Une vue du web 2.0 pour les collègues : self-marketing

Cet après midi, dans le cadre d’une formation au outils du web2.0 dans mon école, je co-anime une présentation sur le « self-marketing ».

On va voir comment cela se déroule, dans un esprit interactif avec la salle, je reprendrai peut être plus tard ce billet pour faire une synthèse de ce débat (mais cela risque d’attendre un peu, je préfère prévenir).

Les liens principaux que je compte utiliser sont regroupés dans le groupe Diigo de l’école.

Quelques points :

Investir progressivement : savoir ce que l’on veut montrer, comment le faire

Idée globale : mettre en valeur sa production : pour être lu, pour être (re)connu, pour valoriser

    • point de vue professionnel : chercheur mais aussi enseignant ou tout autre
    • point de vue personnel : employabilité

crédits photos :

Une initiation au Web2.0 avec prise de notes participative

La semaine dernière j’ai été amené à faire une intervention de 3 heures à l’EBI, école d’ingénieurs en bio-industries à Cerrgy-Pontoise. Accueil sympathique et salle mixant élèves et personnel, ainsi que la directrice de l’établissement Florence Dufour.

Le titre en était : Web2.0 bonnes pratiques, pratiques professionnelles.

Le résumé transmis avant la conférence :

Le web est participatif, pratique, et narratif. Cette intervention sur les pratiques du web sera donc basé sur l’échange, dans la salle, mais également au travers des outils du web 2.0.
Nous chercherons à caractériser les différentes facettes du web, les outils mis à disposition et les pratiques qu’ils encouragent, ainsi que leurs déclinaisons dans la pratique professionnelle. Nous définirons ensemble la notion d’identité numérique et les modes de construction des idées. Nous explorerons également les tensions qui l’habitent au travers de la notion des licences d’utilisation qui s’opposent sur les contenus.

Plutôt que de faire une présentation ex-cathedra, j’ai essayé de construire un échange. J’ai donc choisi :

  • de proposer des transparents dépouillés, avec un recueil de leurs pratiques en séance ;
  • de les inciter à poser des questions, ce qui n’a pas si bien marché que cela
  • de prendre des notes de manière collaborative. Je leur ai proposé
    • twitter, mais ça ne leur a pas plu
    • Etherpad : deux documents ont été alimentés en parallèle, mais de manière scolaire : http://meetingwords.com/yFPelacNKq et http://meetingwords.com/jaCzWu7gat
    • Mindmeister : là c’est la directrice qui s’est approprié l’outil et qui propose donc une vue synthétique de la présentation. Et en parcourant sa synthèse, j’ai l’impression que ce que je voulais faire passer a été reçu, au moins par elle. Une copie se trouve ci dessous.

Contrat rempli coté prise de notes, elle a été réelle. Il faudrait la retravailler, mais ils l’ont fait ! Reste à savoir s’ils auront la curiosité de visiter les liens proposés pendant l’exposé.

Etherpad vit toujours

Etherpad in virtual - licence CC - flickr par joannamkay

Quand Etherpad s’est fait racheté par Google, on pouvait craindre de voir disparaître cet éditeur simple de prise en main, réellement collaboratif.

Il a su séduire grâce à quelques fonctionnalités peu courantes, mais tellement agréables :

  • édition réellement synchrone (on voir tout de suite ce que les autres tapent) mais on peut s’attendre à voir se généraliser cette capacité ;
  • un petit chat en parallèle, comme une discussion dans un wiki mais en plus pratique ;
  • le coté jetable du document. Cela peut paraître curieux dans notre monde ou toutes les productions peuvent être stockées sur le web. Mais je pense que c’est un facteur de participation ;
  • mais surtout le fait que chaque participant a sa propre couleur et que l’on peut ainsi visualiser les productions de chacun. Autre facteur de fascination et de motivation à la participation.

Couplé avec un échange par Skype pour la voix, cela fait un outil collaboratif redoutablement efficace.

En tout cas, les développeurs ont eu la bonne idée de le publier en tant que logiciel libre, ce qui a permis à une communauté (site) de se créer autour de cet excellent logiciel. Ce qui permet des extensions intéressantes comme ce Gravpad, proposé par Joseph Corneli qui vise à proposer une alternative libre à Sidewiki.

Autre projet intéressant: Sketchpad qui propose d’éditer collaborativement du code « processing » (javascript fait pour créer graphiques et animation) et de visualiser le dessin résultat du programme créé. Sympa pour apprendre à programmer. Je rêve d’avoir un éditeur de programmes à la Scite ou type emacs, avec mise en évidence des mots clés du langage, qui permette à un binôme de travailler à quatre mains.

