Comment les établissements pourront-ils exister face aux MOOCs ?

Jusqu’à quel point les MOOCs vont-ils modifier les modes de fonctionnement des établissement de l’enseignement supérieur ?
C’est une des questions qui m’a amené à m’intéresser à ce phénomène. Certains imaginent en effet la disparition des établissements tels que nous les connaissons. Il me semble que ce constat est trop sombre. La question est alors d’identifier la valeur ajoutée d’un campus dans un monde où des cours de qualité sont disponibles pour tous. Répondre à cette question amènera forcément à se poser la question de l’évolution du métier de l’enseignant chercheur, son rôle et comment estimer sa charge d’enseignement avec des formes d’intervention renouvelées. C’est pourquoi je vous invite à y réfléchir ensemble en constituant un groupe français suivant le Mooc américain sur le futur de l’éducation.

Mais en attendant, je n’ai pas trop le temps de développer ces points. L’imminence de notre MOOC ITyPA « Internet Tout Y est Pour Apprendre » occupe une trop large plage de mon emploi du temps. Nous y reviendrons en octobre.

Je prend juste le temps de relever un des derniers billets (Faire face aux MOOC : les atouts distinctifs des universités) de l’éveilleur qui fait une veille de qualité sur les MOOCs. C’est un résumé d’un article dans Inside Higher Ed, dans lequel j’ai retrouvé des éléments que j’avais commencé à identifier. Je vous livre leur liste :

Sa réponse est simple: en mettant davantage en valeur ce que les MOOC ne peuvent pas offrir à leurs étudiants. Outre la valeur des cours qu’elles offrent, les universités peuvent:

  • Soutenir les étudiants au bagage académique plus faible (en leur offrant une formation d’appoint, un parcours « sur mesure »)
  • Aider les étudiants à se construire un plan d’études unique et cohérent
  • Offrir du tutorat organisé, accessible, en face à face, pour les cours ou les notions plus difficiles
  • Donner accès à de l’équipement et à des locaux spécialisés
  • Mettre de l’avant la vie para-académique et la valeur ajoutée qu’elle peut représenter pour la formation des étudiants

C’est bien dans ce genre de direction qu’il faudra regarder, avec la volonté de proposer des MOOCs en phase avec la politique de l’établissement.

Crédit photo : Vue aérienne de l’entrée du campus de Brest de Télécom Bretagne  par Telecom Bretagne licence CC-by-sa

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Venez participer à un cours en ligne ouvert à tous : Internet Tout y Est Pour Apprendre !

Internet, tout le monde connaît, s’y est connecté au moins une fois, a effectué une recherche sur un moteur de recherche. Internet, c’est l’accès à l’Information avec un grand I. Oui, mais comment s’orienter dans cette abondance d’information, comment comment reconstituer une structure qui transforme ces informations en connaissance pour apprendre et trouver ce qui nous intéresse personnellement ?

C’est toute la question de ce cours : Comment tirer le meilleur parti du Web pour apprendre ? Que vous soyez utilisateur occasionnel du navigateur, butineur ou accros aux environnements numériques, vous pouvez participer à nos discussions et, espérons-le, en retirer des méthodes, des outils, des techniques qui vous permettront d’avancer dans votre propre apprentissage.

Apprendre sur le Web, c’est d’abord échanger, discuter avec d’autres. C’est ce que nous vous proposons dans ce cours. Lire, écouter, commenter, découvrir d’autres approches, partager, s’ouvrir à d’autres expériences, synthétiser, seront les principales activités du cours.

Pendant 10 semaines, du 4 octobre au 13 décembre 2012, nous vous proposerons des thèmes d’échange, des éclairages progressifs, depuis les techniques de veille jusqu’à l’apprentissage social, bref autour de la constitution de son environnement d’apprentissage personnel. Certains voudront peut-être élargir, compléter le panorama, tout est possible comme le souligne ce premier billet d’un participant déjà actif.

Chacun pourra aller à son rythme, se concentrer sur ses envies, ses besoins et partager avec ceux qui auront des préoccupations comparables. Plus nous serons nombreux, et différents, plus nous apprendrons ensemble. La salle de classe est planétaire, c’est le web. Chacun y entre et sort comme il veut. Chacun peut donner son avis. Chacun peut écouter. Chacun peut présenter son cheminement dans son environnement préféré.

