une question américaine : comment faire de l’argent avec des MOOCs?

Cet article vient de sortir et fait le buzz : Comment faire de l’argent avec les MOOCs ? Typique du fait que les universités et le domaine de l’enseignement supérieur sont là bas des entités à but lucratif. On n’en est pas là en France, comme le rappelle Thot Cursus.

Mais tout de même, les subventions des universités, des établissements supérieurs publics en général, sont liées au nombre d’inscrits. Si un jour des MOOCs s’ouvrent dans le cadre d’établissements supérieurs français, c’est sans doute dans ces termes que la question se posera.

En attendant, nos amis américains se demandent comment monétiser une offre de type MOOCs. Quatre pistes sont détaillées dans l’article :

  • Vendre des certificats. On parle de quelques dizaines de dollars. C’est une rentrée possible, mais clairement insuffisante pour déclencher la joie des investisseurs ;
  • Se positionner en Chasseur de têtes pour permettre aux entreprises de recruter les meilleurs. Nettement mieux (on parle de 15 000 $ par recrutement), avec en bonus la possibilité de donner accès aux courbes de réussite. Par contre, cela ne marche que pour les entreprises privées, et reste aléatoire. En passant, on pourrait faire remarquer que cela ne permettra d’ouvrir que des cours dont les compétences sont directement monnayables, mais ce n’est visiblement pas le problème de nos analystes américains ;
  • Vendre services complémentaires : accès à la bibliothèque, tutorat, et autres aides pour apprendre … Là pour le coup, le marché de l’aide existe déjà en France. Mais cela ne vaut que pour des MOOCs qui proposeraient des cours classiques universitaires. Peut être pour ces entreprises peut on voir une possibilité d’offrir un service pour accéder aux MOOCs américains ;
  • et finalement, on pourrait envisager de proposer des événements pour les abonnés de type premium. Les auteurs imaginent de proposer cours, ateliers … dans les différentes villes du monde. Les professeurs se retrouveraient alors à aller donner des conférences aux quatre coins du mondes. Pourquoi pas, mais là l’avantage est du coté des universités qui ont développé une marque, comme le MIT ou Stanford.

Ces modèles sont intéressants car ils montrent bien l’imagination des américains pour explorer des modèles économiques viables. Il est d’aillerus amusant de voir que l’on ne parle que des MOOCs gravitant autour des universités les plus connues, pas des MOOCs plus ouverts dans leurs apprentissage. Trop libres sans doute.

Par contre, cela ne se transfère pas du tout de ce coté de l’Atlantique.Ce n’est pas grave, l’approche budgétaire n’est pas forcément centrale ici, puisqu’il existe d’autres modèles de diffusion. La question reste pour nous de trouver des modèles attractifs pour les participants, mais aussi de convaincre de la pertinence d’une telle approche ouverte.

 

Crédit photo : Heads up! par eltpics licence CC-by-nc

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