[9] Gilliot J.M. (2012) Equipements à l’école. Et si on jouait à l’AVAN ?

Ajout 30 mai : le lien vers la vidéo de la présentation à Paris Descartes

Numérique à l’école en 2012

Hasard, ou perspective présidentielle, 3 articles proches sont passés sous mes yeux :

Il semble qu’il y ait donc bien des déceptions qu’il sera difficile de gommer et des envies sans doute non exprimées qui mériteraient d’être débattues pour éviter de futures désillusions. Il y a donc bien besoin d’un accompagnement au changement pour ne pas voir perdurer des pratiques traditionnelles décalées.

Il y aurait bien besoin d’un débat public, d’un Grenelle sur l’école et le numérique. Nombre de collègues avaient annoncé que ce débat aurait lieu pendant la campagne présidentielle. Cela semble bien mal engagé. En tout cas, une réponse par l’évolution de la gouvernance semble insuffisante, ne serait ce parce qu’elle n’intègre pas tous les acteurs, et parce qu’elle impose comme une évidence certains modèles qui mériteraient d’être discutés :

  • une approche par les équipements, qui pourrait être allégée si on étudie une approche dans laquelle ces équipements appartiendraient aux élèves (AVAN) ;
  • l’existence de plate formes dédiées/ contrôlées / centralisées pour la gestion des ressources ;
  • la prééminence des éditeurs comme producteurs de ressources, n’intégrant pas explicitement des modèles plus participatifs qui font pourtant la richesse du web.

Le scénario grosse fatigue, à savoir un rejet du numérique, pourrait continuer à faire prendre du retard à l’intégration du numérique dans l’école.  (autre version de grosse fatigue : la grosse fatigue des réseaux sociaux) Pour permettre au numérique de décoller en classe, il faut :

  • mettre en confiance les différents acteurs. Alors que pour l’instant c’est plutôt la méfiance généralisée, et la peur de l’internet qui est mise en avant ;
  • rendre l’usage le plus simple possible. Les outils actuels le permettent. Les a prioris, la mise en place de blocages, l’usage de technologies complexes (les ENT) ;
  • baser cette mise en place sur les besoins des enseignants ; leur donner les moyens de travailler dans ce sens (par exemple en les aidant à s’équiper et en leur permettant d’utiliser leur matériel personnel/professionnel dans l’établissement) ;
  • bien sûr former les enseignants au numérique. Par exemple, si le constat que le tableau numérique interactif ne modifiait pas trop profondément la classe est clair, beaucoup d’autres usages changent le rôle de l’enseignant, l’organisation de la classe et les temps d’apprentissage ;
  • encourager les échanges et le travail collaboratif entre enseignants. C’est à la fois un moyen de s’engager, mais aussi d’expérimenter certains éléments qui font la richesse des environnements numériques ;
  • explorer, définir ensemble l’évolution de l’école pour intégrer le numérique, développer l’esprit critique et toutes les dimensions de la litéracie numérique

Pour compléter, j’avais répondu au questionnaire préalable d’Aurélie Julien pour l’article de Ludovia. Je le reproduis ci-dessous parce qu’il m’avait obligé à réfléchir sur plusieurs points.

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L’école, le numérique et la société qui vient

 

Ce titre est excellent, car il résume toute la problématique : quelle école pour former les citoyens de la société en formation, et la place du numérique au centre de ce questionnement. Mais il n’est pas de moi, c’est le titre d’un livre L’école, le numérique et la société qui vient que je recommande à tous ceux intéressés par le sujet. D’un niveau soutenu, mais sans verbiage inutile, je l’ai dévoré dans un train (Paris – Brest 4h30).

Bernard Stiegler, Philippe Meirieu, Denis Kambouchner échangent à un niveau philosophique sur la nécessité de réformer l’école, vers plus d’exigence sur la nature des apprentissages (en développant une approche critique et créative des apprentissages) et sur la formation des enseignants. Ils convergent également sur la nécessité d’aborder le numérique de manière totalement différente, opposée, à l’approche des marchés, pour passer d’une addiction de contenu à un appropriation d’outils de réelle réflexion organisée, structurée par le développement de l’individu. Ils détaillent également l’ambivalence de l’expression de « société de la connaissance » qui reflète l’ambivalence des outils numériques, pouvant être source d’autonomie d’indépendance s’il est intégré culturellement ou source de dépendance, d’addiction aux mains des marchés des mass medias.