C’est en effet un MOOC (Massive Online Open Course), un cours gratuit, ouvert à tous, sans limite d’inscription, dans lequel chacun apporte sa pierre, chacun peut y puiser ce qu’il veut y trouver. Dans un MOOC, tout le monde est prof et apprenant en même temps.

Les organisateurs sont « simplement » là pour contribuer à l’animation du débat, pour proposer des thèmes « d’accroche » et proposer des invités qui apporteront leur expérience au travers de web-conférences. Ah si, contrairement à ce que laisse penser l’image, nous avons mis une contrainte, nous avons voulu que ce cours soit francophone, ou du moins en français.

Ce cours « Internet Tout y est Pour Apprendre » a un petit nom : ITyPA. Si ce projet vous motive, n’hésitez pas, venez vous inscrire et partager avec nous.

Vous avez encore un doute ? consultez l’article paru sur Thot Cursus, ou visitez le site du cours.

L’équipe d’animation du cours ITyPA :

Anne-Céline Grolleau, ingénieure pédagogique

Jean-Marie Gilliot, enseignant-chercheur en informatique

Christine Vaufrey, rédactrice en chef de Thot Cursus, formatrice

Morgan Magnin, maître de conférence en informatique

Crédit photo : My Mobile PLE par César Poyatos – licence CC-by-nc-sa

Les Cours en Ligne Ouverts et Massifs, explication en français par Stephen Downes

Si vous envisagez de suivre un MOOC un de ces jours (par exemple ITyPA à l’automne), il vous faudra prendre un temps pour comprendre le mode de fonctionnement de ce type de cours. Un point d’entrée si vous êtes francophone pourrait être cette vidéo de Stephen Downes qui nous fait le plaisir de nous faire une petite introduction en français sur le sujet.

Les Cours En Ligne Ouverts et Massifs

Pour la petite histoire, la genèse de cette vidéo est amusante. Dans le cadre de la préparation du futur MOOC ITyPA, nous cherchons des témoignages, des personnes ressources qui permettent de susciter des échanges. Comme nous avons vu que Stephen Downes (présenté ici par Patrick Giroux), un des deux animateurs du premier MOOC, avait fait une intervention en français à Clair en 2012 (voir ici). Je lui ai donc envoyé un petit courriel pour lui demander si il pouvait faire quelque chose pour nous. Sa réponse a été dans la matinée cette vidéo. Je (nous devrais-je dire) trouve formidable cette réactivité et cette qualité de réponse. C’est en tout cas une belle leçon sur la manière de vivre et de construire l’échange.

Je vous invite à l’écouter, je ne retranscris donc surtout rien, et vous laisse réagir.

Pédagogie et innovation numérique, vers quoi allons-nous ?

Je suis invité à venir m’exprimer aux Terrasses du numérique organisées par la Direction des Usages du Numérique de l’université de Strasbourg (Unistra). Leur demande « Pédagogie et innovation numérique, vers quoi allons-nous ? » m’a amené à réfléchir à proposer quelques grands thèmes et à y intégrer quelques témoignages d’expérimentations. Le résultat s’articule donc autour de deux grands axes :

  1. l’entrelacement entre le réel et le virtuel, qui me permettra d’aborder : le mobile (learning), d’évoquer rapidement les interactions liées à la réalité augmentée, la simulation et le 3D, et de continuer sur les Fablabs (et nos codecamps) et l’internet des objets
  2. le collaboratif, pour lequel je repartirai de mes différentes expériences avec le web, puis je reprendrai quelques diapos sur l’idée que les ressources éducatives libres se développeront en réseau(x), et je compléterai avec les MOOCs et autres badges ouverts

L’idée d’ouvrir des degrés de libertés aux enseignants, aux élèves (via une démarche AVAN notamment) sera transverse. On parlera pour chaque thème d’exemple pédagogique, et d’opportunités. Seul problème, je n’ai qu’une heure …

Dans les éléments qui m’ont permis de construire cette présentation, je retiens comme lectures l’approche de nos amis américains qui sont largement impactés par ces évolutions. La création de nombreuses startups, l’impact recherché au niveau mondial de leurs universités, les amène à reconsidérer le système universitaire dans leur entier.

