Pédagogie Universitaire Numérique

C’est un fait, l’université se met au numérique. Et elle avance à grands pas !

Après avoir investi l’administration, la communication, la mise aà disposition de ressources, on revient à la pédagogie. Y arriver n’est pas chose aisée, comme le rappelait Brigitte Albero en janvier. Cela ne se décrète pas, et on s’y casse les dents depuis longtemps. Je me rappelle d’une remarque d’un voisin lors d’une conférence à l’AIPU en 2008 qui me glissait « Pédagogie Universitaire ? C’est un oxymore ! ». En ajoutant le qualificatif numérique, on peut se demander si on n’élève pas la formule au carré.

En tout cas, la réflexion est lancée. L’ESEN organisait récemment une journée « université et réseaux sociaux » dans laquelle on pourra noter (au travers de ce compte-rendu) que :

  • Sous l’impulsion de personnes investies et oserai-je dire charismatiques (Christophe Batier ou Sophie Mahéo) cela peut se décliner déjà au quotidien. En tout cas un service pédagogique, qu’il s’appelle « Centre d’Innovations pédagogiques » ou autre, s’avère indispensable. Comme semble être indispensable de laisser la main aux enseignants impliqués ;
  • la place, la posture de l’université est également posée à l’aune de ce « basculement civilisationnel » ;
  • l’on parle de formation, sous forme d’université d’automne ;

Sur cet aspect de formation, je suis toujours étonné par ces différentes universités « Vivaldi », « numériques », etc. où se côtoient bonne parole venant d’en haut (via la mission numérique pour l’enseignement supérieur ou MINES), témoignages ou travaux de recherches et un auditoire passif.

On pourrait donner comme challenge à une telle manifestation d’initier aux pratiques décrites. Dit autrement, comment passer à des formules plus actives ?

L’étape suivante de ces formations à la pédagogie universitaire numérique se devra d’intégrer des formes d’amphis actifs en intégrant différents moyens d’interaction, des ateliers, des barcamps, et prolonger le débat sur la toile.

Cela pourrait être une forme de Ludovia ou d’un éducamp pour le supérieur.

La question ? Toujours la même ! Comment attirer les non convertis pour les sensibiliser. Christine Vaufrey nous dit que l’échange entre pairs est la meilleure, voire la seule manière d’y arriver. Mais pourtant, nous allons tous sur Internet et des communautés de pairs existent déjà (au sein des universités qui développent leurs propres réseaux sociaux ou dans le secondaire), un simple relai peut alors suffire.

Pour l’instant la prochaine étape semble être un séminaire de réflexion sur les missions d’appui à Rennes en juillet « Former et accompagner les enseignants à la pédagogie universitaire numérique : quelles missions d’appui ? ». Le CREAD (dirigé par Brigitte Albero, précédemment citée) en assure l’accueil. C’est sans doute l’assurance d’un débat de qualité qui n’élude pas les questions de fond, notamment de donner sa chance à tous. Se posera la question des compétences que l’on désire développer chez les enseignants. Pour cela des référentiels existent, ou sont à compléter. Pour exemple, le CAPE en utilise un pour définir et présenter ses formations.

Crédit photo : ForumPHP Jour 2 11h45 Zefredz par Moosh Be licence CC-by-SA et seule photo flickr pour les termes « pédagogie

universitaire »

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