Le mobile à l’école : le couteau suisse de l’étudiant ?

Le téléphone mobile, qui maintenant est souvent un smartphone, est souvent interdit à l’école. C’est dommage :

  • Un mobile est une calculatrice. Veut-on interdire les calculatrices à l’école ?
  • Un mobile est un dictionnaire de poche. Les dictionnaires sont-ils des livres interdits ?
  • Un mobile est un traducteur. Il me semblait pourtant qu’un dictionnaire de langue faisait partie des fournitures souhaitables pour les élèves.
  • Un mobile permet de prendre des photos, ou des films. N’est ce pas intéressant de conserver une trace d’un objet qui nous a interpellé (le résultat d’un cours d’arts plastiques par exemple).
  • Une classe équipée de mobiles peut proposer des synthèses ou faire des votes, répondre à des QCMs, bref peut augmenter les interactions.

Pour ceux qui pensent que des usages de ces outils peuvent faire sens, voici le lien d’un dossier venu de suisse qui pourrait bien leur permettre de reconsidérer cette interdiction : Des téléphones mobiles à l’école ? (découvert via NetPublic).

D’autant qu’aujourd’hui dès le lycée, il est clair que ces téléphones sont bien les équipements les plus diffusés, bien avant les ordinateurs. C’est un équpement qu’ils utiliseront quoiqu’il arrive. Et ils remplissent maintenant nombre de fonctions autrefois dédiées aux ordinateurs, Et permettent bien plus.

 

Crédit photographique : « Kid’s Swiss Army Knife » par CitySkylineSouvenir licence CC-by-nd-2.0

3 Réponses to “Le mobile à l’école : le couteau suisse de l’étudiant ?”

  1. - Says:

    1/ Utiliser un mobile comme calculatrice : ok pour des opérations triviale (addition, multiplication), presque faisable de tête, mais aller faire une intégrale aussi simplement que sur TI, impossible ! Sans compter les touches minuscules ou l’écran tactile inadapté.

    2/ Dictionnair : ok

    3/ Traducteur : seulement si connecté au web, la plupart des logiciels sur mobile étant completement naze. Or peu d’écoles offrent actuellement une couverture wifi efficace dans 100% des salles.

    4/ Prendre des photos ou des films : ce serait effectivement génial, si les profs acceptaient de se faire filmer ! Ce qui est très loin d’être le cas… Déjà qu’il est souvent impossible de trouver des cours en vod !

    5/ Synthèse and co : non, sur mobile c’est juste impossible. Un qcm à la limite, mais cela imposerait un équipement global des élève (quid des gens qui n’ont pas les moyens d’avoir un mobile à 500€ ?)

    • Jean-Marie Gilliot Says:

      Bonjour,
      ce ne sont que quelques exemples il y en a ++.

      je ne voulais pas me lancer dans 2 débats dans ce tout petit billet qui devront pourtant avoir lieu :
      – quels sont les usages effectivement pertinents, les limites aujourd’hui, et demain parce que cela bouge effectivement très vite. Des collègues ont des expériences réussies avec des mobiles.
      – sur quel équipement s’appuie-t-on dans une classe? on accepte sans sourciller que chaque élève s’achète une casio (ou une TI ?) mais il y a blocage sur le portable, la tablette ou le smartphone qui pourtant sont bcp plus universels. Jusqu’à quand s’abriter derrière ce faux problème pour ne rien faire ? En tout cas, le biais est que des politiques dépensent à certains endroits des équipements sans concertation avec la communauté enseignante…

    • Jean-Marie Gilliot Says:

      pour reprendre point par point, en essayant d’ouvrir, plutôt que d’essayer de contrer point par point
      1/ calculatrice : on sait que les opérations simples sont aujourd’hui faites avec des calculettes. on peut le regretter (perso, je suis de la vieille école qui a appris, et retenu, le calcul mental) mais c’est comme ça. et c’est bien le mobile que tout le monde a dans sa poche, pas la calculette. sinon sur les capacités d’un mobile, si on est connecté on peut toujours passer par Wolfram Alpha, cela vaut toutes les calculettes du monde.
      2/ ouf !
      3/ oui, connecté au web. J’ai répondu à l’argument : ne faisons rien tant que ce n’est pas installé juste avant.
      4/ il y a bcp d’autres choses à filmer que les profs dans un cours. Mais je suis d’accord qu’enregistrer les cours peut être intéressant, il y a des facs où les étudiants se sont organisés pour cela (je n’ai plus la réf en tête).
      5/ sur l’aspect synthèse, je pensais à l’utilisation de twitter : 140 caractères, c’est une vraie forme de synthèse Laurence Juin, alias @frompennylane, le dit mieux que moi.

      En résumé, plutôt que de penser aux freins, je préfère voir ce qui est possible.
      Et je pense que si on peut dire ce qui nous parait intéressant, il y a une chance plus raisonnable d’obtenir les moyens adéquats.


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