Pour ceux qui voudraient retrouver d’autres sources d’inspiration, les diaporamas que j’ai pris comme sources principales sont ceux de Mike Sharples, George Siemens et Steve Wheeler. Les plus attentifs y retrouveront des diapos empruntées.

ajout du 22/9/2012 : La conférence a été enregistrée, et peut donc être retrouvée ici sur la webTV d’Unistra.

Crédit photo : Les mots clés du centre par Centre de culture numérique – Unistra licence CC-by-nc

MITx l’initiative e-learning du MIT

Le MIT a annoncé le 19 décembre le lancement d’une initiative sur le online learning (apprentissage en ligne, souvent appelé par chez nous e-learning) appelée MITx.

L’objectif de cette initiative est de proposer un ensemble de cours en ligne sur une plate forme interactive :

  • permettant d’organiser et présenter des cours permettant aux étudiants d’apprendre à leur rythme ;
  • mettant en avant interactivité, expérimentations en lignes et communications entre étudiants ;
  • permettant l’évaluation individuelle du travail de l’étudiant et la délivrance de certificats délivrés par MITx ;
  • basée sur une infrastructure open-source, passant à l’échelle, qui soit extensible et utilisable par d’autres institutions.

Cette initiative va bien plus loin que l’Open Course Ware bien connue, puisqu’il s’agit :

  1. de proposer des certificats d’aptitude en ligne ;
  2. de proposer une plate-forme, un LMS, qui intégrera les derniers résultats de la recherche en éducation : tuteur en ligne, apprentissage automatique…

Elle semble largement basée sur l’automatisation des apprentissages, avec une dimension d’apprentissage entre pairs.

On s’achemine vers un modèle à la Open University où le contenu est disponible gratuitement en ligne (sous forme de ressources éducatives libres, puisque l’initiative OCW se poursuit) , mais (c’est une hypothèse car non spécifiquement écrit, mais réaliste vu les modèles économiques américains) dont l’obtention de crédits serait payante. Les universités en ligne se développent largement dans les pays anglo-saxons. Il n’y a pas grand monde dans le paysage français qui se positionne franchement à ce niveau pour l’instant. Nos amis québécois ont au moins la TELUQ. Nos universités thématiques, en ne se posant qu’en portail de contenu, ne s’associant ni équipes d’enseignement, ni équipes de recherche ne peuvent prétendre à prendre ce créneau.

En tout cas le MIT passe la vitesse supérieure et cherche à former des millions d’étudiants à travers le monde.

La plate forme devrait être lancée au printemps 2012.

 

PS : merci à Nicolas Jullien pour le lien

Crédit photo : MIT par Live, Love, Cupcakes, licence CC-by-nc-sa

Evernote, cahier de notes multi usages trans-plate-formes

Après avoir reçu une superbe tablette Galaxy Samsung à Ludovia2011, j’ai cherché les meilleurs outils pour pouvoir l’utiliser. Et j’ai retrouvé Evernote, qui sur les tablettes se voit accompagné d’un outil de dessin (skitch) ma foi fort pratique. Et comme souvent les informations arrivent par rafale, le bulletin d’Evernote m’a proposé des articles très intéressants sur l’usage d’Evernote par des étudiants. Dans la série S’organiser grâce aux environnements numériques, voici donc un scénario plutôt basé outil pour l’étudiant qui suit des cours.

Le couplage croquis / texte est particulièrement plaisant sur la tablette, cela m’a permis de construire plus rapidement l’article .

Parmi les autres points particulièrement séduisants d’Evernote, j’en note 3 :

  • la capacité de mixer des sources très différentes (lien web, extraits de pages web, croquis, photos, enregistrement sonore) bref de noter rapidement et de n’importe quelle manière tout ce qui nous paraît important ou ce qui nous passe par la tête sur le moment, et le tout dans le même cahier de notes numérique.
  • Le fait qu’il soit disponible sur n’importe quelle plateforme : PC, web, smartphone, tablette, ce qui rend possible la récupération de notes de n’importe où, de n’importe quoi, à n’importe quel moment et de le retravailler ensuite sur l’équipement qui vous tombe sous la main ;
  • les capacités de classement de ces notes : par date, par tags, par classeur, par tâche … qui s’adaptent aux méthodes de chacun ;

Et du coup, passant d’une plateforme à une autre j’ai commencé à l’utiliser de manière régulière depuis un mois. Par contre, je le vois comme un carnet personnel, et je continue à effecuter mes partages par d’autres canaux (dont mon blog).

