Un MOOCamp pour l’école des communs au Forum des usages coopératifs

Comme mise en bouche pour le Forum des usages coopératifs, nous vous proposons de venir imaginer et scénariser les premiers MOOC autour d’une école des communs le 1er juillet à Brest.

C’est quoi un MOOCamp ?

Tous faiseurs de MOOC : Proposer, imaginer, scénariser des nouveaux MOOC en une journée, c’est l’objet du MOOCamp Day. Sur le modèle des barcamp et autres journées d’innovation, dans lesquelles tous les présents participent, le déroulement de la journée suit un schéma efficace : présentation de sujets de MOOC proposés par des participants et vote par l’assistance, puis ateliers de brainstorming et de construction impliquant tous les participants. La formule a été proposée par SenseSchool qui partage sa méthodologie, et c’est une excellente manière de transformer l’éducation.

La formule MOOCamp a déjà été jouée deux fois avec succès dans le cadre de l’initiative France Université Numérique. Il est donc temps de lui proposer d’autres horizons. Le cadre du Forum des usages coopératifs est naturel pour un telle ouverture, avec son motto « la coopération en action ». Ce Off constituera donc une excellente introduction à la session « L’école contributive » !

Pourquoi l’école des communs ?

Cette formule d’école des communs reprend les valeurs du forum. Autour des biens communs, il y a la notion d’éducation, de partage de valeurs et de savoirs bien de la contribution. Pour imaginer des formations citoyennes, pour proposer des formations accessibles à tous portées par des collectifs, le MOOC, Cours Ouvert à Tous en ligne et Massif est une option qui semble porteuse dans la droite ligne d’une initiative comme l’Université Pair à Pair (P2PU).

Vous cherchez un exemple ? Le MOOC sur les Ressources Éducatives Libres proposé au printemps est d’une certaine manière fondateur. Vous cherchez des thématiques ? Le programme du Forum en regorge. À titre d’inspiration, je vous propose également un point de vue de Christine Vaufrey : Les MOOC d’équipe débarquent ! N’hésitez par à venir partager votre passion et proposer votre sujet, quel qu’il soit, l’école des communs est ouverte.

Un tout petit peu d’organisation.

Vous êtes intéressé ?Vous comptez venir ? Proposer un sujet à explorer ensemble ? Vous pouvez vous inscrire sur ce formulaire en ligne, ou amender la page wiki du MOOCamp.

La journée aura un déroulement classique : rendez-vous 14:00 – proposition de sujets et vote – travail en ateliers de brainstorming puis de consolidation – en fin de journée : présentation, vote et acclamation des sujets travaillés dans la journée – avant de rejoindre l’apéro coopératif de nos régions proposé dans le cadre du forum des usages, et de découvrir le programme de la soirée.

 

Crédit photo : T Shirt clicc par Sylvain Naudin – licence CC-by-sa

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Tous faiseurs de MOOC – mon second MOOCamp Day

Tous faiseurs de MOOC : Proposer, imaginer, scénariser des nouveaux MOOC en une journée, c’est l’objet du MOOCamp Day. Sur le modèle des barcamp et autres journées d’innovation, dans lesquelles tous les présents participent, le déroulement de la journée suit un schéma efficace : présentation de sujets de MOOC proposés par des participants et vote par l’assistance, puis ateliers de brainstorming et de construction impliquant tous les participants avec des animateurs formés par SenseSchool. Plus le public est varié, mieux c’est.

Après le succès de la journée du 11 janvier à Paris, la seconde journée se déroulait ce 14 juin en 7 lieux entre Brest, Lyon, Montpellier, Nany, Paris, Toulouse et Tunis. À Brest, nous étions accueillis par l’UBO, avec l’appui de l’UeB, de FUN et l’animation de Télécom Bretagne.

Si un appel était lancé en amont, il était évidemment possible de proposer son sujet sur place. Ainsi c’est bien parce que j’ai asticoté un petit groupe d’étudiants présents que l‘un d’entre eux nous a proposé un sujet « 1 MOOC pour sauver 1 vie » qui a suscité l’adhésion de la salle ! C’était donc le sujet surprise et c’est tout à fait dans l’esprit de ces journées « Camp ».

Il ne s’agit pas de choisir institutionnellement un sujet qui sera forcément pérenne, mais bien de faire ressortir l’originalité, d’apprendre ensemble, de s’imprégner de nouvelles tendances, éventuellement de servir d’accélérateur aux sujets retenus. Certains collègues enseignants-chercheurs avaient un peu de mal avec le caractère informel des choix tant au démarrage qu’à la fin de journée quant suite aux votes, c’est ce sujet « 1 MOOC pour sauver 1 vie » qui a encore recueilli le plus de suffrages. La question était alors de savoir quel était l’engagement de l’institution, alors qu’il s’agit à ce stade d’un simple coup de cœur, une manière de saluer l’impertinence, le travail réalisé dans la journée et la nature du sujet.

