Éducation numérique à Ludovia, un programme alléchant

Mobilité et usages, classe numérique, établissements du XXIème siècle de la maternelle au supérieur, ressources et applications éducatives, serious games, tablettes numériques comme cartable numérique : les thèmes sont nombreux et plus intéressants les uns que les autres. Enseignants, chercheurs, institutionnels de l’éducation nationale, établissements, représentants citoyens, parents, blogueurs, journalistes, entreprises : ils seront tous là.

Les formes d’échanges ? aussi variées que possible : explorcamps, barcamps, tables rondes interactives, activités ludiques, twitter (hashtag #ludovia2011), colloque scientifique. Tout le monde pourra trouver son canal d’expression, même si vous ne pouvez pas être présents.

Cela se passe en Ariège, à Ax-les-Thermes du 29 août au 1er septembre. Le programme est sur le site de cette université d’été. Des synthèses des différents ateliers seront assurés par une foule de blogueurs, donc disponibles en lignes rapidement. Les inscriptions sont encore possibles en ligne.

Ludovia – mobilité et ouverture – un lieu de rencontres

J’y serai ! J’ai libéré ma semaine et je viens de recevoir mes billets !

Et Impatient !

  • Retrouver des gens que j’apprécie, tous actifs et passionnés ;
  • Rencontrer des pointures que je suis avec intérêt depuis longtemps sur la toile ;
  • Profiter de l’ambiance conviviale si bien décrite par les bloggeurs de l’année dernière ;
  • Jouer moi-même ce rôle de bloggeur/observateur, en espérant contribuer à enrichir les débats et à prolonger la réflexion ;
  • Participer aux débats : sur la mobilité, sur les établissements du XXIème siècle qui sont 2 thèmes qui me tiennent à cœur ;

J’ai suivi l’année dernière sur Twitter et sur les blogs cet événement. J’ai donc eu envie de le vivre sur place. Les thèmes proposés ont achevé de me convaincre. J’en ai retenu plusieurs éléments qui me semble en faire un bon endroit de rencontres, et qui complètent ceux que certains ont déjà pu apprécier à QPES. Voici ce que nous laisse entrevoir le programme :

  • un cadre détendu, informel qui encourage les rencontres ;
  • le croisement de tenants du numériques, de chercheurs, d’entreprises et d’institutionnels. A noter que semble-t-il les institutionnels ne se contentent pas d’annoncer les réflexion du ministère et de disparaître juste après et que les entreprises viennent aussi pour écouter ;
  • l’organisation de « barcamps », ou du moins de réunions d’échanges sur un thème. D’après les retours de l’année dernière, au moins un temps d’échange très ouvert.
  • des tables rondes dites interactives, permettant des retours de la salle importants.
  • des ateliers de découverte et « explorcamps » (je croyais que le terme était une marque. Cela dit Mario Asselin est effectivement un « explorateur du web » membre de l’association), qui permettent à chacun de toucher du doigt des usages.

Sur les contenus, traiter de la mobilité me paraît de bon aloi, imaginer l’établissement du XXIème siècle, de la maternelle au supérieur, semble une ambition louable. Cela permettra sans doute d’évoquer les nécessaires évolutions tant sur les objectifs de formation que sur les méthodes pédagogiques.

J’ai un peu plus de mal avec l’item « tablette numérique » où l’on risque de se focaliser sur l’équipement à la mode, en décrivant ce qu’il permet. Après le portable, le livre numérique, et avant le smartphone, il me semble que l’on prend le problème à l’envers. Il serait plus intéressant de partir des besoins, des envies pédagogiques, même si il y a effectivement des allers-retours entre nouvelles opportunités et nouveaux usages. La tablette semble avoir bien des qualités, on la compare au cartable électronique. Est-ce également le cahier numérique, la calculette, l’outil de simulation, de collaboration … qui formera l’outil de travail de l’apprenant du XXIème siècle ? Nous aurons l’occasion d’en reparler. Mais je n’ai pas encore vu une description de l’outil « cartable » qui reste encore sans doute à définir par les enseignants, et aussi par les élèves…

L’autre item sur lequel j’ai des réticences, c’est L’ENT outil de structuration décrété par l’institution. L’enjeu devrait plutôt être l’appropriation par les enseignants, en s’appuyant sur leur liberté pédagogique dans le cadre d’une sensibilisation et d’une formation. Notons en passant que les enseignants mis en valeur ne sont pas en général des simples utilisateurs d’ENT, mais bien des innovateurs pédagogiques qui défrichent d’autres outils.