Mais surtout, ce qui a attiré mon attention c’est l’article suivant Student Ryan Kessler Transformed His Workflow, Raised His GPA and Left His Textbooks at Home (Back-to-School Series), ce qui peut se traduire en français par « comment l’étudiant Ryan a transformé sa manière de travailler, amélioré ses résultats, et laissé ses livres de cours à la maison » (le GPA intéresse particulièrement nos élèves à Télécom Bretagne, car c’est ce que regardent nos partenaires internationaux qui accueillent des élèves en semestre d’études à l’étranger). Pour faire simple, ce garçon utilise Evernote :

  • pour prendre des notes en cours. Mais ces notes sont enrichies par des photos des tableaux, de notes manuscrites, d’enregistrements audio (pour les cours de langue). La fonction photo de son téléphone lui sert de scanner généralisé. Je fais cela depuis longtemps, et l’intègre ensuite dans mes compte rendus, mais ici cela devient naturellement couplé.
  • pour s’organiser. Il a ainsi un répertoire par cours, ce qui facilite son classement. Grâce au système de tâches, il peut organiser son travail.  Il utilise les facilités d’evernote pour s’organiser avec ses partenaires de projets en partageant des notes et en communiquant au travers de l’adresse courriel d’Evernote. Tout reste ainsi groupé et facilite le classement.
  • et ainsi il peut voyager léger. Tout est dans son téléphone. Il a ainsi pris l’habitude de scanner des extraits de livre sur lesquels il travaille. Il prend des notes manuscrites qu’il prend en photo, et tout cela est de plus classé ! En cas de besoin d’impression, il passe par un PC libre service de l’école.

Il cite un autre exemple intéressant, un étudiant en design a utilisé Evernote pour noter, photographier toutes les idées qui l’inspiraient pour son projet de fin d’études : son carnet de notes est d’ailleurs en ligne. Le point de vue de l’enseignant par contre ne m’a pas complètement convaincu sur les aspects gestion de cours.

L’article 10 trucs pour l’étudiant reprend à peu près les mêmes idées, avec comme petit truc supplémentaire, le pense bête où l’on enregistre tous les numéros à retenir ou l’enregistrement du discours de l’enseignant avec le micro du smartphone. Et un petit focus sur les à coté : l’extrascolaire ou la prise de photo de l’objet dont vous rêvez.

On pourrait aussi mentionner la possibilité de partager facilement ses notes de cours.

En résumé, Evernote joue le rôle de super cahier de prises de notes/ brouillon/classeur numérique, avec toutes les fonctionnalités qui vont avec : partage, classement …

Il ne remplace pas les outils dédiés comme Diigo pour les recherches bibliographiques, ni un Zotero ou un Mendeley pour la gestion bibliographique scientifique. Les exports doivent être retravaillés avant publication, mais c’est bien un gros carnet dans le nuage, presque un cartable numérique à lui tout seul.