Il s’agit bien d’une approche informelle dont le porteur peut retirer des bénéfices (l’expérience, les idées proposées, un début de reconnaissance) mais qui n’engage pas l’institution à ce stade. C’est également le cas pour le MOOC du jury («Valoriser, entreprendre pour innover »). Là encore le choix du jury est souverain, valorise le résultat de la journée, l’intérêt du sujet, l’image véhiculée et n’engage pas un soutien à terme (quoique dans ce cas là, il est certain que l’institution porte un intérêt pour le sujet).

Deux autres sujets ont été animés durant cette journée à Brest. Le premier, « Cuisinez comme un chef », devenu COOKMOOC en fin de journée a suscité plein d’idées intéressantes concernant les activités possibles, mais a souffert d’un crash à la présentation finale qui n’a pas permis de bien percevoir toutes les innovations embarquées. Gageons que le sujet sera poursuivi par sa porteuse Sophie Briand qui nous a apporté ce sujet pour le Centre Culinaire Contemporain et les Cercles Culinaires de France . Il semble d’ailleurs que la thématique était présentée dans plusieurs villes. Espérons que le fait d’avoir été tous présentés au MOOCamp permettra des rapprochements. Le second « La terre, une planète en mouvement » a permis de tirer parti d’un senior récemment en retraite qui a permis de valoriser son expérience.

En passant, joli titre sur le Télégramme pour relater cet événement : « Dans le mic-mac de la fabrique des MOOC »

 

Cette journée a été particulièrement riche pour les enseignants et autres ingénieurs pédagogiques qui découvraient la dynamique de ces démarches d’innovation, de concassage, de dynamiques de communautés qui permettent de visiter autrement la manière de concevoir un cours, et qui donnent après quelques heures un résultat prometteur et dans tous les cas très différents de ce que produirait une équipe pédagogique classique. Le grand mérite de ces journées est bien de permettre d’ouvrir la porte à des pratiques nouvelles porteuses d’ouverture, et d’aborder de manière simple des concepts parfois mal jugés comme la notion de public visé, de compétences ou de scénario pédagogique.

Mérite augmenté par le fait que ces journées étaient effectivement nationales. Et cela se sentait bien sur les réseaux sociaux, que ce soit facebook ou twitter. Cela faisait particulièrement plaisir de voir que les acteurs de la pédagogie et du numérique étaient nombreux à échanger, et de les retrouver à se faire signe de site en site. Ce coté Intervilles était lui aussi assez festif. À l’arrivée, cela fait tout de même 30 sujets explorés, autant que le nombre de MOOC actuels sur FUN-MOOC, c’est pas rien !

Bref, une journée qui ouvre l’enseignement supérieur à la société civile, et c’est une excellente chose. Une journée qui fait avancer la pédagogie et le numérique au sein de l’enseignement supérieur, et c’est une grande nouvelle 🙂

 

Crédit photo : les images ont extraites du fil de tweets de @bay_nay, alias Bénédicte Donal.

MOOCamp, ou quand la conception d’un cours devient participative

Créer dix scénarios innovants, imaginer et concevoir des scénarios de MOOC : c’était le but de l’événement MOOCAMP, journée d’ateliers créatifs organisée le 11 janvier 2014 à Paris. Mission réussie !

C’est donc SenseSchool, dans les nouveaux locaux du CRI (Centre de Recherche Interdisciplinaire), sous l’égide de France Université Numérique, qui aura organisé en premier une initiative ouverte de conception ouverte de MOOC, un MOOCamp, en adoptant les démarches d’innovation ouverte qui font l’intérêt des barcamp, startup weekend (ne manquez pas celui de Brest le week-end prochain) et autres museomix.

L’idée était de réunir concepteurs de MOOC, des tous horizons, à venir proposer des sujets de MOOC, à voter pour leurs préférés et à passer la journée à travailler en groupe avec des animateurs qui assurent une démarche d’innovation en 4 temps (ouverture, focalisation, échange entre équipes et retours d’experts, présentation devant un jury). Les gens de SenseSchool ont réussi l’exploit de faire tenir cela dans une journée.

Cette initiative fait sens à plus d’un titre :

  • D’abord elle démontre qu’on peut ouvrir la conception d’un cours sans être obligés de rester entre enseignants pour monter un cours ;
  • Ensuite, cela permet de faire prendre conscience que pour monter un cours ouvert, un MOOC, il faut convaincre un public. Il ne s’agit plus simplement de proposer son sujet, mais de comprendre ou créer le besoin. Et cela dès le début ;
  • Mais je retiens surtout qu’un tel cadre permet d’aborder la création d’un cours de manière désinhibée, et donc d’aborder des solutions alternatives qui n’ont que peu de chances d’apparaître dans un processus classique. Elle permet de mieux aborder ce qui fait la différence entre un cours universitaire classique et un cours ouvert. C’est également un excellent accélérateur de projet. À ces titres, je recommande ce type de questionnement en phase amont de la conception d’un MOOC.