Je compte bien aborder ces points de questionnement. J’espère sincèrement que des réponses émergeront.

En tout cas, une bien belle fête du numérique en perspective, dont je compte bien pour reprendre la formule de Jean Jouquan revenir avec un nouvel ami, une nouvelle idée et un nouveau projet.

Impatient, vous dis-je !

Et pour ceux qui voudraient découvrir quelques articles de ce blog en lien avec les thématiques de Ludovia de cette année, vous pouvez éventuellement consulter :

Retrouvons nous à Ludovia :

Le mobile à l’école : le couteau suisse de l’étudiant ?

Le téléphone mobile, qui maintenant est souvent un smartphone, est souvent interdit à l’école. C’est dommage :

  • Un mobile est une calculatrice. Veut-on interdire les calculatrices à l’école ?
  • Un mobile est un dictionnaire de poche. Les dictionnaires sont-ils des livres interdits ?
  • Un mobile est un traducteur. Il me semblait pourtant qu’un dictionnaire de langue faisait partie des fournitures souhaitables pour les élèves.
  • Un mobile permet de prendre des photos, ou des films. N’est ce pas intéressant de conserver une trace d’un objet qui nous a interpellé (le résultat d’un cours d’arts plastiques par exemple).
  • Une classe équipée de mobiles peut proposer des synthèses ou faire des votes, répondre à des QCMs, bref peut augmenter les interactions.

Pour ceux qui pensent que des usages de ces outils peuvent faire sens, voici le lien d’un dossier venu de suisse qui pourrait bien leur permettre de reconsidérer cette interdiction : Des téléphones mobiles à l’école ? (découvert via NetPublic).

D’autant qu’aujourd’hui dès le lycée, il est clair que ces téléphones sont bien les équipements les plus diffusés, bien avant les ordinateurs. C’est un équpement qu’ils utiliseront quoiqu’il arrive. Et ils remplissent maintenant nombre de fonctions autrefois dédiées aux ordinateurs, Et permettent bien plus.

 

Crédit photographique : « Kid’s Swiss Army Knife » par CitySkylineSouvenir licence CC-by-nd-2.0

Apprendre avec le téléphone mobile, y réfléchir ensemble ?

J’ai donc lu Pourquoi et comment utiliser le téléphone cellulaire à des fins pédagogiques ? par Alexandre Roberge Sur Thot grâce au tweet de @W2YDavid « : RT @tjeanbaptiste: http://t.co/a8O2bXb /via @thot une lente évolution de la perception du téléphone portable dans l’enseignement #eduipm ». Et cela me donne envie de rebondir.

Il n’y a pas tant d’article que ça sur le sujet du mobile pédagogique en France. J’en parle de temps en temps sur mon blog (voir le tag « mobile learning »). Et pourtant de l’autre coté de la Manche le « mobile learning » est un sujet de recherche à part entière, et la dynamique st telle qu’elle mérite qu’on s’y intéresse. J’ai par exemple fait un résumé en français d’un wiki sur « apprendre avec les mobiles publié selon l’ALT » qui montre bien le recul de nos amis anglais.

Alexandre Roberge, donc nous explique que les choses bougent. Il est peut être donc temps de faire une collecte de ce qui se fait ça et là. Qu’en pensez-vous ?

Dans son analyse, je retiens que quelques commissions scolaires autorisent l’usage des mobiles pour des fins pédagogiques. Il serait donc super intéressant de disposer d’informations à ce niveau pour permettre à d’autres de trouver les levier de pression. En effet, il relève que souvent cela se fait sous le manteau, les enseignants se sentent seuls face à leur administration.

Il paraît donc intéressant de pouvoir faire une collecte, même anonyme dans un premier temps, pour avoir une idée de ce qui existe, de ce qui est intéressant, de ce qui marche, de ce que cela peut apporter pédagogiquement. Ce travail est d’autant plus important que le mobile souffre d’un a priori très négatif. Alexandre Roberge nous donne pourtant quelques pistes encourageantes d’usages pertinents.