On notera l’analyse de Philippe Meirieu sur le dévoiement de l’approche par compétences dans un système qui se déresponsabilise en proposant des indicateurs faussement neutres, et qui ramène les compétences à des savoirs procéduraux et morcelés, accompagné par un encadrement intermédiaire qui ne comprend pas les enjeux du numérique et qui défend un discours infantilisant sur le numérique (tout ira mieux avec l’ordinateur). Le passage sur l’importance de la maitrise collective des indicateurs est également très clair. (p70 et précédentes).

J’ai été également intéressé par les définitions de l’adaptation qui s’avère une négation de la dimension humaine.

On appréciera également, pour ceux qui ne connaissent pas les explications lumineuses de Bernard Stiegler sur la société de la connaissance.

J’ai souligné un paquet de phrases lumineuses, mais que je ne reproduirai par hors contexte. Retenons simplement la définition de l’école par les animateurs (Julien Gautier et Guillaume Vergne) du débat :

L’école peut et doit être envisagée dialectiquement comme le lieu de l’émancipation et de la formation individuelle à travers la transmission rigoureuse et l’étude exigeant des domaines fondamentaux de la connaissance et de la culture au sens large.

Pour le plaisir de la formule, Philippe Meirieu nous parle de la pédagogie de garçon de café, (p.170)  pour décrire la salle de classe où l’enseignant est vampirisé par l’injonction de chaque élève cherchant à obtenir une information factuelle immédiate, ou simplement un échange pulsionnel. Le problème de recentrage, de concentration n’est pas que numérique.

Je retiendrai principalement :

  • que l’utilisation des technologies numériques doit être revisitée pour pouvoir être un support à la pensée, à la réflexion, à la construction de symbolique. La nécessaire prise de recul impose donc de se dégager de l’exigence d’immédiateté, promue par notre société de consommation de savoirs ;
  •  que c’est bien le rôle de l’université d’être le creuset d’une rénovation de la pensée critique embrassant la dimension numérique.

A nous donc de relever le défi et de faire du numérique un support au développement d’un savoir rationnel.  Première étape, lire, comprendre, s’approprier ce petit fascicule.

Pour prolonger en ligne :

“Immédiateté et éducation”

Caractériser les apprentissages sur le web2.0

Steve Wheeler nous régale d’un nouveau diaporama « Researching Social Media in Education: What can we learn? », dans lequel on retrouve l’importance de l’engagement dans les apprentissages sur le web pour permettre des apprentissages en profondeur. Son triangle représentant la profondeur des apprentissages est parlant, ainsi que les écrans suivants (PP. 7 et 8 ) sur les niveaux d’apprentissage et les méthodes associées.

Lu par ailleurs « A framework fo Web2.0 Learning Design » de Matt Bower et al. Propose comme organisation la classique taxonomie de Bloom (revisité par Krathwohl et Anderson) pour classifier des usages pédagogiques de différents outils. Ils couvrent ainsi quasiment toute la taxonomie par des exemples d’usages de twitter, de blogs, de wikis, de vidéos dans des scénarios pédagogiques. L’intérêt selon eux d’une telle approche c’est que cela permet à un enseignant de trouver des exemples qui correspondent à ses intentions pédagogiques.

On peut alors regretter du nombre limité d’exemples, il y aurait sans doute un intérêt à développer un portail, une médiathèque de recueil d’expériences qui permette de paver une telle table. On pourrait l’imaginer de l’établir par discipline, par niveau.

Un autre aspect qui me paraîtrait important de creuser, c’est de voir les dimensions qui peuvent être couvertes par tel ou tel outil. Cela permettrait de voir les dimensions couvertes par les différents outils, de chercher à imaginer des usages pour élargir la surface couverte par un outil donné, de chercher à transférer d’un domaine à un autre… Et ainsi d’enrichir la base de connaissance.