Parmi les projets de la journée, l’un d’entre eux a été sélectionné par un vote en ligne, parmi des « idées de MOOC » proposées par les internautes. L’idée retenue « l’art de négocier : les clés du succès pour tous » était portée par un étudiant dynamique @CyrilEchevarria. Au début de la journée, c’était juste une idée coup de cœur. A la fin de la journée, les éléments principaux d’un tel cours sont largement cadrés, y compris des activités qui tranchent avec les MOOC conventionnels. Manon Silvant en a d’ailleurs fait une synthèse disponible en ligne.

J’ai constaté que le caractère ouvert des échanges permettait d’imaginer des choses nouvelles, comme l’idée d’un concours contre les profs comme évaluation, la vidéo dont vous êtes le héros pour mieux comprendre de quoi est faite une négociation, l’utilisation de google glasses pour vivre une négociation de l’intérieur ou l’idée de proposer une cérémonie en fin de MOOC pour ceux qui ont réussi. Ces quelques exemples montrent bien qu’il y a pléthore de pistes à explorer pour proposer des cours plus attrayant dans l’avenir. Puissent les prochains MOOC de France université Numérique en tirer parti.

C’était donc le premier événement dédié aux MOOC de ce genre. J’ai donc noté quelques éléments à chaud :

  • Sur le déroulement lui même, les phases proposées par l’organisation : la séance de créativité pour l’ouverture, la séance de cadrage en début d’après midi, les échanges avec les experts pour affiner les idées, la finalisation et le retour devant la salle et un jury étaient bien définis, avec des supports qui m’ont l’air complet, et menés par des animatrices/animateurs de manière tout à fait pro. Un grand bravo.
  • En amont, pour la présentation en ligne, j’aurai apprécié de pouvoir voter sur des projets un peu plus explicites qu’une simple phrase. Sans aller jusqu’aux vidéos de teasing qui ont été proposées dans le cadre du concours d’Iversity qui était beaucoup plus formel, on aurait aimé en savoir un tout petit peu plus. De même, un peu plus de dynamique au moment de la présentation en salle aurait été bienvenue.
  • Super, le déjeuner pizza/ coca, tout à fait dans l’ambiance visée;-)
  • En tant qu’expert, j’aurai aimé passer cinq minutes avec mes pairs avant le démarrage pour mieux les reconnaître dans les couloirs. La phase de retour par les experts mériterait d’être mieux organisée, ou alors très différente mais cela risque d’allonger le déroulement.

En tout cas une initiative à renouveler et à diffuser. Je compte bien en être l’ambassadeur en Bretagne (et ailleurs) d’une manière ou d’une autre. Je vois déjà trois options qui me paraissent faire sens :

  • en parallèle avec d’autres villes si l’idée d’un MOOCamp multi-site se confirme ;
  • dans le cadre du forum des usages coopératif cet été, c’est typiquement le genre d’atelier qui y trouverait sa place, avec un public habitué à la coopération et au brassage d’idées ;
  • sur le temps de l’école d’été MOOC qui se déroulera également en juillet à Brest (du 6 au 11). Cela pourrait permettre des rencontres entre chercheurs, concepteurs de MOOC et innovateurs 🙂

Évidemment , comme toujours dans de telles manifestations, de nombreuses rencontres et discussions se sont déroulées en marge de manière très détendue, qui justifient pleinement de se déplacer.

Moi qui avait un peu de mal à me remettre dans le bain en ce début d’année (avec certes un gros rhume qui n’aidait pas), cette rencontre m’a redonné la pêche. Rien que pour cela, un gros merci aux organisateurs.

Accompagnement des enseignants dans le cadre de la transformation numérique

C’est à la fois une question de numérique, de pédagogie,  de démarche scientifique, et donc de développement de communautés …

Le métier d’enseignant change. Disons que dans l’enseignement supérieur, l’aspect professionnel de l’enseignement est une dimension maintenant identifiée puisqu’on rend la formation sur ce sujet obligatoire pour les nouveaux enseignants chercheurs. Dans ce contexte, pédagogie et numérique sont traités de manière conjointes. L’hypothèse avancée étant qu’ils se renforcent mutuellement.

La transformation numérique relance la question de l’évolution du métier dans un cadre en changement, d’une évolution qui s’avère continue, notamment parce que le champ impacté par le umérique s’élargit d’année en année. Cette évolution du métier ne peut prendre sens que si elle est ancrée dans un cadre permettant d’orienter son action, un cadre qui est forcément celui de la pédagogie. De fait, ces deux premières dimensions nous amènent à intégrer également la démarche scientifique comme étant au cœur de cette évolution.