Il y a vraiment beaucoup de choses qui sont possible aujourd’hui avec les smartphones (je préfère à téléphone cellulaire), pleins d’applications qui font sens et qui permettent d’étendre l’apprentissage au delà de la classe. Les capacités de prise de photos, de son, de vidéos permettent d’illustrer des concepts appris en classe. L’accès aux réseaux sociaux permet d’interagir avec d’autres (éventuellement même des enseignants !). La ballado-diffusion permet de réviser dans les transports en commun. Les accès au web permettent d’accéder à la bonne info au bon moment …

Et cela peut même permettre d’interagir dans la classe ! Que ce soit en permettant une prise de position différente, plus aisée pour les timides, ou pour recueillir la compréhension de l’ensemble de la classe au travers de questions ou d’exercices courts.

Connected, connected Korea

Bref, l’avènement des mobiles amplifie encore les possibilités offertes par le web2.0. Que ce soit pour l’apprentissage ou pour le reste. C’est ce que j’essayai de démontrer à mes élèves cette semaine dans ma présentation Pourquoi le mobile est il différent ? qui tendait également à montrer que c’est un domaine d’avenir pour les développements informatiques.

Le fait que le téléphone n’ait pas été plébiscité directement pourrait être un avantage si cela permet d’expliciter comment utiliser ce type d’outil, avant que ne soit imposée une solution technique par défaut qui ne conviendrait pas aux enseignants. Profitons donc du répit pour collecter les usages qui pourraient guider des choix ultérieurs.

Alexandre Roberge lance l’idée de proposer un téléphone plutôt qu’un ordinateur par élève. Cette idée peut être séduisante, mais il faudrait d’abord passer deux « verrous » :

  • Le premier est un problème d’usage. Il s’agit d’être au clair sur les avantages comparés d’équipements différents : téléphone, ordinateur portable, tablette tactile, TBI, et ce qui est possible de faire avec chacun. J’ai bien peur que suivant les différentes matières les choix soient différents et que la conclusion est que l’ensemble serait la seule solution, à moins que notre culture pédagogique basée sur l’écrit n’ignore les fonctionnalités du mobile. Cela dit c’est un exercice qui serait certainement intéressant ;
  • Le second est plus politique. On se demande toujours comment se sont fait les choix d’équipements de portables dans un département ou de tablettes dans un autre, et qui ont été les prescripteurs. On se demande également comment sont associés les enseignants tant au niveau des choix, qu’au niveau de la prise en main de ces machines. Pourtant s’ils ne sont pas moteurs, ces machines aussi belles que ce soit resteront au fond des cartables ou finiront dans les armoires (et l’excuse que cela profite à l’industrie française n’est même plus valable). Ce devrait sans doute être un choix d’équipe pédagogique, comme le choix d’un livre par les équipes disciplinaires, mais je ne sais pas si il a une telle instance au niveau établissement. Il est donc indispensable que la réflexion ait eu lieu en amont des choix politiques

En conclusion, une collecte des initiatives, des usages, des recherches au niveau francophone serait intéressante, voire passionnante. Elle pourrait être également alimentant en allant voir ce qui se fait coté anglo-saxon. Cela permettrait de se faire une idée si un mobile pourrait avoir un véritable intérêt à coté ou dans la classe.

Comme dirait Michel Briand « Juste faisons le … ». Qui trouve cela intéressant ? Pensez-vous que ce chemin vaille la peine d’être exploré ?

En cas de réponses positives, nous pourrions rapidement proposer un espace de collecte. Go ?

Pourquoi le mobile est il différent ?

À Télécom Bretagne, nous avons 2 semaines à l’articulation des semestres dans lesquelles nous pouvons proposer des cours sur des sujets différents ou avec un format différent. Nous appelons cela l’intersemestre. Après le célèbre cours d’intersemestre sur le web2.0, nous organisons un codecamp, c’est à dire un barcamp pour développeurs. Nous reviendrons sur ce modèle de cours.

En introduction, nous nous sommes permis de lancer les débats par une présentation sur le monde des mobiles, son marché, ses spécificités, ses exemples emblématiques, les données géographiques.

L’idée était de montrer un panorama suffisant pour que les élèves puissent imaginer une application à développer (ou du moins à prototyper) dans la semaine.