Et de plus, il est maintenant possible à chacun d’installer son propre serveur, pour pouvoir créer ses pages dans une zone à soi, sans s’exporter dans les nuages. Certains font le choix de proposer des serveurs ouverts à tous, ce qui est bien pratique pour pouvoir discuter avec d’autres.

Parmi les sites publics, certains ont choisi des noms sympas :

Et si on cherchait à rendre le Tableau Blanc plus collaboratif ?

Quand on regarde le résumé du dossier « Les technologies de l’information et de la communication (TIC) en classe au collège et au lycée : éléments d’usages et enjeux », on ne peut qu’être frappé par la phrase :

Il en ressort que 80 % des enseignants déclarent utiliser parfois les TIC en présence des élèves, mais que la manipulation d’outils par les élèves reste peu fréquente.

Cela semble signifier que les élèves ne pratiquent que peu, et que si les TIC rentrent dans la classe, c’est d’abord dans le cadre de la préparation, et ensuite pour être utilisé par l’enseignant en classe.

Le Tableau Blanc Interactif, s’il constitue une réelle avancée en terme d’interactivité avec les contenus, peut renforcer cette tendance, en ne permettant cette interactivité qu’entre l’enseignant et le contenu. De fait, si l’on regarde les phases d’appropriation du TBI, telle que décrites par le site le récit du Québec, on ne parle d’interaction avec l’élèves que dans les 2 derniers items de la dernière phase d’appropriation « j’intègre ». Autant dire que c’est optionnel.

Et pourtant …

C’est aussi et surtout par l’action que l’on apprend. C’est par la conversation, la collaboration que l’on avance …

Et aussi …

Utiliser un affichage partagé, que chacun peut regarder est une première étape de partage, ou du moins un point de focalisation partagé.
La question devient alors : comment tirer parti de ce formidable outil pour permettre un travail collaboratif, i.e. travailler ensemble sur un sujet ?

Comme d’habitude, il y a deux niveaux de réponses pour avancer, qui peuvent se renforcer

  1. partager des usages qui marchent, que chacun peut réutiliser dans son contexte propre ;
  2. proposer des outils qui permettent une collaboration efficace, et qui permettent d’imaginer de nouveaux usages.

Coté usages, je pense au petit truc technopédagogique de François Jourde, qui passe un clavier sans fil aux élèves pour leur permettre de faire leur proposition. C’est simple, ça permet de donner la main à une personne, et cela évite de mettre l’élève seul face à la classe. Et ça marche.

Je serai très intéressé de partager d’autres exemples. Commentaires bienvenus en fin d’article 🙂

Coté technologies facilitantes, il y a au moins des exemples qui existent, et qui peuvent alimenter la réflexion :

  • La possibilité de donner l’écran à n’importe quel PC des participants, comme c’est par exemple décrit dans la salle de classe de pédagogie active ;
  • Plus prospectif, on pourrait imaginer le tableau comme espace partagé sur le modèle des tables interactives, ou plusieurs personnes peuvent s’échanger des photos (donc des fichiers), construire des schémas à plusieurs… reste à voir quels sont les bons modes de travail à plusieurs sur un tableau : chacun son crayon ? Chacun sa tablette depuis sa place ? Au travers des claviers/souris de portables ? En utilisant son téléphone portable ? Avec des équipements équivalents aux systèmes d’interrogation en amphi ? Il va falloir imaginer, tester suivant les différents usages ;
  • on peut également imaginer passer par des outils collaboratifs comme Etherpad, ou chacun pourrait contribuer, une tableau de post-it à la wallwisher, ou une carte conceptuelle et où le rôle principal du scribe au tableau serait la restructuration ;

Il reste tout à faire :

  • imaginer des usages ;
  • combiner des technos existantes : web2.0 ou simples ;
  • voir comment les systèmes d’exploitation multi-touche et multi-utilisateurs peuvent servir de support ;
  • imaginer et développer l’environnement pervasif qui rendra l’usage d’une telle salle facile à utiliser ;
  • développer les éléments de logiciel qui permettent de combiner tout cela. Et là clairement, la suite Sankoré qui vient de passer libre peut constituer une bonne base.
Table interactive – licence CC Mesq sur Flickr

Dit autrement, Sankoré ouvre le logiciel pour les tableaux blancs, permet la coopération pour les ressources entre enseignants. Reste à développer le matériel de manière libre, à ouvrir encore les usages en imaginant une vision collaborative du tableau.

Et à trouver une bonne manière de partager les bonnes pratiques.

Jolis projets, à rajouter dans la liste des bonne résolutions de début d’année. Qui veut jouer ?