À cet égard, il est intéressant de s’appuyer sur les travaux menés dans le cadre des humanités numériques. Les humanités numériques permettent de penser l’intégration du numérique dans l’évolution de la production et de la diffusion des savoirs et et à la fois l’évolution des sciences humaines et sociales. Le numérique est à la fois vu comme un nouveau champ d’étude (qu’est ce qui change par le numérique) et comme un vecteur d’évolution des démarches scientifiques (comment faire de la recherche avec le numérique). Les humanités numériques, en tant que trans-discipline nous posent la question de l’évolution des disciplines liées à la pédagogie (sciences de l’éducation, EIAH, …), i.e. comment l’apprentissage change par le numérique, et quelles nouvelles méthodes développer avec le numérique (par exemple l’analyse des données d’apprentissage ou « learning analytics »).

Il y a aussi ici la question de l’évolution de métiers visés, des pratiques qui se développent en intégrant le numérique. Pour cela il y a deux axes qui permettent d’aborder cela. D’une part, on parle de culture numérique qui transforme la société, d’autre part on parle de littératie numérique. Cela transforme à la fois le métier d’enseignant, ceux que visent nos étudiants et la manière dont ils se comportent, donc apprennent. Le cadre de la littératie numérique intègre de manière explicite les processus de recherche d’information, de compréhension de gestion et de publication d’information au sein d’une communauté dans une perspective de développement de son esprit critique. Les fondements des différentes étapes de ce processus sont bien entendus maîtrisés par les enseignants. Il doivent néanmoins être transposés dans le cadre numérique, appropriation qui peut se faire dans le cadre de son développement professionnel, pour ensuite être réinvesti en tant qu’accompagnement de ses étudiants dans des démarches actives. Les humanités numériques développent également ce lien entre pédagogie, littératie numérique et recherche, en tant que pratique pédagogique. François Taddei va un pas plus loin en avançant que le numérique impose de lier modalités d’apprentissage et méthodologie de recherche au travers de sa vision de société apprenante.

Mais la recherche, ou du moins une approche de démarche scientifique, est également un vecteur potentiel de développement professionnel de l’enseignant en soi. L’idée nous vient du monde anglo-saxon avec le SOTL (Scholarship Of Teaching and Learning), à savoir mettre en place une méthode professionnelle, réflexive, instrumentée sur ses pratiques d’enseignement allant jusqu’à la publication. Cette démarche n’est pas nouvelle, mais a comme qualité de rapprocher pratiques d’enseignement des pratiques de recherche. Dans un tel cadre l’accompagnement par un conseiller pédagogique qui vient en soutien aux projets de renouvellement pédagogiques d’enseignants trouve naturellement sa place, en proposant à l’enseignant des outils pour l’aider à éclairer sa pratique, et à réfléchir à des pistes d’évolution. En adoptant une pratique réflexive, le développement professionnel pédagogique devient rationnel.

Traditionnellement, une question clé pour le chercheur est d’identifier des communautés savantes avec lesquelles il va pouvoir échanger sur ses travaux, et dans lesquelles il va pouvoir monter en compétence.Là encore le conseiller pédagogique peut jouer un rôle en tant que relai vers des communautés au sein desquelles il a vocation à participer. Bien que trop peu connues, de telles communautés existent dans le domaine pédagogique, qui permettent de progresser en adoptant une démarche SOTL. Elles peuvent être liées à une discipline (comment enseigner l’informatique, par exemple), à un type de pratique ou de méthode (en pédagogie, on trouve par exemple une communauté autour de la classe inversée). Elles peuvent avoir vocation à accueillir un public développant une réflexion un peu plus mûre sur les pratiques en croisant avec un public en sciences de l’éducation (comme l’AIPU ou la communauté autour du colloque « Questions de Pédagogies dans l’Enseignement Supérieur » pour citer les deux communautés francophones principales. Les enseignants-chercheurs qui font un pas vers ces communautés et leurs colloque sont souvent conquis par la qualité des échanges (voir par exemple l’évaluation du dernier colloque en date de QPES). Ces communautés sont conscientes des enjeux liés au numérique, utilisent le numérique au quotidien, mais n’en font pas un enjeu central.

Parmi les communautés qui tirent parti du numérique, notons ces nombreuses communautés nées autour d’une pratique pédagogique, comme celle des twictées, ou de la classe inversée, qui ont émergé rapidement et qui se sont prolongées par des colloques. Certes, ce sont des exemples dont un est plutôt issu du secondaire, mais ils démontrent l’émergence possible et souhaitable de communautés nouvelles, hors des influences institutionnelles. À cet égard, l’organisation de l’université d’été Ludovia est exemplaire en sachant reconnaître et accueillir ces communautés émergentes. Notons aussi le réseau des Learning Labs, qui se fédère autour des changements de pratiques et des espaces sous l’impact du numérique, qui s’avère être également être une communauté dynamique et ouverte.