Après deux heures, leurs premières propositions sont :

  • BibusMobile ou trouver les horaires de bus à Brest. Ça existe ailleurs, mais pas à Brest/BMO.
  • NumberGame, où apprendre à prononcer des nombres dans la langue de votre choix
  • Mes Sorties, où s’inscrire aux prochaines sorties proposées par les clubs de l’école
  • CoVoiturage, où une application de covoiturage sur son mobile. À destination du campus …

Bref, des applications qui peuvent leur servir tous les jours. Nous avons fait d’autres propositions. Nous verrons demain midi ce qui est finalement retenu.

En janvier, on a envie de mobile

Les vacances sont déjà loin, et je n’ai pas trouvé de temps pour poser un billet. Alors je fais court pour me mettre la pression

Je n’ai même pas souhaité la bonne année aux passants sur ce blog !

Bonne année !

Ce mois va être sous le signe du mobile (non ce n’est pas mon cadeau de Noël, c’est une préoccupation pédagogique qui m’anime, promis).

Voilà donc quelques billets que je vais essayer d’écrire ce mois ci :

  1. J’ai regardé Pourquoi et comment utiliser le téléphone cellulaire à des fins pédagogiques ? Sur Thot grâce au tweet de @W2YDavid « : RT @tjeanbaptiste: http://t.co/a8O2bXb /via @thot une lente évolution de la perception du téléphone portable dans l’enseignement #eduipm » qui me donne envie de rebondir. Il n’y a pas tant d’article que ça sur le sujet du mobile pédagogique en France, et il me donne envie de construire une petite proposition de collecte d’informations sur les activités pédagogiques avec des mobiles ;
  2. Je ferai un petit résumé du cours « codecamp » sur la programmation des mobiles que nous sommes en train de préparer à l’école. N’hésitez pas à passer si vous êtes du coté de Brest dans 10 jours ;
  3. Comme je suis en train de préparer une petite présentation sur les mobiles, je la déposerai sur Slideshare dès qu’elle sera prête ;
  4. Et si la proposition du premier paraît intéressante, on fera une annonce large (après la création d’un support d’accueil éventuel)

Et encore, ça ce n’est que la partie émergée de l’Iceberg (je parle de ce blog :-)).

Au fait qui a une bonne traduction en français pour le « mobile learning » ?

Les mobiles entrent à l’université

Grâce à UnivMobile, le sujet du mobile n’est plus tabou à l’Éducation Nationale ! UnivMobile est un projet qui fournit une application pour téléphone portable permettant d’accéder depuis une même interface aux actualités de l’université, services de la vie scolaire, Géocampus, Catalogue SCD, podcasts pédagogiques et du projet sms-u qui est un service d’envoi de message SMS aux étudiants (changement de salles, notes et résultats publiés…)

Cela dit, c’est par le prisme de l’organisation et de l’accès aux ressources « autorisées » que le mobile. Ce service est certes utile, mais est-ce le seul service que peut rendre un tel objet ? Une association anglo-saxone « Association for Learning Technology » a ouvert cet été un wiki dans lequel on trouve une page tout à fait intéressante qui s’appelle Learning using mobile and handheld devices (apprendre en utilisant des mobiles et des portables).

Pour ne parler que des portables, on peut imaginer quelques usages pédagogiques :

  • de nombreux systèmes de réponses à des questions existent, par exemple en amphi, pour encourager la réflexion personnelle ;
  • le micro-blogging est une forme plus avancée d’interaction qui est bien mise en avant par Laurence Juin et qui permet l’ouverture de l’espace de la classe ;
  • le développement de simulations ou de jeux dédiés pour encourager l’apprentissage : un exemple est d’utiliser le portable comme support pour expliquer, et pour mesurer comment se diffusent des virus ;
  • l’apprentissage de langues, le CAPE de Nantes propose une application sur iPhone pour apprendre le chinois ;
  • la possibilité d’enregistrer, de filmer, de prendre des photos, dans le cadre de visites, pour encourager une pratique réflexive, voire pour constituer un portfolio ;
  • l’écoute de podcasts est heureusement prévue dans les systèmes proposés par les universités

D’autres dimensions verront bientôt le jour autour du travail en groupe, du partage d’interfaces, de l’utilisation de la réalité augmentée, d’activités géolocalisées dans le cadre d’activités de découvertes. Mais pour développer de telles activités, il faudra une collaboration entre chercheurs, développeurs et enseignants. C’est la démarche qu’adopte la communauté anglaise. Ce n’est pas assez le cas en France, les communautés ne sont sans doute pas assez développées (combien de chercheurs sur le mobile, le pervasif ?), les structures d’interaction insuffisantes.

