Redonner le goût aux sciences

Les filières scientifiques semblent devenir moins attrayantes pour nos jeunes. Un des remèdes proposés serait de redonner le goût aux sciences à nos jeunes. Pour cela il faut rendre à nouveau visible ou plutôt accessibles les phénomènes technologiques.

Parmi les raisons avancées pour explique que la science ne serait plus attrayante, on trouve l’idée que ce n’est pas amusant/ intéressant. Les petits débrouillards montrent qu’il n’en n’est rien, et que l’on peut lutter contre cela. Le développement d’une démarche de découverte, d’expérimentation, d’éveil de la curiosité est le fondement de la démarche des petits débrouillards. Le problème, c’est le caractère « laboratoire » qui limite cette exploration dans le temps et l’espace.

Autre raison évoquée, c’est que la technologie devient invisible. Là où il était possible il y a 20 30 ans de démonter un moteur, un radio-cassette, un téléphone et suivre les montages, les fils, pour voir des composants et leur agencement, on est face aujourd’hui à une merveille de technologie complètement intégrée et surtout indémontable. La technologie est devenue tellement mature, qu’elle a disparu. Les phénomènes physiques sous-jacents ne sont plus matérialisés. La science est partout, mais elle est cachée. Or, pour bon nombre d’ingénieurs, ce qui a déclenché leur vocation, c’est bien la possibilité de toucher du doigt le fonctionnement interne des machines qui a déclenché leur vocation.

Et pourtant quoi de mieux que cette vision de liens et de composants pour démarrer une approche système ? C’est bien un des éléments principaux de la formation d’ingénieurs. C’est bien cela qui forme la colonne vertébrale du syllabus du cdio (merci de me relancer pour que je fasse un papier en français pour expliquer ce qui se cache derrière cet acronyme).

Comment rendre à nouveau visible ? Les images, la simulation sont des moyens de visualiser de manière extraordinaire les phénomènes dans lesquels nous sommes plongés, d’ouvrir des perspectives, des points de vue qui étaient impensables il y a 30 20 ans. Mais nous restons souvent dans une posture d’émerveillement face à ces phénomènes, loin de la démarche de découverte liée au bricoleur qui démonter pour chercher à comprendre. Ces images nous sont données, imposées. Elles ne sont pas construites par tâtonnements, elles n’arrivent pas au moment où l’on essaye de comprendre un tout dans lequel ce phénomène trouve sa place.

Bref, il manque la situation prétexte à l’apprentissage.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :