MOOC, un état des lieux à IUTice 2013

Reprise de mon bâton de pèlerin des MOOC, c’est à Bayonne que je me rend cette fois-ci pour parler de MOOC, suite à une très conviviale invitation aux journées IUTice ce vendredi 27 septembre. Logiquement, en cette rentrée 2013, qui voit les initiatives se multiplier dans nos contrées, un an après le démarrage du premier MOOC francophone ITyPA, il était impératif de faire un état des lieux. Tentative de réponse vendredi, avec le diaporama ci-dessous.

Il me reste à préparer un atelier : MOOC, Comment, pour qui, pourquoi ? Mais peut être travaillerons nous de manière plus interactive 🙂

MOOC, un objet à identifier

C’est le titre un peu curieux retenu pour le séminaire inter UNR (Université Numérique en Région) de mardi dernier. Mais rassurez-vous il ne s’agissait pas tant de découvrir ce qu’est un MOOC, que plutôt faire le point sur ce qui c’est passé ces derniers mois (avec notamment un premier retour sur le MOOC C2i). Et surtout à l’heure où le projet France Université Numérique doit afficher une première feuille de route, c’était l’occasion de mieux cerner les dimensions du phénomène, de suggérer des pistes, des éléments constitutifs importants aux yeux des intervenants. Nous verrons ce qui en sera retenu. En attendant les vidéos sont sur le site de l’UPMC, notre hôte du jour. La présentation de Patrick Jermann de l’EPFL a été particulièrement claire. Pour ma part, j’y ai été filmé en présentant ces diapos :

Les photos de tempête sont de 2008, année de l’invention de l’acronyme.

Crédit photo : MOOCs and Education crossroads par Street Smart Brazil licence CC-by-nc

Enseigner dans l’UEBC@mpus : un nouveau défi

C’est le titre de la journée organisée mardi dernier 16 avril, à Rennes par l’UeB. Nous y avons découvert de nombreux services mis en place pour accompagner les enseignants, notamment à organiser des classes ouvertes en ligne (classe virtuelle) ou sur plusieurs site (par visio), qui démontre un savoir-faire certain de notre belle région. Il a été également question de construction de bâtiments pour mieux servir ces dimensions et de nouveaux projets proposés par les enseignants-chercheurs, et financés par l’UeB. On y voit comment le numérique, la maîtrise des données impacte à la fois sur le métier du chercheur, que sur la diffusion des connaissances. L’un de ces projets est bien évidemment notre projet de MOOC sur les risques et aléas pour les sociétés littorales.

Les organisateurs m’ont également demandé une présentation spécifique MOOC, en me proposant le titre de MOOCs, formations en ligne de demain ? J’ai donc abordé la question en montrant sur quels éléments actuels ces cours s’appuyaient:Web2.0, hybridation, collaboration, abondance des contenus. J’ai ensuite développé l’évolution possible du modèle issus des facs américaines, en intégrant les dimensions plus connectivistes, et repris les impacts auxquels il faut se préparer au niveau universitaire.

Par rapport aux présentations précédentes, mes 2 premiers transparents visent à montrer que les MOOCs sont au e-learning ce qu’est le web2.0 au web original.

Crédit photo : How long does it take to learn a meta-skill? 366/138 May 17, 2012 Par ConnectIrmeli – licence CC-by-nc-nd

Le travail collaboratif et les MOOCs

Aujourd’hui, c’est à Brest que je parle de MOOCs dans le cadre d’une journée « apprendre avec le numérique ». Le point d’entrée qui m’a été demandé est de partir du travail collaboratif. Je commence donc sur des exemples de travail collaboratif qui enrichissent l’expérience dans la vie de tous les jours dans la classe, pour ensuite présenter les MOOCs, et me concentrer sur les aspects d’échanges, ce qui va m’amener naturellement au connectivisme:-)

On a parlé dans la matinée de l’importance du multimédia, de la question qui se pose face à des entreprises du softpower comme Coursera. Michel Briand a introduit la journée en parlant de l’importance du phénomène collaboratif, de l’ouverture pour construire une société numérique.

L’ensemble des vidéos de cette journée sont accessibles en ligne. Mon intervention a également été enregistrée.

 

Crédit photo : LabFab_20_fev_12_065 Par flamand_laurent – licence CC-by-sa

le numérique au coeur des espaces d’apprentissage, de la salle de cours au MOOC

Pour sa 5ème édition du « Printemps des TICE », les organisateurs m’ont gentiment invité à venir faire une présentation.

