Plate-formes de MOOCs, déjà la seconde génération

Certains découvrent à peine le phénomène MOOC (si nécessaire lire un résumé de l’année américaine 2012) mais aux États Unis on en est déjà à la saison 2.

Au niveau des plate-formes/startups, Novoed met en avant collaboration, travail en groupes, entre pairs pour améliorer les taux de poursuite dans les MOOCs. Si certains MOOCs l’ont déjà pratiqué (par exemple Learning Creative Learning ou Designing a New Learning Environment), il s’agit bien ici de l’intégrer à part entière dans la plate-forme proposée par cette nouvelle startup issue de Stanford, et d’en faire sa valeur ajoutée.

Au niveau des activités, ici aussi une nouveauté intéressante : Introductory Physics I with Laboratory nous propose d’exploiter les vidéos de notre téléphone pour faire des TP avec des données issues de notre propre environnement. Après l’environnement Python de Udacity, l’éditeur de circuits électriques de edX, on voit poindre une dimension « mobile learning »/BYOD/AVAN qu’il conviendra de suivre.

Coté Europe, si les portails institutionnels ne sont pas encore satisfaisants, signalons deux initiatives originales :

  • La commission ‘européenne a lancé une initiative Academic Cube, qui, si elle n’est pas très MOOC, a par contre le mérite de proposer une vision systémique pour une adéquation entre marché de l’emploi et formation en ligne dans le domaine du numérique ;
  • Dans une démarche très startup, iversity, plate-forme qui nous vient de Berlin, a lancé un concours pour supporter la production de 10 cours et propose aux internautes de contribuer au choix des heureux gagnants parmi les 200 et quelques candidats. Bien vu pour l’entreprise pour identifier les meilleurs cours, et espérons le pour créer une saine émulation ;

Plateformes, prise en compte de la dynamique de groupes et de pairs, élargissement des activités proposées aux participants, ouverture vers la formation tout au long de la vie, crowdsourcing, les acteurs des MOOCs intègrent une à une les dimensions de l’âge de la multitude.

Crédit photo : 703. L’éducation suffit-elle ? par un singe qui parle – licence CC-by-nc-sa

MOOC en français, où en sommes nous ?

Il y a eu beaucoup d’agitation en France autour de l’acronyme MOOC et du mouvement lié aux États-Unis.

Rappelons d’abord que c’est bien le nombre d’inscrits à ces cours (par milliers ou dizaines de milliers par cours) qui a retenu l’attention. Notons également que le mouvement pour décoller est passé par quelques étapes clés : d’abord l’initiative d’enseignants qui ont choisi d’ouvrir l’inscription à leur cours sur Internet, ensuite ces mêmes enseignants ont créé des portails suscitant et regroupant une offre visible, chaque cours étant accessible en 1 clic, avec comme affichage : 1 sujet attirant, 1 vidéo de présentation, 1 professeur et/ou un nom d’université.

Ces cours ouverts s’appuient donc sur un cours, souvent existant, présentés pour encourager l’adhésion, et mis à disposition de manière visible pour être trouvés facilement. Cette approche propose un mouvement nouveau d’offre de cours rendant l’accès à la connaissance plus facile que jamais à tous les internautes.

Où en sommes nous donc de ce coté de l’Atlantique ? (Je me concentre ici sur ce que je connais mieux, à savoir la France, mais les tribunes de Mario Asselin me laissent penser que la situation n’est pas très différente au Québec)

Du coté des enseignants, nous avons eu trois MOOCs proposés : ITyPA (Internet Tout y Est Pour Apprendre) dans lequel les promesses étaient de mieux maîtriser les dynamiques du Web pour apprendre et de découvrir une modalité appelée connectivisme, GdP (Gestion de Projet) dans lequel la promesses était d’obtenir un certificat lié à la maîtrise des techniques de gestion de projet, et l’introduction aux réseaux cellulaires proposé avant tout à des élèves ingénieurs (de Télécom Bretagne) sur une plateforme dédié aux MOOCs hébergée localement et permettant aux participants de partager ce cours d’école. Bref, on trouve ici une poignée d’innovateurs, tous d’accord sur cette volonté de diffusion de la connaissance.