Réseau social pédagogique : l’intention pédagogique avant tout

Usages du web 2.0 ou un petit bilan  TICE 2010 (2/3)

L’avant dernière session de Tice 2010 nous a permis d’écouter trois témoignages d’utilisation du web2.0 en pédagogie. Le premier concerne le supérieur au travers d’un témoignage des différents usages du blog au sein d’une école d’ingénieurs, la second est porté par Laurence Juin et ses usages autour de Twitter dans un lycée professionnel, et finalement le troisième autour de l’acculturation de professeurs des écoles au web2.0.

Un invariant entre ces trois présentations : tous insistent sur l’organisation pédagogique qui doit porter les usages. Dit autrement, l’idée est que pour qu’un outil soit utilisé, il faut qu’il fasse sens, i.e. qu’il soit indispensable pour réaliser la tâche, ou du moins qu’il la facilite largement.

 

Morgan Magnin (@morgan_it) nous a fait part des nombreux usages de blogs qui ont été développés à Centrale Nantes. On y retrouve tous les usages classiques : blog de projet élèves, de retour d’expérience, de cours, de compte rendus d’élèves, de laboratoire, de présentation d’équipe, de veille, de mise à disposition de logiciel. Il parle aussi des outils d’agrégation qui sont le complément naturel du blog. Il souligne l’intérêt de tels outils pour la motivation, la mise à disposition, l’ouverture, et la possibilité de collaborer avec des extérieurs. Mais derrière chacun de ces blogs, il y a d’abord une intention, un usage prévu et partagé, et ensuite des usages émergents qu’il est essentiel de savoir intégrer.

En conclusion, l’outil n’est pas structurant, il sert juste de support.

 

Laurence Juin, dite aussi @frompennylane, nous parle ensuite de sa classe dans laquelle on utilise un peu twitter pour la prise de notes, grâce aux téléphones mobiles des élèves, d’autres outils pour travailler ensemble (sur lesquels elle n’insiste pas mais on ne peut pas tout dire, s’pas ?). Nouveauté de la rentrée, ses collègues s’y mettent aussi, sous la pression des élèves. Elle nous parle plus longuement :

  • de ses objectifs de cours : écriture du français (synthétiser en 140 caractères et sans faute), éducation au média numérique, construction d’une identité numérique positive

  • de l’appropriation de l’outil par construction d’une charte (dont la formulation est entièrement positive)
  • de la prolongation du contact au delà du temps de classe, au travers de Twitter, dont la qualité principale est ici d’être asynchrone.
  • De l’effet bénéfique pour la construction du groupe classe et pour les plus timides qui trouvent un moyen d’expression qui leur convient.

Ce qui frappe dans ce retour, c’est la cohérence des intentions et des objectifs. Si ceux-ci ont sans doute été construits au fil de l’eau et ont peut être évolués au cours du temps, on sent ici une réflexion qui dégage un cadre réutilisable et une cohérence entre objectifs, modalités et outils technologiques.

Et pour finir, @vpaillas et @pnodenot, nous ont présenté leur approche pour amener des enseignants à utiliser en formation les outils numériques du web 2.0, avec l’espoir d’un transfert dans la salle de classe. En se positionnant sur les outils de veille pour l’enseignant (Twitter + Diigo + Netvibes) , ils permettent de démarrer le travail autour d’usages personnels des enseignants en stage. Ils montrent l’articulation possible des outils, grâce à une intention pédagogique de création de communauté d’apprentissage. La classe devient confrontation entre pairs, les outils s’articulent pour permettre les usages au delà du temps de classe, en privilégiant le partage d’information. Un avantage perçu de ce travail avec les outils du web2.0 est ainsi de pouvoir travailler sur les aspects éthiques de l’Internet autour des usages et non pas au travers de mises en garde.

Ce travail sur des outils pour l’usage amont des enseignants est une première étape tout à fait pertinente pour permettre aux enseignants de s’approprier dans un contexte personnel ces outils.

La limite rencontrée dans cette formation est que le passage à l’usage avec les élèves se fait peu. J’y vois deux raisons :

  • d’une part l’usage de ces outils dans le primaire est relativement peu développé pour différentes raisons (disponibilité de matériel, limites dans l’écriture des enfants, réticences à exposer les enfants à Internet de la part des parents ou des enseignants),
  • mais dans cet exemple, il me semble que le problème est celui du transfert d’une compétence récemment acquise vers un usage pédagogique. La réutilisation des outils proposés dans une classe de primaire n’est pas facile. Si Netvibes peut effectivement être un portail pour la classe, qu’y met-on dedans ? Quelles ressources, quelles activités ? Il me semble que cette seconde étape ne se fait pas non plus simplement sans accompagnement, ou du moins pas tout de suite.