Les humanités numériques promeuvent les approches de science ouverte. Dans un contexte numérique, la publication peut prendre différentes formes, les démarches participatives permettent d’alimenter le débat, et on constate l’apparition de nouvelles formes d’événements plus actifs et moins formels. Tout cela créé un écosystème dans lequel il est possible d’évoluer du pédagogue débutant au chercheur confirmé.

Coté publication ouverte, des enseignants dont certaines références du domaine proposent des blogs, sources de réflexions. Certains médias proposent également des « fermes de blog » comme Educpros ou proposent des tribunes à des scientifiques (je pense à The Conversation qui propose une rubrique éducation). Des MOOC autour de cette transformation numérique sont également proposés. Certains permettent de créer des communautés temporaires susceptibles de nourrir des échanges intéressants.

Parmi les qualités du numérique, il y a cette opportunité de donner à voir l’abondance des initiatives. Des sites participatifs, comme par exemple innovation-pedagogique.fr, permettent une valorisation aisée des développements pédagogiques et des idées. À la fois source d’information, point d’entrée d’une communauté et moyen d’entamer une production écrite sur le web et de la partager avec ses pairs. On rentre là dans une démarche classique du numérique où chaque lecteur peut également contribuer, et où l’adhésion à une communauté est facilitée. Ce site promeut également une démarche de publication ouverte (chère également aux acteurs de humanités numériques) en relayant nombre d’autres publications ouvertes (de blogs de l’enseignement supérieur mais aussi de revues classées).

Notons également une initiative de réseau coopératif qui débute ici pour recenser et valoriser cet écosystème numérique autour de la pédagogie.

Il existe également des revues ouvertes dans le domaine (RIPES, RITPU, STICEF, …), mais conservant une démarche plus classique dans l’édition. L’Arxiv de l’éducation reste à créer.

Le numérique, ce sont aussi une nouvelle manière d’organiser des événements participatifs, actifs, dynamiques, permettant de se projeter dans le futur. Événements qui sont évidemment relayés dans le monde virtuel. Il y a eu les MOOCamp, Hack’apprendre pour imaginer l’université en 2035, ou les Orphee Rendez-vous. Il y a maintenant Edumix. Ces événements permettent de renforcer des communautés, d’élargir leurs bases, de mettre en avant le caractère humain de cette transformation.

Accompagner les enseignants à s’approprier les outils numériques doit sans aucun doute se prolonger par une invitation aux enseignants à intégrer les communautés s’intéressant à la pédagogie, à développer une littératie numérique en lien avec ces communautés, pour qu’ils puissent ensuite réinvestir les idées qu’ils auront collectées et les pratiques qu’ils auront développées avec leurs étudiants. La bonne nouvelle est que la démarche est proche de celle de la recherche, et que les évolutions visées correspondent également aux évolutions des pratiques des chercheurs. La transformation en cours nous invite donc à associer numérique, pédagogie et recherche.

NB : de retour d’Edumix, je confirme que l’on peut (doit?) aborder cette transition avant tout comme une aventure humaine. Ce petit texte s’affine dans mon traitement de textes depuis quelques jours, en vue de la journée transition digitale proposée par Educpros le 19 octobre. Un grand merci également à ma collègue Marine Karmann pour ces échanges qui nous ont permis d’affiner notre réflexion.

edumix Zapata

Crédit Photo : l’équipe Zapata – Edumix Saint Etienne par le media room – licence CC-by-sa
 

Université contributive – état des lieux

Pour une université en phase avec son temps et ses valeurs

La transition numérique modifie l’université de manière plus profonde qu’il n’y parait. Aborder cette transition par le prisme de la contribution permet d’avoir une vision émancipatrice du numérique. Nous allons considérer ici les changements déjà en cours sur le terrain pour montrer qu’ils prennent sens en les articulant au travers de la notion d’université contributive.

« Une université est un établissement qui fédère en son sein la production, la conservation et la transmission de différents domaines de la connaissance » (Wikipedia). L’article cite ensuite Peirce, un philosophe américain, qui a défini en 1891 l’université comme « une association d’hommes […] dotée et privilégiée par l’État, en sorte que le peuple puisse recevoir une formation [guidance] intellectuelle et que les problèmes théoriques qui surgissent au cours du développement de la civilisation puissent être résolus ».

Le numérique transforme profondément la manière dont on produit, conserve et transmet la connaissance, c’est à dire le cycle complet de la vie de la connaissance. L’abondance des informations, leur diffusion ouverte, le partage et la collaboration deviennent la règle. La transition numérique transforme la société et a donc un impact sur l’université. Sur le question de l’évolution de l’université, les rapports (Stranes, Europe)  se suivent mais n’interpellent pas directement les acteurs, que ce soient les étudiants, les enseignants chercheurs ou les autres acteurs de l’université. Et pourtant sur le terrain les choses bougent, la manière d’aborder la recherche, l’enseignement, l’organisation des espaces se modifient en phase avec les attentes des uns et les valeurs portées par les autres. En quoi ces évolutions dessinent elles une université contributive? C’est ce que nous allons essayer d’esquisser ici.