Ces trois cours ont suscité l’intérêt mais pas encore un mouvement, peut être parce que ces cours n’émanaient pas directement d’établissement aussi emblématiques que Stanford ou le MIT. Peut-être aussi parce qu’il fallait être attentif pour apprendre leur existence, et les retrouver sur leurs sites respectifs sur Internet.

Deux écoles, nos amis suisses de l’EPFL et des collègues de l’école Polytechnique ont choisi de profiter des portails/plate-formes américaines pour se faire la main. L’EPFL a ainsi acquis une expérience sur des cours de quelques dizaines de milliers d’inscrits. Pour Polytechnique, rendez-vous à la rentrée. Passer par un tel portail/plate-forme facilite le montage d’un MOOC, et surtout garantit une audience importante. C’est donc une bonne tactique pour démarrer un mouvement de MOOCs francophone, mais intimement liée aux visions des hiérarchies américaines. Coursera a comme politique de choisir les 5 meilleures universités par pays (selon quel classement ? Je n’aimerai pas être dans la 6ème). C’est un modèle de développement cohérent pour une entreprise, pas pour une zone linguistique. Parmi les autres limites, citons : être lié à une solution de plate-forme non choisie, accord par université, et surtout non contrôle des données d’apprentissage.

Coté portail, du coté de l’Europe, on a l’impression d’une main mise des Open-university : FutureLearn coté anglais a été initié par l’Open-University et OpenUpEd est finalement principalement un regroupement des ces universités ouvertes, à tel point qu’on se demande pourquoi le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche y participe. Quel est le problème me direz-vous ? Eh bien, on assiste à une mise en coupe des MOOCs par les spécialistes de l’enseignement à distance, qui ne font qu’essayer de récupérer le mouvement en reproduisant leurs règles : des contenus libres et une inscription payante. Pour rappel, c’est justement parce que les cours étaient issus de cours d’universités présentielles, et que l’inscription est gratuite que le mouvement s’est déclenché. Je ne dirai rien sur l’ergonomie du site, ne permettant pas de recherche particulière (pas de date, de catégorie …), tout en anglais pour présenter des cours dans de nombreuses langues européennes.

Et pourtant de nombreuses annonces de MOOCS d’universités mériteraient d’être rendues visibles, fédérées pour permettre aux différentes initiatives d’être connues.

Mais surtout le problème reste d’inviter de futurs participants francophones à apprendre. C’est le prérequis indispensable qui semble souvent oublié. Chaque professeur qui voudra créer son cours sous forme de MOOC devra se poser la question de ce qui donnera envie à quelqu’un de l’extérieur de son établissement de suivre son cours. La multitude des participants à des MOOC francophones reste à créer

Et aujourd’hui pour recueillir des participants, soit il faut faire une grosse campagne de publicité (les innovateurs de ITyPA et GdP ont fait cet effort), soit faire partie des happy few admis par Coursera ou edX. Il n’y a pas encore d’alternative.

Crédit photo : Grabbing some sushi in Vegas – par Stuck in Customs – licence CC-by-nc-sa

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Écologie des MOOC, une belle diversité

Certains auteurs regrettent une standardisation des cours en ligne dans cette course à copier le modèle MOOC des universités américaines . Et pourtant dès la reprise de l’acronyme par les universités américaines, il y a eu deux modèles très différents entre la mise en ligne de cours d’universités (que l’on a appelé des xMOOCs) et la formule pronée par les canadiens autour de la notion de connectivisme basé sur l’idée que l’apprentissage est un parcours social au cœur d’une abondance de ressources sur Internet (dit aussi cMOOC). Le seul caractère commun entre ces deux manières d’apprendre étant que les cours sont ouverts et sans limitation de nombre d’inscrits (d’où l’idée de masse).

Et depuis cela, chaque chercheur, chaque concepteur de cours ouvert cherche à qualifier des variantes de cours. La première a été le cours basé tâche pour essayer de caractériser le cours ds106 sur la culture des medias. On en trouve d’autres, comme par exemple le pMOOC (pour MOOC en approche par projets). L’éveilleur attire notre attention sur un article de blog qui nous propose une taxonomie de 8 formes différentes. Bref, une belle variété pour un monde soit disant standardisé.

Que se passe-t-il en fait ? Il y a en effet un mouvement important de mise en ligne de cours standards d’universités américaines, qui si on ne regarde que cela et que les cours venant par exemple du domaine informatique peuvent donner une impression d’uniformisation.