Qu’en pensez vous?
Comme première table, si on reprend l’article en question, on arrive à quelque chose comme çà :

Dimension savoirs

Dimension processus cognitif

Retenir

Comprendre

Appliquer

Analyser

Évaluer

Créer

Factuel

T

P, S

I

W

B,S

I

Conceptuel

I,P, W

B,D,M, W

DS, V

P,W

B,W

E, M

Procédural

P,V

P,DS

B, V

V

B,V

I

Meta cognitif

M

M

B

B

B

M

avec B pour blog, D pour Diaporama et outil de présentation, DS pour Digital Storytelling, E pour éditeur collaboratif, I pour création d’Image, M pour MindMap, P pour Podcast, S pour signets sociaux, T pour Twitter, W pour wiki.

Sur ce genre de tableau, on aurait bien envie de chercher à élargir l’usage de certains outils. Il est ainsi étonnant de voir twitter réduit à un usage de très bas niveau, tout comme le wiki. Ou l’éditeur collaboratif à une seule case de très haut niveau.

On pourrait se demander quel biais y-t-il lié aux auteurs, qui privilégient clairement certains outils comme le blog.

Et vous quelles propositions d’activités sur le web pourriez vous proposer sur un tel tableau ? Comment se positionnent vos activités ? Lesquelles vous intéresseraient ?

Pet être voudrez vous répondre à un questionnaire qui pose la question de la construction d’un recueil et de partage d’expériences pédagogiques.

Tendances et prédictions pour 2012 et après

Je découvre un excellent site californien appelé Mindshift / Comment allons-nous apprendre. Remplis d’excellents articles, on y retrouve actuellement une vidéo de Sir Ken Robinson qui continue à convaincre ses auditoires qu’il est plus que temps de changer l’éducation et de mettre la créativité au centre de l’éducation. Quand je pense que j’ai encore entendu cette semaine (d’un prof de cours de soutient) que le secret pour réussir au lycée, c’est de produire ce qu’attend l’enseignant (et indirectement l’institution).

Dans cet excellent site, on trouve notamment une série de 3 articles « les trois tendances qui définissent le futur :

La ligne adoptée dans ces articles est que les technologies modifient profondément l’apprentissage en rendant possible des formes d’apprentissage plus riches, qui modifient le temps, l’espace, les lieux d’apprentissage et les objectifs d’apprentissage. Les conclusions portent sur le changement des métiers d’enseignants et de d’élèves. Les idées forces sont clairement exprimées, même si on peut les trouver par ailleurs.

Plus technologique, on trouve également un article dynamique, sur 21 choses qui seront obsolètes en 2020. Non pas pour les regretter, mais bien pour montrer que ces choses seront remplacées par des éléments plus pertinents : le bureau, l’ordinateur et le laboratoire de langues seront remplacées par des espaces dynamiques et des équipements mobiles, personnels. L’idée de fond est de nous convaincre qu’il est possible d’apporter des réponses personnalisées à chaque élève, et ce avec les outils numériques modernes.

À coté de cela, les 12 prédictions sur l’avenir de l’éducation numérique en 2012 d’Actualitice me paraissent bien pauvres. D’une part parce qu’en se positionnant sur un an, on peut parier que l’éducation ne sera pas fondamentalement changée sur une si courte période. D’autre part, parce que ces « prédictions » sont d’abord technologiques, ou économiques (ce qui se recoupe de plus en plus) avant que d’être pédagogiques ou organisationnelles. Et finalement, parce que le terme « prédiction » conduit à bien des erreurs d’interprétation.

Et semble-t-il pleins d’autres choses à lire (par exemple coté mobile learning). A se demander ce qu’on peut encore écrire après cela :)

Et pourtant ces 12 technologies sont effectivement porteuses de changement :

  • le cloud (1), la mobilité (4), le virtuel et son pendant la réalité augmentée (6), la vidéo (7), la 3D et l’hologramme (11), la robotique (12) pour les aspects techniques et de présentation de l’information ;
  • les réseaux sociaux (5), la « gamification » (3), le développement de l’école en ligne (10) pour les dynamiques d’apprentissage
  • la reconfiguration du marché de l’édition scolaire (2), à rapprocher de l’Open Data (9) (dont la traduction pour l’éducation est bien ressources éducatives libres ou OER, l’impact des start-up et des hackers (8) pour tout ce qui est positionnement des acteurs.