Pour définir “Université contributive”, il n’est pas possible de s’appuyer sur Wikipedia (l’article  “Université contributive” reste à créer à  l’heure où j’écris ces lignes), ni sur quelque moteur de recherche que ce soit, c’est donc clairement un néologisme qui est proposé dans le cadre du MOOC Enseigner et Former dans le Supérieur. C’est Bernard Stiegler qui va nous permettre de démarrer au travers de ce qu’il appelle l’économie de la contribution et sa réflexion sur le travail contributif. Un autre point d’entrée théorique pourrait alors être le travail de Michel Bauwens  (voir par exemple son livre Sauver le Monde, ou un interview «Le « peer to peer » induit que la production émane de la société civile»). Le principe est que tous les acteurs peuvent contribuer, dans notre cas donc étudiants, enseignants chercheurs, mais également tout le personnel des universités, aux différentes facettes de la vie de la connaissance.

Nous allons essayer de cerner la notion au travers de courants qui existent aujourd’hui. Au delà de la théorie, la contribution prend corps à partir du terrain. Tout comme le web est défini par le flux, sans action point de contribution. Dressons donc un panorama partiel des courants et des actions qui relèvent de cette université contributive.

Au niveau recherche tout d’abord, différents mouvements,comme les Humanités numériques, la science 2.0, qui promeuvent de nouvelles approches pour faire de la recherche, en permettant à tous de s’associer à un travail de recherche, en publiant non seulement les résultats, mais en partageant également les données utilisées et le protocole expérimental retenu. Le processus de recherche devient ainsi communautaire. Parmi d’autres, le projet Cesgo, issu du domaine de la biologie, propose une infrastructure de recherche complète (un environnement virtuel de recherche) permettant un travail collaboratif entre chercheurs  en mettant à disposition moyens techniques et humains pour conduire un telle démarche contributive. Ces différents mouvements et initiatives promeuvent une approche ouverte pour les données et les publications, considérant que la connaissance, produite par les universités, est à verser dans le domaine des biens communs. La connaissance doit être disponible pour tous, et est gérée par la communauté.

Au delà du cercle des chercheurs, les démarches de science ouverte proposent d’associer les citoyens à la recherche. Des initiatives en cours de construction comme ”65 millions d’observateurs” visent à permettre à chacun de contribuer. Les chercheurs anglais en éducation qui publient chaque année depuis 2012 un dossier prospectif sur les grandes tendances pédagogiques, ont parfaitement intégré cette dimension dans leur cadre d’analyse. Le rapport “Innovating Pedagogy” de 2013 mettait ainsi en avant la “Citizen Inquiry” au coté de la “Maker Culture”, du “CrowdLearning” et des MOOC (résumé en français ici).

Entre recherche et pédagogie, François Taddei milite pour le développement de démarches collaboratives dans l’éducation, basées sur la démarche scientifique et ouvertes sur le monde.

Coté enseignement l’université contributive va au delà de la simple ouverture de ressource. En termes de pédagogie, elle passe par un accompagnement de la construction de la connaissance par les apprenants, en phase avec les compétences définies par la littératie numérique. Par exemple, certains proposent une co-écriture avec les étudiants des ressources d’un cours. Une telle démarche contributive entre dans le cadre des ressources éducatives libres (REL ou OER en anglais, libre car quel autre statut donner à une telle oeuvre collective). Il devient possible de proposer un cours basé sur les contributions des étudiants.

Dans un certain nombre d’institutions et dans un cadre défini, les étudiants peuvent également proposer leurs sujets de projet ou de recherche. Les productions issues de ces travaux sont d’ailleurs des contributions à la connaissance.

L’évaluation et l’apprentissage par les pairs permettent aux étudiants de contribuer à leur formation. L’évaluation par les pairs a notamment connu un regain d’intérêt dans les évaluations dans les MOOC.

L’étudiant devient ici contributeur de sa formation et de celle de ses pairs. L’enseignant est accompagnateur, garant du processus de construction. Et on le voit ces contributions peuvent porter aussi bien sur le contenu, que sur les sujets d’études ou même l’évaluation.

L’université est également un lieu de vie. Là aussi la logique de contribution transforme les espaces et permet de repenser les événements. Le Fablabs qui développent la culture du faire et de l’auto-organisation fleurissent dans les universités. La conception des espaces est repensée pour intégrer le numérique, encourager les échanges, et mieux accueillir les étudiants.

Un lieu de vie est un espace d’accueil d’événements. Les approches contributives ont depuis longtemps pris conscience de l’importance de rencontres physiques, d’événements qui donnent à voir, et qui amplifient la logique de contribution. Nombre de conférences informelles, d’échanges, de débats se déroulent sur les campus. Citons deux exemples parmi d’autres qui démontrent de nouvelles formes d’échanges sur des sujets trop peu mis au débat.