Mais en même temps cette ouverture des cours repose beaucoup de question : sur la forme de la transmission, sur la gestion du passage à l’échelle des inscrits, sur les dynamiques sociales possibles grâce au nombre d’inscrits, sur comment rendre des activités possibles pour des publics variés, sur la nature des activités pertinentes en fonction des apprentissages. Cette variété est renforcée par la diversité des disciplines qui sont maintenant proposées, et par la volonté de différentiation de chaque porteur de projet MOOC. On est donc bien dans une période d’intense expérimentation, tant sur les formes de présentation, les types d’activités, le déroulement, l’autonomie des apprenants. La problématique de développement d’esprit critique apparaît clairement au travers d’approches de controverses, mais aussi dans le connectivisme, et dans les cours sur la créativité. Gageons que le développement des compétences de tous nécessitera la plus grande diversité d’approches possibles.

Pour aborder cette diversité, Matthieu Plourde revisite les différentes lettres de MOOC en affirmant que chaque lettre est négociable, ce qui permet d’envisager une variété encore plus importante :

En conclusion de ITyPA, nous avions identifié plusieurs dimensions dites d’ouverture :

  1. Choix des objectifs d’apprentissage, soit par le concepteur du cours, soit par l’apprenant lui-même ;
  2. Choix des ressources, soit définies par l’instructeur, soit constituées collaborativement par les participants. Le contenu du cours est alors émergent. C’est ce qui se passe dans un cours connectiviste ;
  3. Les activités peuvent être proposées ou imposées, guidées ou libres. C’est un paramètre important par rapport à la maturité « numérique » des participants visés. C’est au travers de ces activités que l’on visera l’acquisition de compétences plus ou moins évoluées, plus ou moins engageantes ;
  4. Ces ressources peuvent d’ailleurs être libres ou non ;
  5. Choix de la plate-forme. Le cours peut se tenir sur une plate-forme unique ou sur le web dans son entier ;
  6. Le cours lui-même peut être démarré à l’initiative des participants, sur des plate-formes comme la P2PU.

Bref, cette simple ouverture de l’inscription à tous permet d’en envisager bien d’autres. On assiste actuellement à des variations d’autant plus bienvenues qu’elles sont visibles de tous. Il est certain qu’il y aura à moyen terme une convergence vers quelques modèles qui auront fait leurs preuves. Loin d’une standardisation, nous sommes dans une période d’intense expérimentation.

Essayons, corrigeons, et comparons sans a priori.

Crédit photo : MOOC Poster par mathplourde – licence CC-by

Enseigner dans l’UEBC@mpus : un nouveau défi

C’est le titre de la journée organisée mardi dernier 16 avril, à Rennes par l’UeB. Nous y avons découvert de nombreux services mis en place pour accompagner les enseignants, notamment à organiser des classes ouvertes en ligne (classe virtuelle) ou sur plusieurs site (par visio), qui démontre un savoir-faire certain de notre belle région. Il a été également question de construction de bâtiments pour mieux servir ces dimensions et de nouveaux projets proposés par les enseignants-chercheurs, et financés par l’UeB. On y voit comment le numérique, la maîtrise des données impacte à la fois sur le métier du chercheur, que sur la diffusion des connaissances. L’un de ces projets est bien évidemment notre projet de MOOC sur les risques et aléas pour les sociétés littorales.

Les organisateurs m’ont également demandé une présentation spécifique MOOC, en me proposant le titre de MOOCs, formations en ligne de demain ? J’ai donc abordé la question en montrant sur quels éléments actuels ces cours s’appuyaient:Web2.0, hybridation, collaboration, abondance des contenus. J’ai ensuite développé l’évolution possible du modèle issus des facs américaines, en intégrant les dimensions plus connectivistes, et repris les impacts auxquels il faut se préparer au niveau universitaire.

Par rapport aux présentations précédentes, mes 2 premiers transparents visent à montrer que les MOOCs sont au e-learning ce qu’est le web2.0 au web original.

Crédit photo : How long does it take to learn a meta-skill? 366/138 May 17, 2012 Par ConnectIrmeli – licence CC-by-nc-nd

Le travail collaboratif et les MOOCs

Aujourd’hui, c’est à Brest que je parle de MOOCs dans le cadre d’une journée « apprendre avec le numérique ». Le point d’entrée qui m’a été demandé est de partir du travail collaboratif. Je commence donc sur des exemples de travail collaboratif qui enrichissent l’expérience dans la vie de tous les jours dans la classe, pour ensuite présenter les MOOCs, et me concentrer sur les aspects d’échanges, ce qui va m’amener naturellement au connectivisme:-)

On a parlé dans la matinée de l’importance du multimédia, de la question qui se pose face à des entreprises du softpower comme Coursera. Michel Briand a introduit la journée en parlant de l’importance du phénomène collaboratif, de l’ouverture pour construire une société numérique.

L’ensemble des vidéos de cette journée sont accessibles en ligne. Mon intervention a également été enregistrée.

 

Crédit photo : LabFab_20_fev_12_065 Par flamand_laurent – licence CC-by-sa

le numérique au coeur des espaces d’apprentissage, de la salle de cours au MOOC

Pour sa 5ème édition du « Printemps des TICE », les organisateurs m’ont gentiment invité à venir faire une présentation.

Lors de la préparation, nous avons échangé sur la question des espaces d’apprentissage, les dimensions collaborative dans le numérique, et évidemment de MOOCs tant le sujet est à la mode. J’ai donc cherché à montrer les continuités que l’on pouvait trouver entre le réaménagement des espaces d’apprentissage dans les enceintes universitaires et les tensions que l’on retrouve entre xMOOCs, transcription numérique des amphithéâtres rendus un peu plus interactifs, et les cMOOC basés sur l’échange et la communauté comme on peut les retrouver dans les tiers lieux. Parmi les sujets du numérique, je trouve passionnant ces influences croisées entre espaces numériques et espaces physiques.

Les participants ont pu expérimenter pendant cette présentation une prise de notes collaborative sur framapad.

 

Pour ceux qui préféreraient une version vidéo, Paris I a publié un enregistrement vidéo des échanges.

crédit photo : Faculdade de Direito de Paris / Law School at Paris par Marcio Cabral de Moura licence CC-by-nc-nd

Supports pédagogiques : s’ouvrir … pour exister

Jeudi dernier, j’ai passé une journée très agréable, et surtout très intéressante à Paris Descartes. Les Jnum de cette année s’attaquaient en effet au thème de l’Université Ouverte dans son sens le plus large. L’introduction de François Taddei a été lumineuse.

Hubert Javaux, m’a demandé de remplacer au pied levé Marcel Lebrun, malheureusement souffrant, qui devait proposer une conférence en début d’après midi sur les aspects pédagogiques. Sa gentillesse, sa mise en confiance m’ont poussé à accepter et j’ai essayé de monter un discours en très peu de temps. J’ai également préféré échanger l’injonction « s’ouvrir ou périr » par « s’ouvrir … pour exister » moins angoissante. Le résultat est repris ci-dessous, c’est beaucoup moins élégant que ce qu’il faudrait, mais je pense que le déroulé est correct, et a été entendu. Pour juger du résultat vous pouvez regardez l’enregistrement vidéo qui a été réalisé par l’équipe de la journée.

Une table ronde a beaucoup traité des MOOCs, avec Yves Epelboin et François Taddei et moi même. De manière générale, l’ensemble de la journée a été filmée et mise en ligne ici.

Notons également l’intervention de conclusion de Denis Berthiaume, qui nous rappelle la nécessité de disposer de moyens humains (accompagnement) et financiers pour avancer sur ces questions, même et surtout s’il y a urgence, pour espérer impacter durablement les universités.

Pour compléter, 3 présentations récentes qui auraient pu également en partie convenir pour un tel titre.

PS : pour la petite histoire, je viens de rédiger ce billet dans la bibliothèque de l’UBO, qui est vraiment un bel endroit, parfait pour travailler.

crédit photo : Bibliothèque Universitaire centrale – centre ville (Brest) Juillet 2010 par adeupa de Brest – licence by-nc-sa

MOOC français : premiers bourgeons

Ce n’est pas encore le printemps, mais on s’en approche doucement. Pour les MOOCs, c’est un peu la même chose. Les annonces commencent à sortir :

Tous ces cours nos promettent une certification de fin de cours, sans plus de précision à ce jour.