Ces 12 éléments sont bien présents dans le paysage, mais la question est bien comment ceux-ci pourront s’intégrer dans les pratiques, dans le système qui aujourd’hui ne se voit pas comme institution en changement, avec une vision partagée de son évolution, intégrant le numérique dans ses objectifs, ses moyens et dans l’accompagnement d’une évolution du métier de l’enseignant.

Il semble que l’injonction soit de développer l’innovation (et donc la créativité). Mettons donc au centre des objectifs de formation le développement de l’esprit critique au travers la maîtrise des médias numérique. Encourageons la collaboration entre pairs, l’accompagnement par les enseignants, la personnalisation des parcours.

Développons des outils permettant de dynamiser et d’accompagner les acteurs de la formation dans la révolution du numérique.

Et regardons comment développer un écosystème qui permette de développer une offre en ligne francophone, des technologies adaptés à des objectifs de formation ambitieux.

Mais là ce ne sont pas des prédictions, ni des tendances, simplement des vœux.

Ou des objectifs de travail.

 

Crédit photo : Tendances 2011 par La Fabrique de Blogs licence CC-by-nc-sa

Et si l’ENT, les réseaux sociaux et les tablettes étaient 3 facettes d’un même système d’apprentissage ?

À Ludovia en 2011, les promoteurs de l’ENT et ceux des réseaux sociaux s’opposaient ouvertement dans les débats. Les retours sur la tablette numérique semblaient plus consensuels, avec le bémol que ce n’est jamais que l’équipement de l’année, et donc vu comme anecdotique par certains, et comme révolutionnaire par ceux qui les ont testé.

Mais de fait, on peut se poser la question si ces oppositions ne sont pas stériles du fait que les opposants ne parlent pas vraiment la même langue, ou du moins n’abordent pas le problème avec le même angle. L’opposition vient alors plutôt que chacun voit son point de vue comme exclusif plutôt que comme complémentaires dans le débat. Revenons-y plutôt.

Derrière l’ENT se cachent avant tout des préoccupation d’organisation, de mise à disposition, de sécurité des jeunes et des données :

  • Organisation dans le sens où il est nécessaire que tous les participants à un établissement (élèves, enseignants, administratifs, parents …) puissent partager des informations dans des cadres clairs (la classe, le niveau, l’établissement, …). Cette contrainte est tout à fait légitime. Les problèmes peuvent venir de la traduction de celle-ci dans l’architecture informatique, qui est pensée comme unique, et donc imposée à tous. Cette architecture est de plus basée sur des techniques qui ne permettent pas de s’intégrer facilement avec d’autres services d’internet, que les tenants des ENT cherchent du coup à rejeter pour conserver l’intégrité d’un système d’information trop fermé ;
  • Mise à disposition d’outils pour l’enseignant pour lui permettre de proposer des compléments en ligne et de ressources « choisies » pour les élèves. Là encore, la mise à disposition d’outils est intéressante et peut convenir à des enseignants qui démarrent, mais de là à chercher à l’imposer comme exclusif il y a un pas qui ne devrait pas être franchi mais qui l’est trop souvent. Proposer des ressources, parce qu’elles sont intéressantes, parce qu’elles permettent aux élèves d’apprendre, parce qu’elles facilitent le travail de l’enseignant, c’est parfait. Ne pas envisager que celles-ci puissent être complétées serait nier la liberté pédagogique de l’enseignant., ou ne pas permettre l’évolution du système vers d’autres ressources plus pertinentes ou plus simples d’utilisation ;
  • La sécurité des jeunes est un problème légal. Il faut donc s’assurer que les élèves (mineurs) ne puissent pas être exposés à un risque pendant leur temps de classe. Il y va de la responsabilité des adultes de l’établissement (principal, enseignants…) C’est un argument fort qui ne peut être nié. Simplement, la manière d’aborder des risques varient dans les établissements. On apprend à l’école à manipuler un vélo, on passe son ASSR (attestation scolaire de sécurité routière) évaluée par des gens extérieurs à l’établissement et habilités (gendarmes, policiers…), on découvre les gestes de premiers secours. Le risque d’exposition des enfants sur Internet est encore mal compris donc non pris en charge, même s’il est avéré qu’ils utiliseront cet outil en dehors du temps de classe. Il s’agit donc que les adultes du collège comprennent mieux de quoi il est question et que les élèves soient formés. Malheureusement les premières expériences semblent avoir été malheureuses.