Lors de la préparation, nous avons échangé sur la question des espaces d’apprentissage, les dimensions collaborative dans le numérique, et évidemment de MOOCs tant le sujet est à la mode. J’ai donc cherché à montrer les continuités que l’on pouvait trouver entre le réaménagement des espaces d’apprentissage dans les enceintes universitaires et les tensions que l’on retrouve entre xMOOCs, transcription numérique des amphithéâtres rendus un peu plus interactifs, et les cMOOC basés sur l’échange et la communauté comme on peut les retrouver dans les tiers lieux. Parmi les sujets du numérique, je trouve passionnant ces influences croisées entre espaces numériques et espaces physiques.

Les participants ont pu expérimenter pendant cette présentation une prise de notes collaborative sur framapad.

 

Pour ceux qui préféreraient une version vidéo, Paris I a publié un enregistrement vidéo des échanges.

crédit photo : Faculdade de Direito de Paris / Law School at Paris par Marcio Cabral de Moura licence CC-by-nc-nd

Un MOOC pour alimenter le débat citoyen

Nous commençons mardi dans le cadre de l’UeB C@mpus une nouvelle expérience qui s’annonce passionnante, à savoir tenter d’amener chercheurs, décideurs, associations, représentants de la société civile, enseignants, détenteurs de connaissances et d’attentes à échanger dans un espace numérique, et à se constituer comme communauté abordant des questions de sociétés.

Nous avons choisi pour amorcer cette communauté la forme d’un événement de construction collaborative, sur une durée limitée. Bref un MOOC au sens connectiviste, sur le modèle des cours proposés par George Siemens. Nous pensons particulièrement aux cours où il pose la question de l’évolution des systèmes éducatifs (CHFE12 , ou edfuture  pour le plus récent).

Si la question du futur de l’éducation est effectivement une question importante, d’autres questions se posent dans nos sociétés modernes. Parmi celles-ci, la thématique « risques, aléas et vulnérabilité pour les sociétés littorales » peut fédérer, notamment en Bretagne, où un réseau de recherche sur le sujet est en cours de création. La question est heureusement plus large que la Bretagne, et ce débat sera ouvert à tous ceux qui voudront s’y joindre.

Nous profitons donc de cette dynamique pour proposer une forme originale de mobilisation pour construire un consensus au travers d’une appropriation sociale des sciences.

Certains voient la diversité comme une source de réussite des MOOCs dits connectivistes. Les différences de parcours des participants et la nature profondément pluridisciplinaire du questionnement seront donc nous l’espérons des éléments qui contribueront à la réussite de notre projet. Il paraît également important d’expérimenter ces formes d’enrichissement mutuel dans des contextes autres que la problématique de l’éducation. Une des difficultés principales sera sans doute l’appétence des participants à contribuer dans un environnement numérique ouvert.

La première phase à donc débuté mardi 2 avril, à l’occasion des conférences de recherche organisées par l’UeB à Brest. Nous avons réuni les scientifiques qui ont répondu favorablement au sujet, pour les mobiliser, construire avec eux la trame des thématiques qui donneront l’ossature au projet.

Nous travaillerons ensuite à l’organisation d’un corpus accessible. Notre objectif est de lancer le cours en lui-même après les municipales de l’an prochain, pour éviter des positionnements par trop partisans en période électorale.

Je vous laisse découvrir les différents partenaires de ce projet au travers du programme du séminaire de lancement. Je trouve pour ma part enthousiasmante la phrase finale : « Ce projet s’inscrit donc dans le cadre des humanités numériques ».

Ma participation s’inscrit bien dans la diffusion de ce que nous, animateurs, avons appris dans ITyPA, mon diaporama est donc largement inspiré de ce que l’équipe de ITyPA a déjà présenté par ailleurs, comme exemple d’inspiration et comme base de travail pour cette nouvelle aventure.

À L’issue de cette première réunion, je ressors très impressionné par la multiplicité des questionnements suscités par ce projet : la question de la constitution d’un corpus partagé, de la multiplicité des points de vue qui vont apparaître, les questions des modes de construction de la connaissance non seulement chez les chercheurs mais aussi les autres acteurs, mais surtout ce qui ressort est bien la question de l’impact sur les pratiques des chercheurs, la position du chercheur entre observateur de phénomènes, constructeur de sens, diffuseur et acteur. On touche bien ici toutes ces dimensions dans ce projet. La question de la place du chercheur dans la société se posera bien au travers de ce projet, qui nous fera donc avancer dans nos réflexions.

Crédit photo : 091028 019 900 par François à L’Imprévu – licence CC-by-nc-nd

Supports pédagogiques : s’ouvrir … pour exister

Jeudi dernier, j’ai passé une journée très agréable, et surtout très intéressante à Paris Descartes. Les Jnum de cette année s’attaquaient en effet au thème de l’Université Ouverte dans son sens le plus large. L’introduction de François Taddei a été lumineuse.