Le premier exemple est le MOOCamp day, événement national organisé sur 7 sites simultanément, durant lequel la proposition était 1) de proposer des sujets de MOOC, 2) de construire ensemble les scénarios des MOOC retenus, 3) de voter pour son MOOC préféré. La contribution de tous porte bien ici de sur des sujets de cours, de leurs organisations et de leurs contenus.

Le deuxième exemple est la journée Hack’apprendre “2035 idées pour construire l’université en 2035” de l’université de Louvain La Neuve durant laquelle chacun était invité à contribuer en apportant ses idées sur l’université de demain.

 

Et en parlant du renouvellement des espaces et de l’organisation des événements, nous venons implicitement de parler des espaces de conservation de la connaissance, tant les bibliothèques ont été les premiers espaces à se repenser en tant qu’espace de ressources, de travail en groupe, et d’événements, souvent en se rebaptisant learning centers. Les personnels de ces espaces ont d’ailleurs vu leur métier évoluer. Certains se constituent en communauté ouverte pour contribuer à l’évolution de leur métier, comme par exemple au sein de doc@Brest.

On le voit, de nombreux éléments existants contribuent à dessiner l’université contributive. L’acception de cette notion permet de donner corps et cohérence à de  nombreuses initiatives qui dessinent une véritable évolution de l’université. En associant tous les acteurs, et toutes les facettes, elle implique une approche holistique de l’évolution de l’université.

Cette évolution permet de réaffirmer la place de l’université au sein de la cité. Elle modifie nos métiers (d’étudiants, d’enseignants chercheurs, mais aussi on l’a vu au travers de l’exemple des bibliothécaires de tous les autres personnels de l’université). En revisitant la notion de pairs, elle fluidifie les relations. En donnant un pouvoir d’agir à tous les acteurs, elle est plus intégrative. En ne s’interdisant pas de sujet a priori elle permet d’évoluer et d’être en prise avec la société. Et nous pouvons tous y contribuer.  

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Postface : beaucoup d’autres exemples pourraient compléter ce panorama, n’hésitez pas à me les faire connaître. Et puisque ce billet est écrit dans le cadre d’un débat proposé par le MOOC Enseigner et Former dans le Supérieur, n’hésitez pas à réagir.

Crédit photo : Global Village au Centre Vie par Telecom Bretagne lience CC-by-nc-sa

Avez vous lu le rapport « Innovating Pedagogy 2014 » ?

C’est maintenant le troisième rapport que les chercheurs anglais de l’Open University nous proposent faisant la synthèse des tendances dans les innovations pédagogiques. Il est intéressant de voir l’évolution de leurs travaux. Il y a à la fois une dimension feuille de route et un travail de fond sur les tendances pédagogiques.

Le mot clé cette année encore est « social ». Ainsi les MOOC deviennent selon eux des « Massive Open Social Learning ». Derrière cette reformulation, il y a une idée, à savoir la personnalisation, qui est avant tout de donner aux apprenants le pouvoir de choisir quoi et comment apprendre et que l’enseignement s’adapte à l’apprenant. Il y a également une question, qui est : quelles sont les pédagogies qui s’améliorent quand on augmente le nombre de participants (dit autrement qui passent à l’échelle).

Ces aspects sociaux se retrouvent dans les questionnements propos des données à recueillir pour la deuxième entrée de ce rapport : « conception des apprentissages guidée par les données ». Quelles sont les bonnes données et les outils pour les analyser. Clairement, nous en sommes au tout début pour trouver les bonnes métriques.

Si ces 2 entrées sont des mises à jour du rapport Les 8 autres entrées sont nouvelles. On y trouve des éléments déjà présentés par ailleurs : Flipped classroom, BYOD (Apportez vos Appareils Numériques), qui reconnaissent une certaine autonomie aux étudiants et promeuvent plus d’interactions entre pairs. On trouve également comme entrée, l’apprentissage au travers d’événement (event-based learning). C’est une reconnaissance de l’importance des événements participatifs qui fleurissent autour des tiers-lieux, des fablabs, comme les startup weekends ou autres MOOCamps.

On voit également des fondements pédagogiques apparaître, qui démontrent bien la prise d’autonomie et la collaboration. Ces trois points se positionnent dans le processus d’apprentissage. De manière générique, nous trouvons la notion de « apprendre à apprendre », l’idée est bien d’encourager une double boucle, d’apprentissage et de démarche réflexive pour permettre aux apPrenants de développer leur auto-détermination. L’entrée « learning through storytelling » propose ainsi une modalité. La question du « dynamic assesment » ou évaluation dynamique, aborde ainsi l’évaluation non pas sur la question de la maîtrise des connaissances, mais sur la détermination des potentialités d’apprentissage, pour permettre de définir les parcours futurs. C’est un changement de perspective intéressant, élargissant la potentialité de l’évaluation formative.