Coté réseaux sociaux, il y a un point de vue de praticiens réflexifs qui cherchent à faire évoluer leurs pratiques. Ils trouvent dans ces outils (et d’autres sur le web) : des outils de support à une animation pédagogique en classe et de soutien à la motivation, cette animation pouvant servir de prétexte à former leurs élèves à la littératie numérique et à la gestion de son identité numérique, des outils pour échanger avec leurs communautés de pratique,. Par ailleurs, on y retrouve l’idée d’une liberté pédagogique, dans la recherche de solutions, dans la prise de parole. Tout ceci nécessite sans doute encore un peu de structuration pour dépasser l’expérience vécue et passer à un ensemble de d’outils pouvant être utilisés par tous :

  • Outils dans la classe. Il y a un coté nouveauté qui fait que leur utilisation est source de motivation pour l’enseignant et pour la classe. Du coup la question qui apparaît est de savoir si tout cela tiendra dans le temps, et quel est l’apport réel de l’utilisation de ces outils ;
  • former à la littératie numérique. C’est là un des éléments de réponse. Beaucoup d’études convergent sur l’importance de maitriser la diversité des sources d’informations dans notre société, sur le fait qu’il faut amener nos élèves à apprendre autrement, que l’enseignant n’est plus le seul vecteur de savoir, mais un accompagnateur ;
  • apprendre à gérer son identité numérique. C’est un autre éléments de réponse, potentiel celui-là, bien qu’intéressant. Est ce qu’une telle approche permet de développer une prise de conscience du jeune, qui lui permettra à naviguer en sécurité ? Est ce qu’une telle formation peut s’organiser dans la classe de manière sûre, systématique et mesurable ? Est ce que cela veut dire que l’on passe par une phase contrôlée puis que l’on peut envisager d’ouvrir la porte d’Internet, un peu comme le proposent les Carnets de Paris Descartes ou au cœur du même réseau social certaines parties sont privées et d’autres ouvertes ? .
  • Échanger avec sa communauté de pratiques. L’une des richesses des communautés de pratiques qui se constituent aujourd’hui sur twitter, facebook ou google plus est la diversité des gens qui y participent. C’est un des fondements des approches coopératives que de parier sur l’ouverture. Certains voudraient un réseau spécifique éducation nationale. C’est ignorer ces dynamiques, et qui en plus amèneraient à se couper de nombreuses sources pertinentes : nos amis canadiens, belges, suisses, tunisiens …., les universitaires, les praticiens d’autres obédiences, les acteurs du monde social. Bref d’une certaine manière cela revient à stériliser le débat avant même de le débuter. L’argument contraire est de dire qu’il est plus compliqué, engageant de s’investir dans les réseaux sociaux. Peut être, mais est ce plus compliqué que de s’investir dans un réseau dans lequel il n’y a que des collègues et sa hiérarchie. Quant à vouloir créer de toute pièce un autre réseau qui soit à la fois dédié et ouvert, même si c’est techniquement possible cela paraît ambitieux ;
  • La liberté pédagogique et de ton. On y revient. C’est la condition indispensable pour pouvoir avancer. Les entreprises qui mettent en place des outils de gestion de la connaissance (par exemple au travers de réseaux sociaux d’entreprise) l’ont bien compris. Il semblerait que cette culture ne soit pas actuellement possible dans les institutions éducatives qui ont au contraire renforcé leurs structures hiérarchiques ces dernières années. C’est sans doute le plus gros point sur lequel il faudrait s’accorder. Peut être le sujet d’une table ronde à Ludovia 2012 ?