Crédit photo : Evernote par Johan Larsson, licence CC-by

S’organiser grâce aux environnements numériques

La rentrée, le moment où il faut se remettre au travail, où on planifie son année, où l’on range son disque dur (quand on en a encore un), où l’on prépare ses espaces de travail, où l’on se met d’accord avec ses collègues, partenaires, camarades sur comment on va partager l’information.
Et là chacun y va de son expérience, de ses habitudes, de son envie de tester le dernier outil si cool. Et dieu sait qu’ils sont nombreux ces outils. Le débat s’enflamme et tout le monde a raison, mais après coup beaucoup se sentent perdus. A-t-on fait le bon choix ? Est ce que mon outil me rendra de bons et loyaux services ? Est ce que mon accès à mes données est pérenne ? Et que se passera-t-il si je change d’outil ? Et vais-je être obligé d’en changer ?
De manière intéressante trois écoles de pensée convergentes mettent en avant l’idée que la constitution d’un tel espace est d’abord personnelle mais s’inscrit dans un contexte social :
  • pour l’apprentissage, un mouvement assez fort existe dans le monde anglo-saxon autour des PLE (Personal Learning Environment), que l’on peut traduire en français sous l’acronyme EAP (Environnement d’Apprentissage Personnel). L’idée sous-jacente est que les objectifs et les modes d’apprentissage sur le web sont définis par l’apprenant lui même, ce qui est sans doute la raison pour laquelle le concept ne prend pas vraiment dans le monde francophone. Une autre difficulté pour s’approprier le concept est qu’il est souvent présenté sous forme d’architecture informatique et non pas en termes d’usages ;
  • le domaine de la gestion de connaissances (Knowledge management) est passée d’une approche de formalisation des connaissances à un approche de construction collaborative autour de la notion de communauté de pratique (définie par Wenger). L’idée est que du coup les collaborateurs et l’organisation apprennent. On passe alors au concept de PKM ou gestion de connaissances personnelles. Comme on est dans le domaine de l’entreprise, la gestion du temps et l’idée que les apprentissages sont guidés par les besoins de l’entreprise apparaissent comme étant des éléments de cadrage. Les outils, les méthodes ressemblent néanmoins aux autres approches. Mohamed Chatti considère même que ces deux modèles PKM et PLE ont vocation à converger.
  • le domaine de la gestion documentaire, notamment au travers des excellentes synthèses des Urfist, nous présente les mêmes notions autour de la recherche documentaire.

Au delà de ces cadres méthodologiques, pour passer à l’acte il est nécessaire de s’intéresser aux usages afin de pouvoir démarrer. On trouve des catalogues d’outils qui peuvent donner des idées, par exemple le Top 100 pour apprendre en 2011(en anglais), qui peut donner des idées. On trouve a contrario des approches outils comme par exemple cet impressionnant article d’Evernote., ou l’article de Christine Vaufrey sur ses usages de Diigo « je suis sûr(e) d’avoir lu ce truc quelque part…« . Reste à passer à des cas pratiques pour répondre à la question (toujuors de Christine Vaufrey)  « Comment accompagner les enseignants dans l’usage des outils numériques ? » Et j’y ajouterai bien : les élèves, les étudiants, les bénévoles dans les associations (sportives ou de parents d’élèves par exemple) … tant il me semble que les uns renforceront les autres. Les animateurs d’EPN nous ont montré le chemin en proposant des dispositifs d’auto-formation avec deux axes d’entrée : outils et scénarios. Avec un parti pris néanmoins, un choix unique d’outils en fonction de la situation visée.
Or chaque situation est différente, en fonction des connaissances préalables des participants, en fonction de la continuité visée entre outils ou équipements d’usages (portable, smartphone, tablette), en fonction de contraintes diverses liées par exemple aux hébergements acceptables.
Voici les profils types sur lesquels j’ai été interpellé ces derniers temps :
  1. L’élève au collège qui travaille sur ses cours avec un PC portable ;
  2. L’étudiant qui doit être plus autonome sur ses cours, et qui produit  des rapports, voire les publie ;
  3. Il peut travailler en groupe ;
  4. Il peut faire des recherches bibliographiques ;
  5. La constitution d’un réseau social de travail ;
  6. L’association 1901 qui veut organiser ses échanges ;
  7. celle qui veut être présente sur les réseaux sociaux pour se faire mieux connaitre ;
  8. et moi même je me suis interpellé pour renouveler mon propre EAP – PLE !
Je vais sans doute écrire quelques billets dans les prochains temps pour formaliser quelques solutions types, soit par ces scénarios, soit selon une approche outil (comme je l’ai déjà évoqué dans la tentation du tout Google). Il faudra sans doute avoir une approche qui montre qu’il est nécessaire d’aborder ces solutions avec une approche progressive, évolutive, d’apprentissage. L’idée est que les personnes qui s’engagent dans une utilisation d’outils collaboratifs, s’engage dans une démarche, progressive, simple, mais non figée.
Peut être serez vous tentés de proposer votre solution, j’ouvre un document google partagé à tout hasard. Les commentaires sont évidemment bienvenus.
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