Autre élément clé que nos collègues ont choisi de mettre en avant, l’idée des concepts en rupture (tentative de traduction de « threshold concept »). Ces concepts, comme la récursion en informatique, la question de la respiration d’un muscle, …, sont des changements de modèles de compréhension, donc des barrières d’apprentissage. Ils sont souvent identifiés dans les disciplines. La proposition est donc d’intégrer dans la conception des formations ces pivots de l’apprentissage. Leur analyse est qu’il y a actuellement un mouvement pour partager et discuter ces concepts d’une part et de les intégrer dans les curriculums d’autre part.

Leur dernière tendance m’a fait particulièrement plaisir, mettant à l’honneur le bricolage, au sens de Levy-Strauss, bien sûr. Leur première acception est dans la démarche d’apprentissage au travers d’une certaine improvisation, source de pratique et de créativité. Leur seconde acception renvoie à une démarche d’innovation pédagogique, que je revendique, basée sur l’expérimentation, la combinaison, le détournement, l’essai-erreur. Source de rupture, c’est une réelle démarche de rupture en phase avec la culture numérique qui est bien le moteur de l’innovation pédagogique actuellement.

Source du schéma : projet beyond prototypes

La dynamique de France Université Numérique pour les MOOC

France Université Numérique (FUN), c’est évidemment bien plus que la question des MOOC. C’est un agenda qui s’articule autour de 18 actions, dont la troisième concerne la plate-forme de MOOC. Ce qui veut dire que la plate-forme de MOOC entre à la fois dans une logique globale et préfigure ce que doit devenir FUN.

Depuis le printemps dernier, Catherine Mongenet qui est l’âme de FUN, en tout cas la chargée de mission, s’attache à fédérer les acteurs autour des MOOC, notamment les établissements offreurs de cours, mais également les acteurs de la recherche, tout en gardant des relations cordiales avec les différents acteurs économiques. Chacun semble trouver ses marques, et à trouver sa place, entre les plate-formes privées ou alternatives, les soutiens à la conception de MOOC, les approches éditoriales. Bref, l’écosystème prend forme et semble plus serein. On verra comment la mise en place de la fondation FUN (action 9) permettra à cet écosystème de se développer.

La mise en place de la plate-forme a été un peu compliquée, mais s’est faite avec une vraie volonté d’associer les acteurs, notamment les premiers concepteurs de MOOC. C’est une bonne chose car cela a permis d’éviter de construire une structure déconnectée de la réalité. Si tout le monde n’y a pas trouvé tout ce qu’il espérait, le résultat est issu d’un consensus entre volonté politique, impératifs techniques, et besoins des producteurs de cours. Cela donne toutes ses chances à une telle plateforme. Beaucoup reste à faire, et certains trouvent que cela n’avance pas assez vite, mais au moins cela avance de manière concertée. On peut également regretter que celle-ci ne soit pas très innovante, mais elle a au moins le mérite d’exister et de fédérer.

Plus intéressant, ce dispositif n’est pas que technique, il y a un véritable accompagnement pour développer les pratiques. Cela a débuté par la mise à disposition d’un ensemble de documents, de nombreux messages pour informer le public des 22 cours mis à disposition. Il y a eu la mise en place de personnes-relais dans les différents établissements, qui sont régulièrement informés. Il y a des réunions d’échanges entre concepteurs, des sites de partage … bref, on cherche à construire un communauté.

La seconde phase est maintenant de proposer des formations sur la conception de MOOC sur FUN en 2 jours. Si celles-ci sont en présentiel, elle s’applique le principe de la classe inversée, en proposant des vidéos de présentation à consulter avant la session. Certaines sont en ligne ici ou . Reste à développer son pendant en ligne, sous forme de MOOC évidemment. On en reparlera 🙂

Le MOOCamp marque une nouvelle étape qui a ravi un certain nombre d’entre nous. On va ici au delà de la communauté technique pour proposer des approches d’innovation ouverte qui permettent de sortir des sentiers battus. Et l’écosystème des MOOC y est sensible et prêt à jouer le jeu.

De manière intéressante, ce n’est qu’après que ces premières étapes soient en place que l’on annonce la mise en place d’un fond pour l’équipement des universités. Un fond d’équipement de laboratoire d’enregistrement est prvéu. Il pourra s’appuyer sur un ensemble varié de solutions explorées. Les fonds de soutien pour la formation professionnelle et pour les investissements d’avenir, prendront place dans un écosystème qui aura déjà décanté des premières pistes. Les aides pourront donc être décidées sur des éléments plus fiable que sur des intentions.

Bref au travers de cette initiative, l’enseignement supérieur semble enfin intégrer dans son fonctionnement les éléments clés d’une réussite du numérique : écosystème, coproduction, accompagnement, innovation ouverte…

crédit photo : #jiscwebminar what is a MOOC ? par  giulia.forsythe licence CC-by-sa-nc

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