Et la tablette ? Elle repose de manière pertinent la question de l’accès à l’environnement numérique (au sens large !), en permettant un accès simplifié dans et au delà de la classe. Elle est ainsi vue comme une opportunité de renouveau, comme source d’activités, et comme un problème pour s’intégrer dans la structure. Faut il en faire un équipement fermé, dédié à l’ENT ? Un équipement déconnecté qui risque alors de ne pas pouvoir être utilisé au mieux dans la classe ? Ou une plate forme qui permet de faire le lien entre l’ENT, élément structurant d’un établissement et Internet et le Web, espace de connaissances et de partage ?

Il me semble qu’un système d’apprentissage numérique acceptable par tous serait bien constitué :

  • d’un équipement pour l’élève, intégré dans son établissement et qui lui permette d’accéder à la société de la connaissance.
  • d’un environnement support venant de l’établissement pour les premiers pas, pour gérer et se retrouver ;
  • d’une ouverture plus forte sur le monde numérique, pour des apprentissages plus complets.

crédit photo : schéma de l’auteur et  Using iPad par  Kathy Cassidy licence CC-by-nc-sa

Ludovia 2011, le jour d’après

Après quatre journées intenses, je me retrouve dans mon bureau à gérer les « affaires courantes » liées à la rentrée de nos élèves. J’ai peu écrit pendant ces quelques jours, mais pris pas mal de notes, twitté #ludovia2011, rencontré et discuté avec beaucoup de gens, profité des moments de détente pour mieux en connaître certains, bref j’ai vécu dans l’instant et n’ai pas su/Pu/voulu m’isoler pour synthétiser à chaud tout ce qui se passait. Cela dit, cela correspond bien à ce que je suis, il me faut du temps pour digérer les nouveautés.

Qu’est ce que je retiens aujourd’hui :

  • La mobilité en éducation, est une notion beaucoup plus large que ce qui est défini dans le mouvement de recherche appelé « mobile learning » et englobe différents type de mobilité (l’équipement, l’élève, l’enseignant, la classe … ). On peut y intégrer les problématique d’informatique ambiante, ou utiliser le concept de mobiquité que François Bocquet a présenté en janvier ;

  • Les tablettes numériques semblent redynamiser le débat. Équipement mobile, convivial, multi usages, il semble bien placé pour servir de base au concept de cartable numérique. Et permettre par l’occasion de faire évoluer le rapport au numérique dans l’école. J’y reviendrai dans un prochain billet ;

  • La question du modèle économique pour équiper les élèves n’est pas tranchée. Équipement dans l’établissement pris en charge par les collectivités ? Équipement par les familles, aidées suivant leurs revenus ? Ce n’est pas encore tranché, il préoccupe clairement les collectivités locales. Il faudra sans doute construire un argumentaire solide, sur les apports pour les jeunes, sur les coûts, mais un rapide calcul semble faire pencher vers la deuxième solution, surtout si on considère que le prix des tablettes devrait rapidement baisser. Il faudra néanmoins intégrer dans la réflexion le problème de l’infrastructure des établissements, et de l’accès aux ressources, ce qui nécessitera sans doute de prévoir un plan sur plusieurs années ;
  • Le thème de l’ouverture ne me semble pas avoir été vraiment traité ou alors ramené aux problème des licences sur les ressources numériques, ce qui est clairement réducteur. C’est sans doute le débat suivant qui l’a camouflé ;
  • Le débat sur les ENT est un gigantesque gâchis. Ce n’était pas un thème de Ludovia, mais clairement un sujet important pour un certain nombre de participants. Clairement, le principe de l’ENT est une vue d’organisation, d’administration qui cherche à couvrir les besoins du numérique, et clairement les enseignants utilisateurs du numérique ne se reconnaissent pas dans cette vision (j’ai écrit un billet il y a – mois là dessus : Utiliser le Web2.0 après la classe, pourquoi pas. L’ENT ? non merci). Du point de vue des explorateurs numériques, les ENT cherchent à imposer des pratiques dans un cadre existant, alors que celles-ci évoluent rapidement à l’extérieur de ce cadre. Un table ronde qui chercherait à rapprocher ces points de vue et à définir une architecture qui fusionne les deux points de vue reste à organiser. Un sujet pour Ludovia 2012 ? Cela dit, ce débat ne fait que focaliser d’autres sujets : B2i contre culture ou litéracie numérique, réseaux sociaux dédiés contre réseaux sociaux ouverts. Et pourtant, les différents protagonistes sont d’accord sur les fondamentaux : éducation, citoyenneté, responsabilité… Une autre question qui se pose derrière ce débat est également la place de l’école dans la société, et de son ouverture, on touche là sans aucun doute au débat politique, que certains prédisent qu’il va s’inviter aux prochaines élections. On verra bien si on dépasse le pour ou contre Facebook pour avancer des arguments plus solides comme l’a fait si bien Laurence Juin. Et si l’éducation nationale arrive à se réconcilier avec ses forces vives que sont les enseignants. La confiance (et pas seulement numérique) est à construire d’urgence si l’on veut pouvoir avancer ;
  • Derrière ce débat, on a quand même parlé d’éducation citoyenne numérique, de communauté éducative, d’accès aux ressources, d’utilisation du numérique hors de l’école, qui sont des éléments du concept d’ouverture ;
  • La formation et la valorisation des enseignants a été évoquée en séance, comme étant un élément essentiel pour avance, mais les discussions plus informelles semblent indiquer que cela fait partie des parties sinistrées de l’éducation nationale, dans le contexte de réduction des effectifs ;
  • La 3D était également à l’honneur. Elle complète avantageusement l’ensemble des ressources disponibles pour expliquer des phénomènes physiques ;
  • J’ai également entendu parler d’évaluation dans le contexte numérique. L’académie de Créteil se propose de s’y atteler, c’est une excellente chose ;
  • Des termes comme confiance, communauté de pratique, motivation, plaisir d’apprendre, restent à être utilisés plus souvent ;
  • Et pour finir, je retiens les échanges formels et informels avec les autres blogueurs, notamment ceux mis à l’honneur par Thierry Foulkes.

