Les mobiles entrent à l’université

Grâce à UnivMobile, le sujet du mobile n’est plus tabou à l’Éducation Nationale ! UnivMobile est un projet qui fournit une application pour téléphone portable permettant d’accéder depuis une même interface aux actualités de l’université, services de la vie scolaire, Géocampus, Catalogue SCD, podcasts pédagogiques et du projet sms-u qui est un service d’envoi de message SMS aux étudiants (changement de salles, notes et résultats publiés…)

Cela dit, c’est par le prisme de l’organisation et de l’accès aux ressources « autorisées » que le mobile. Ce service est certes utile, mais est-ce le seul service que peut rendre un tel objet ? Une association anglo-saxone « Association for Learning Technology » a ouvert cet été un wiki dans lequel on trouve une page tout à fait intéressante qui s’appelle Learning using mobile and handheld devices (apprendre en utilisant des mobiles et des portables).

Pour ne parler que des portables, on peut imaginer quelques usages pédagogiques :

  • de nombreux systèmes de réponses à des questions existent, par exemple en amphi, pour encourager la réflexion personnelle ;
  • le micro-blogging est une forme plus avancée d’interaction qui est bien mise en avant par Laurence Juin et qui permet l’ouverture de l’espace de la classe ;
  • le développement de simulations ou de jeux dédiés pour encourager l’apprentissage : un exemple est d’utiliser le portable comme support pour expliquer, et pour mesurer comment se diffusent des virus ;
  • l’apprentissage de langues, le CAPE de Nantes propose une application sur iPhone pour apprendre le chinois ;
  • la possibilité d’enregistrer, de filmer, de prendre des photos, dans le cadre de visites, pour encourager une pratique réflexive, voire pour constituer un portfolio ;
  • l’écoute de podcasts est heureusement prévue dans les systèmes proposés par les universités

D’autres dimensions verront bientôt le jour autour du travail en groupe, du partage d’interfaces, de l’utilisation de la réalité augmentée, d’activités géolocalisées dans le cadre d’activités de découvertes. Mais pour développer de telles activités, il faudra une collaboration entre chercheurs, développeurs et enseignants. C’est la démarche qu’adopte la communauté anglaise. Ce n’est pas assez le cas en France, les communautés ne sont sans doute pas assez développées (combien de chercheurs sur le mobile, le pervasif ?), les structures d’interaction insuffisantes.

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