Du logiciel libre pour interagir avec les élèves en amphi ?

Metro pont de Levallois. QCM sur le quai

Un groupe d’élèves de première année a travaillé ce semestre en vue de proposer un système fonctionnel permettant de mettre en place un système permettant de poser des questions sur les transparents de son cours, de laisser les élèves réfléchir et de visualiser les réponses de l’amphi.

En préparation de ce travail, j’avais posté en janvier un billet intitulé « Interagir avec les élèves en amphi via leurs mobiles » sur les solutions complètes que j’avais pu trouver ou dont j’avais connaissance. L’idée du projet était de considérer s’il était possible de se passer d’infrastructure payante ou fermée. La réponse est qu’il y a du travail pour arriver à quelque chose de complet, d’intégré et donc de facile à utiliser.

Leur solution tient dans les éléments suivants :

  • LimeSurvey : un système de gestion de QCM pour construire, stocker, et gérer les réponses. C’est un système basé sur un serveur, dont ils ont installé une instance sur une plate forme externe (comli)
  • OpenOffice Impress est évidemment le choix logique comme logiciel de diaporama pour afficher les transparents du cours et les questions.  Malheureusement, et contrairement à Powerpoint, il est impossible de communiquer dynamiquement avec le diaporama lorsqu’il est en cours d’affichage. Du coup, il est nécessaire d’ouvrir, via un lien dans le diaporama, une page web dans un navigateur externe.
  • Les étudiants peuvent répondre aux questions, via un navigateur web, l’URL peut être récupérée de manière externe ou en flashant un QR-code s’affichant en même temps que le questionnaire sur la diapo. C’est là où le fait de disposer d’un petit boitier facilite la mise en œuvre, mais si on envisage des formes de cours, ou la connexion des étudiants a du sens, le boitier peut être ainsi évité ; Un autre solution serait de développer un boitier libre, qui pourrait être construit dans une Fablab. Un sujet possible pour un groupe d’élèves l’année prochaine ?
  • Pour préparer ses questions, il est nécessaire de les saisir sur le système limesurvey. C’est typiquement une difficulté pour l’intégrer simplement dans un diaporama, ce qui ne permet donc pas son utilisation par n’importe quel prof. Cela dit, c’est faisable. L’intégration du questionnaire dans le diaporama se fait ensuite en recopiant l’URL du questionnaire à l’exécution d’une macro dans Open Office. De mon point de vue une interface dédiée de ces étapes pourrait largement simplifier la tâche de l’enseignant, un projet plus informatique…

Dernier point, si le serveur limesurvey est actuellement sur un serveur externe, et si les communications passent par Internet, il pourrait être amusant de considérer un système de communication interne à l’amphi, où le serveur de questions pourrait être au niveau du poste enseignant. Voilà encore une troisième voie possible pour ce projet.

Merci en tout cas à l’équipe (David Benathan,  Cécile Deschamps, Jonhatan Habib et Moujahed Rebhi)  d’avoir défriché et d’avoir su construire un prototype opérationnel d’un système d’interaction entièrement libre.

Combien de scientifiques se cachent dans mon téléphone portable ?

C’est Luc Deneire qui nous donne la réponse dans une vidéo de 2’21 »: Les scientifiques cachés à l’intérieur d’un téléphone

Voilà le genre d’explication simple et claire qui montre bien l’articulation entre les disciplines qui constituent le domaine des télécoms, que l’on ne voit que trop peu souvent.

Merci à lui.

Le cycle des données du web

Avez vous remarqué que vos données circulent de plus en plus dans Internet ? Qu’elles sont accessibles partout et notamment dans votre mobile, à l’endroit et au moment où vous en avez besoin ? Que vous avez également accès à celles de votre réseau social, ou des internautes en général, au travers de conseils, de notes ? Oui, bien sûr !

Mais tous ces aspects sont ils déconnectés, indépendants ? Non, bien sûr !

Je vous propose de faire le lien entre ces facettes, en faisant une analogie avec une représentation classique, celle du cycle de l’eau.