Et je suis bien conscient d’avoir raté un certain nombre de choses, mais c’est intrinsèque à ce genre de manifestations, presque autant que sur la toile.

Un grand bravo également à l’organisation, qui nous a offert une grande fête.

Associer approche système, technologie, culture et économie numériques, pour la formation et l’innovation

C’est en résumé l’esprit de ce qui est défendu dans ce blog. C’est également ce que l’on retrouve dans le rapport de l’association Pascaline dans son rapport intitulé : économie numérique, innovation et enseignement : quelles conséquences ?

En réaffirmant l’importance des débats sur la place de l’innovation dans l’économie, et les liens évidents avec le développement du numérique, elle tire toutes les conséquences sur l’importance d’intégrer les différents aspects du numérique dans la formation. CE rapport est basé sur de nombreux autres qui soit abordent les aspects de l’économie numérique, de l’éducation, des green TIC, … mais c’est le premier rapport « officiel » qui précise aussi clairement les différents niveaux d’action sur la formation. On pourra juste regretter que le style soit parfois télégraphique, ou que des éléments comme les besoins en simulation numérique semblent arriver sans grande justification.

Concernant les niveaux de formation, ce rapport s ’appuie sur la définition européenne des e-skills qui intègre 3 niveaux, et qui leur permet de proposer 3 niveaux de formation à la litéracie numérique pour la formation en France.

La formation à l’esprit critique est également explicitement citée, ce qui est cohérent, c’est en effet un aspect qui fait partie intégrante de la culture numérique et de l’approche système. On pourrait en fait considérer que c’est en fait bien l’élément central à développer dans nos formations, ce qui reste clairement un enjeu central tant nos élèves sont persuadés qu’ils se doivent de donner la « bonne » réponse, qu’ils imaginent que nous attendons.

Espérons que ce rapport aura un impact sur les formations en général et sur l’intégration de la culture numérique dans celles-ci.

Étant en vacances, je ne détaille pas plus, je retombe juste sur un ensemble d’informations en retard, que je ne reprendrai sans doute pas à la rentrée. Ce rapport ne me semble pas devoir subir le même sort, ni les suites du voyage du programme First à NewYork.  Ce programme est d’ailleurs un excellent exemple de ce que l’on peut espérer d’élèves ingénieurs dans le cadre de projets d’innovation dans le cadre de la culture et de l’économie numériques.