Hubert Javaux, m’a demandé de remplacer au pied levé Marcel Lebrun, malheureusement souffrant, qui devait proposer une conférence en début d’après midi sur les aspects pédagogiques. Sa gentillesse, sa mise en confiance m’ont poussé à accepter et j’ai essayé de monter un discours en très peu de temps. J’ai également préféré échanger l’injonction « s’ouvrir ou périr » par « s’ouvrir … pour exister » moins angoissante. Le résultat est repris ci-dessous, c’est beaucoup moins élégant que ce qu’il faudrait, mais je pense que le déroulé est correct, et a été entendu. Pour juger du résultat vous pouvez regardez l’enregistrement vidéo qui a été réalisé par l’équipe de la journée.

Une table ronde a beaucoup traité des MOOCs, avec Yves Epelboin et François Taddei et moi même. De manière générale, l’ensemble de la journée a été filmée et mise en ligne ici.

Notons également l’intervention de conclusion de Denis Berthiaume, qui nous rappelle la nécessité de disposer de moyens humains (accompagnement) et financiers pour avancer sur ces questions, même et surtout s’il y a urgence, pour espérer impacter durablement les universités.

Pour compléter, 3 présentations récentes qui auraient pu également en partie convenir pour un tel titre.

PS : pour la petite histoire, je viens de rédiger ce billet dans la bibliothèque de l’UBO, qui est vraiment un bel endroit, parfait pour travailler.

crédit photo : Bibliothèque Universitaire centrale – centre ville (Brest) Juillet 2010 par adeupa de Brest – licence by-nc-sa

ReSOP – un MOOC sur les réseaux sociaux comme Outils Pédagogiques

Une nouveau MOOC démarre ce matin. Il s’agit de ReSOP (pour Réseaux sociaux comme Outils Pédagogiques). Logiquement pour un tel sujet, il s’agit d’un MOOC connectiviste. Sébastien Reinders, que j’ai appris à connaitre et à apprécier lors de 2 écoles d’été Ludovia, m’a demandé de jouer le rôle de l’intervenant de lancement.

J’ai donc produit une petite vidéo, un peu seul pour démarrer, en rentrant de vacances, qui me parait bien imparfaite :

Je remet ici les quelques liens cités :

Conférence : Nomadisme, mobilité – utiliser les Equipements Numériques pour apprendre

J’ai été invité par l’Université de Brest (dite de Bretagne Occidentale) a faire une présentation sur ce qu’apportent l’usage des mobiles à l’université. La présentation aura lieu en centre ville à l’université Victor Segalen en salle B001 à 14 heures. (Mise à jour 13/02/2013 : vous pouvez retrouver l’enregistrement vidéo en ligne)

En résumé :

L’usage des mobiles rend possible de nouveaux modes d’apprentissages. La mobilité n’est ainsi pas que spatiale, mais ouvre aussi de nombreuses autres dimensions : temporelle, thématique, sociale, informative, technique. Comprendre le champ des possibles de ces nouveaux outils permet de les intégrer dans ses apprentissages pour les étudiants, et dans sa pédagogie pour l’enseignant.

L’immense majorité des étudiants disposent aujourd’hui d’équipements personnels, PC portables, smartphones, voire tablettes qu’ils utilisent au quotidien. La fracture numérique ne se situe plus au niveau du matériel, mais bien au niveau des usages. En permettant à nos étudiants de tirer parti de ces équipements au cœur de nos établissements, nous inversons nombre de logiques d’enseignements qui permettent de renouveler nos pédagogies, de valoriser l’étudiant et de réduire la fracture des usages en leur permettant d’acquérir une littératie numérique indispensable au XXIème siècle.

Au travers d’expérimentations réussies, nous explorerons quelques pistes d’usages au sein d’enseignements ou la participation devient le cœur de la pédagogie.

Pour les curieux et ceux qui ne pourront se joindre à nous voici le diaporama.

IP3S et la question de l’université ouverte en France

Jeudi prochain, le 8 novembre, je serai à Lille au congrès de l’université numérique IP3S pour une session dont le titre « quelle université ouverte en France ? ». J’y présenterai quelques questions que les MOOCs, de nouvelles formes de cours ouverts, permettent de poser.

Si j’ai bien compris l’idée d’université ouverte est ici le modèle des Open University, organisme qui propose des formations en ligne. La question au moment où des établissements pourraient proposer des cours ouverts serait celle de l’articulation entre différentes initiatives nationales.

On pourrait s’amuser à décliner les différentes acceptions du terme ouvert. Ceux qui ont répondu au questionnaire de l’espace recherche d’ITyPA auront déjà quelques éléments. Ceux qui suivent les travaux de Annie Jézégou également. Mais nous y reviendrons autour du bilan de ITyPA.

 

Voici mon diaporama, qui partira évidemment de ce qui se passe actuellement dans #ITyPA :

Peut-être avec vous des idées sur des arguments des questions, qui pourraient compléter l’échange. N’hésitez pas les commentaires sont là pour ça.

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