Cycle de l'eau

cycle de l'eau (Wikimedia commons)

Qu’est ce que l’eau dans Internet ? Qu’est ce qui circule, qui change de nature, se transforme, se regroupe, se sépare, accède partout ? Les données, évidemment. Avec une « petite » différence, c’est qu’elles ont une mémoire, et qu’ils est possible de les marquer pour les différentier les unes des autres.

Aujourd’hui, la donnée peut être acquise depuis n’importe quel équipement électronique de notre entourage. Pour expliquer notre cycle intéressons à une goutte, pardon une information donnée. Disons à la photo que vous venez de prendre du local de votre association. Comme vous utilisez le super mobile offert à Noël, vous pouvez lui adjoindre sa position GPS (on dit géolocaliser), un petit nom … et directement l’envoyer sur Internet dans un silo de données (FlickR, Picasa, Facebook, …il y a le choix).

Les ruisseaux, les rivières, les fleuves qui vont recueillir cette goutte (eh oui, 1 Mo, c’est une goutte) sont les réseaux des opérateurs, (remarquez bien il n’y en a que quelques uns). Ils transportent toutes les données produits de tous les équipements dispersés sur le territoire, vers la mer.

Les mers sont ces silos de données (Google, qui intègre Picasa, étant un océan) qui recueillent toutes ces données mélangées, les laisse reposer et s’accumuler. Physiquement, ce sont les disques des serveurs, regroupés aujourd’hui en fermes de serveurs. Certaines données s’enfonceront au fond des océans, d’autres ressortiront

Étape suivante, l’évaporation. Vous trouvez ? Les moteurs de recherche de chacun de ces silos vont extraire les données sélectionnées, demandées par les nuages qui s’amoncèlent au dessus de la mer.

Là haut, l’analogie marche parfaitement. Qui n’a pas entendu parler de « cloud computing » (ou informatique dans les nuages) qui va effectuer des traitements, regrouper des données, les associer, les analyser, les traiter … et ramener notre goutte d’information vers nous.

Toutes ces données retombent via les multiples services qui sont proposés sur la toile, et comme d’habitude vous pourrez regarder cette pluie (d’informations) en regardant par la fenêtre (de votre navigateur).

Essayons de retrouver notre goutte du départ. Bien sûr, elle apparaît sur notre compte, mais aussi sur une carte, avec celle de vos voisins, ou par tag, etc. Au fait, regardons la carte, elle aussi est composée de données issues du monde réel. Dans le cas d’OpenStreetMap, elles ont été saisies par des utilisateurs comme vous et moi avec leur GPS, envoyées vers un serveur, déposées, retraitées, extraites et regroupées avec notre petite photo. Peut être également, se seront ajoutées les remarques de vos amis, ou de personnes inconnues qui commenteront votre photo, ou son sujet.

Votre téléphone ? Votre ordinateur ? C’est le seau qui recueille l’eau qui coule de la gouttière et qui déborde régulièrement d’informations que vous n’arriverez pas toujours à exploiter.

Si on veut vraiment boucler le cycle et réinjecter notre donnée dans la réalité, il suffit de la retrouver dans votre environnement. Pour comprendre ce retour, regardons les nouvelles applications de réalité augmentée, dont Wikitude est un bon exemple. Sur l’écran de votre téléphone, vous allez pouvoir visualiser votre environnement par la caméra, et dessus se superposent des petits drapeaux qui indiquent les informations disponibles aux endroits que vous regardez ! Demain, ce pourra être intégré dans vos lunettes, ou les informations pourront être déposées directement dans l’environnement.

Et ainsi le cycle est complet. La donnée, la photo a été extraite du monde réel, a effectué un long voyage (moult données sont hébergées aux états unis), et est revenue s’intégrer dans notre environnement, sous forme de réalité augmentée. Entre temps, il a pu lui arriver pas mal de choses, être exploitée par beaucoup de nuages, avant de revenir à sa place originale dans notre environnement.

Ce cycle de données est aujourd’hui balbutiant, mais trouve des applications multiples et est amené à se généraliser. Prenons par exemple l’application WideNoise de la société WideTag, qui via les réseaux sociaux permet de recueillir les niveaux de bruits partout où il y a des personnes avec téléphone mobile et de proposer une carte mondiale des niveaux sonores.

Que pensez vous de cette analogie ? Est-elle claire ? intéressante ?

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