Crédit photo :  Jean-Marie Gilliot – licence CC-by

Ludovia – mobilité et ouverture – un lieu de rencontres

J’y serai ! J’ai libéré ma semaine et je viens de recevoir mes billets !

Et Impatient !

  • Retrouver des gens que j’apprécie, tous actifs et passionnés ;
  • Rencontrer des pointures que je suis avec intérêt depuis longtemps sur la toile ;
  • Profiter de l’ambiance conviviale si bien décrite par les bloggeurs de l’année dernière ;
  • Jouer moi-même ce rôle de bloggeur/observateur, en espérant contribuer à enrichir les débats et à prolonger la réflexion ;
  • Participer aux débats : sur la mobilité, sur les établissements du XXIème siècle qui sont 2 thèmes qui me tiennent à cœur ;

J’ai suivi l’année dernière sur Twitter et sur les blogs cet événement. J’ai donc eu envie de le vivre sur place. Les thèmes proposés ont achevé de me convaincre. J’en ai retenu plusieurs éléments qui me semble en faire un bon endroit de rencontres, et qui complètent ceux que certains ont déjà pu apprécier à QPES. Voici ce que nous laisse entrevoir le programme :

  • un cadre détendu, informel qui encourage les rencontres ;
  • le croisement de tenants du numériques, de chercheurs, d’entreprises et d’institutionnels. A noter que semble-t-il les institutionnels ne se contentent pas d’annoncer les réflexion du ministère et de disparaître juste après et que les entreprises viennent aussi pour écouter ;
  • l’organisation de « barcamps », ou du moins de réunions d’échanges sur un thème. D’après les retours de l’année dernière, au moins un temps d’échange très ouvert.
  • des tables rondes dites interactives, permettant des retours de la salle importants.
  • des ateliers de découverte et « explorcamps » (je croyais que le terme était une marque. Cela dit Mario Asselin est effectivement un « explorateur du web » membre de l’association), qui permettent à chacun de toucher du doigt des usages.

Sur les contenus, traiter de la mobilité me paraît de bon aloi, imaginer l’établissement du XXIème siècle, de la maternelle au supérieur, semble une ambition louable. Cela permettra sans doute d’évoquer les nécessaires évolutions tant sur les objectifs de formation que sur les méthodes pédagogiques.

J’ai un peu plus de mal avec l’item « tablette numérique » où l’on risque de se focaliser sur l’équipement à la mode, en décrivant ce qu’il permet. Après le portable, le livre numérique, et avant le smartphone, il me semble que l’on prend le problème à l’envers. Il serait plus intéressant de partir des besoins, des envies pédagogiques, même si il y a effectivement des allers-retours entre nouvelles opportunités et nouveaux usages. La tablette semble avoir bien des qualités, on la compare au cartable électronique. Est-ce également le cahier numérique, la calculette, l’outil de simulation, de collaboration … qui formera l’outil de travail de l’apprenant du XXIème siècle ? Nous aurons l’occasion d’en reparler. Mais je n’ai pas encore vu une description de l’outil « cartable » qui reste encore sans doute à définir par les enseignants, et aussi par les élèves…

L’autre item sur lequel j’ai des réticences, c’est L’ENT outil de structuration décrété par l’institution. L’enjeu devrait plutôt être l’appropriation par les enseignants, en s’appuyant sur leur liberté pédagogique dans le cadre d’une sensibilisation et d’une formation. Notons en passant que les enseignants mis en valeur ne sont pas en général des simples utilisateurs d’ENT, mais bien des innovateurs pédagogiques qui défrichent d’autres outils.

Je compte bien aborder ces points de questionnement. J’espère sincèrement que des réponses émergeront.

En tout cas, une bien belle fête du numérique en perspective, dont je compte bien pour reprendre la formule de Jean Jouquan revenir avec un nouvel ami, une nouvelle idée et un nouveau projet.

Impatient, vous dis-je !

Et pour ceux qui voudraient découvrir quelques articles de ce blog en lien avec les thématiques de Ludovia de cette année, vous pouvez éventuellement consulter :

Retrouvons nous à Ludovia :

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