Gageons que dans les prochaines semaines, nous allons avoir d’autres annonces pour la rentrée 2013, chacun dans son coin, avec sa tactique propre.Les établissements qui ont une marque à valoriser semblent donc tester la formule, à horizon de la rentrée. C’est tant mieux car cela va permettre de tester d’autres formules

Certains adoptent pour cette fois Coursera, pour une visibilité maximale et une administration de plate-forme minimale ce qui semble raisonnable actuellement. Pour la Sorbonne, la solution n’est pas encore connue.

À coté de cela le silence est assourdissant concernant quelque initiative coordonnée. Le modèle anglophone de Future Learn ne semble pas d’actualité en France. Certains pourtant l’appellent de leurs vœux. D’autres semblent attendre le signal de leur hiérarchie, ou la traduction concrète de l’annonce de France Université Numérique. En attendant, beaucoup de monde participe à des séminaires à la pêche à l’information, mais d’autres discussions se mènent à couvert, bien loin de la dimension collaborative qui fait le fondement des modèles de développement du numérique. Espérons qu’il y aura un signal fort qui permette d’avantage d’ouverture entre les acteurs universitaires.

Crédit photo : bourgeons février-1 par Billie Yadi – licence CC-by-nc-nd

Conférence : Nomadisme, mobilité – utiliser les Equipements Numériques pour apprendre

J’ai été invité par l’Université de Brest (dite de Bretagne Occidentale) a faire une présentation sur ce qu’apportent l’usage des mobiles à l’université. La présentation aura lieu en centre ville à l’université Victor Segalen en salle B001 à 14 heures. (Mise à jour 13/02/2013 : vous pouvez retrouver l’enregistrement vidéo en ligne)

En résumé :

L’usage des mobiles rend possible de nouveaux modes d’apprentissages. La mobilité n’est ainsi pas que spatiale, mais ouvre aussi de nombreuses autres dimensions : temporelle, thématique, sociale, informative, technique. Comprendre le champ des possibles de ces nouveaux outils permet de les intégrer dans ses apprentissages pour les étudiants, et dans sa pédagogie pour l’enseignant.

L’immense majorité des étudiants disposent aujourd’hui d’équipements personnels, PC portables, smartphones, voire tablettes qu’ils utilisent au quotidien. La fracture numérique ne se situe plus au niveau du matériel, mais bien au niveau des usages. En permettant à nos étudiants de tirer parti de ces équipements au cœur de nos établissements, nous inversons nombre de logiques d’enseignements qui permettent de renouveler nos pédagogies, de valoriser l’étudiant et de réduire la fracture des usages en leur permettant d’acquérir une littératie numérique indispensable au XXIème siècle.

Au travers d’expérimentations réussies, nous explorerons quelques pistes d’usages au sein d’enseignements ou la participation devient le cœur de la pédagogie.

Pour les curieux et ceux qui ne pourront se joindre à nous voici le diaporama.

Un premier agenda du MOOC en France

Bonjour, cet article semble encore assez consulté, ce qui est normal vu son titre. J’y ai mis des informations pertinentes durant le premier semestre 2013, mais nous allons vers une plus grande abondance coté offre de MOOCs.

La liste la plus complète concernant les MOOCs francophones est pour l’instant sur le Wiki Intercoop, je vous invite à la consulter.

J’en profite néanmoins pour faire une petite publicité en passant sur l’ouverture le 10 octobre du MOOC ITyPA « Internet, Tout y est Pour Apprendre ». Plus d’informations ici, et les pré-inscriptions sont également ouvertes ici.

article original : 

Mais où, quand, avec qui peut-on échanger sur ce sujet qui est sur toutes les bouches ? Clairement, après la phase d’étonnement, nous sommes entrés dans la phase d’échanges et discussions. Au niveau des annonces, après le pionnier ITyPA, en attendant les décisions de l’Etat, nous en sommes à l’étape des annonces préalables du coté politique et des early-adopters du coté des cours annoncés.

Voici quelques rendez-vous et annonces que j’ai pu glaner. C’est avec plaisir que je compte participer à certains d’entre eux (notés avec un astérisque *).

Je compléterai cette liste suivant vos retours, et les annonces.

Rendez-vous public

MOOCs francophones

Passés :

à compléter, merci de votre aide 🙂

Sinon, beaucoup d’informations sur le sujet sont également collectées sur un wiki / fil d’actualité initié par Michel Briand

Crédit photo : Una semana es… un tiempo prudencial par s.o.f.t. licence CC-by-nc-nd

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