À chacun son modèle économique

Pour beaucoup, le numérique c’est d’abord une question d’économie. Pour pouvoir être innovant, il faut pouvoir vivre de son innovation. La question de définir un modèle économique viable est alors stratégique. C’est pourquoi j’ai beaucoup aprécié les 2 présentations auxquelles j’ai assisté à l’Open Coffee à Brest le 19 septembre dernier.

Peter Keates a été très convaincant sur comment construire un modèle économique innovant et l’outil business model canvas qui permet d’explorer les différentes options pour un service à construire.

Certainement un outil à exploiter dans les startup week-ends et dans les incubateurs.

Le témoignage de Michel Nizon (Edulang, Morlaix) était une parfaite illustration d’un modèle économique innovant pour une petite entreprise bretonne, qui en faisant preuve de courage, puisqu’elle a complètement changé son modèle économique, peut aborder le marché mondial. Les deux éléments que j’ai retenu : faire appel à la communauté (ici des profs de langue) pour faire sa publicité, et proposer un modèle de paiement avec ticket minimal, pouvant être augmenté au choix de l’acheteur. Modèle non viable en France, mais qui est possible dès qu’on ouvre au-delà de la France, il fallait l’oser depuis Morlaix, et ça semble marcher.

Ce qui m’interpelle à chaque fois que l’on parle de ces modèles économiques, c’est que ces choix modifient complètement l’architecture technique. Deux leçons donc, les ingénieurs doivent intégrer ces contraintes pour proposer des solutions performantes, et ils doivent intégrer la nécessité de proposer des solutions qui pourront s’adapter à des changements de modèles.

Merci à l’AFEIT et au Technopôle Brest-Iroise d’organiser ces rencontres enrichissantes, qui permettent de nous croiser entre acteurs du web d’horizons variés.

 

Crédit photo : Mobile Monday Amsterdam Business Model Canvas par marcfonteijn – licence CC-by-nc-sa

Une Réponse to “À chacun son modèle économique”

  1. Robert Says:

    In the education industry, there are many competitors with common products. Healthy competition between teachers, schools, organisations and suppliers forces the lowest level of sell-price for which one can still make a living/earn a reasonable profit (the fair market value).

    The introduction of a pay-what-you-want scheme on an overall basis into the education industry will only destroy fair market value. Naturally this can be good for the company that introduces such a scheme, however one may agree that it is a little blind in respect to the health of the industry.

    In many cases companies introducing such a scheme hide behind the statement that they are opening their software to those that could otherwise not afford education (sound familier?), but in reality, why not simply make special prices available to those that cannot afford education, or better still, selectively offer it free, but then, that 1 Euro/1 Dollar per person (server costs) would not then amount to a very large amount, which far, far exceeds any such costs and can lead to a very healthy profit.

    When we recognise all the above and the ability to earn very large amounts of profit, we may then wonder what were the real reasons behind the introduction of pay-what-you-want scheme into the education industry?


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