Cela n’enlève en rien l’intérêt de ce témoignage qui montre que l’on peut effectivement amener des enseignants du primaire en école rurale à utiliser des outils qui leur permettent de rompre leur isolement possible.

Ce qui ressort également du passage par le web2.0 plutôt que par les ENT (les Environnements Numériques de Travail), c’est un niveau d’ouverture et une dynamique qui n’ont rien à voir. Pour peu que la structuration pédagogique soit au rendez-vous, la facilité des outils, le sentiment de communauté, l’ouverture à l’extérieur font sens, et permettent aussi bien aux étudiants qu’aux enseignants de dépasser le cadre de la classe.

Dans les questions suite aux présentations, le positionnement relatif d’ENT et de web2.0 du public ont été abordés, mais clairement les réponses étaient difficiles à formuler. Ce sera donc le troisième volet de ce retour de TICE 2010.

 

Quand Facebook est plus intéressant que Twitter …

Facebook : un outil d'accueil. Licence CC : Laughing Squid

Laurence Juin publie récemment un article intéressant « Pourquoi Twitter et pas Facebook? » qui a été relayé sur Owni ! L’analyse est cohérente et justifie pleinement son approche, qui est que dans une relation professeur – classe Twitter est plus adapté que Facebook. Dont acte. Mais dans la post-face, elle ne demande qu’à découvrir des contre-exemples. Parlons plutôt d’autres exemples, qui permettent d’augmenter notre boite à outils. Voici donc une petite expérience informelle.

Changeons donc simplement une contrainte et imaginons une autre situation, qui pourrait donner l’avantage à Facebook. Et ce changement de contrainte, c’est d’imaginer une relation classe – classe, sans contrôle de l’enseignant ! Je vais relater ici ce qui s’est passé dans la classe de mon fils l’année dernière, et qui m’a beaucoup impressionné.

Un soir de mai, mon fils donc vient me voir pour me demander comment on créé un compte sur Facebook. De fait, je m’étonnai presque qu’en troisième, il n’ait pas encore son compte. Mais il n’en ressentait pas le besoin, le réseau social physique fonctionnant de manière satisfaisante dans notre village. Je lui demande donc par habitude, à quoi cela pourrait lui servir. Sa réponse a été de me dire que des élèves de la classe italienne avec laquelle ils devaient faire un échange le mois suivant utilisaient Facebook.

Dans la semaine, les deux classes, et au complet, avaient pris l’habitude de se rencontrer, d’échanger, de se raconter des anecdotes, de s’envoyer des vannes, après s’être présentés, échangés des liens vers leurs groupes de musique préférés … pour faire connaissance. Par rapport aux échanges épistolaires (échange par lettres), dans lesquels un format est défini (où j’habite, ce que j’aime …), il n’y a pas photo (ni vidéo 😉 ). Le jour où nos amis italiens sont arrivés à la gare, les deux groupes (oui : groupes) se connaissaient déjà.

Alors, certes le niveau n’est pas garanti, mais si on considère que la compétence visée est la capacité à échanger avec un étranger, alors là la contribution de l’outil est plus qu’évidente. Il me semble que dans ce contexte : prise de contact, développement d’une relation inter-groupes, d’échanges l’outil Facebook est largement supérieur à Twitter, mais en dehors du contrôle de l’enseignant. La question pourrait d’ailleurs être de savoir comment cette prise de contact se passerait si l’enseignant devait en être témoin. Mais dans l’organisation pédagogique d’un échange, ne garantit-on pas des moments (en famille, au retour de l’activité de la journée) des moments sans adulte, qui permettent ensuite de construire une relation renforcée ?

L’apprentissage informel reste une part importante de l’apprentissage, voire se renforce avec l’avènement des outils du web2.0 Permettre ou susciter de tels apprentissages ne pourrait-il pas être envisagé ? Si il est correctement identifié, il peut même être articulé
avec l’apprentissage formel pour le renforcer. On peut donc dans le cas présenté considérer Facebook comme un complément pédagogique.

Autre usage de Facebook : la transmission simple d’informations. Les jeunes ayant plus souvent un Facebook ouvert qu’un Twitter, la transmission « virale sociale » d’informations y est beaucoup plus rapide.

Cela dit, si l’idée est de créer une prise de recul par rapport à l’usage de l’outil, et de créer un contexte propre à l’activité en classe, Twitter est clairement largement supérieur. La première question est, comme toujours, de savoir quel est l’objectif pédagogique, quelle déroulement on vise, l’outil vient ensuite.

PS1 : j’avoue me sentir bien plus à l’aise de avec Twitter qu’avec Facebook

PS2 : et si j’ai fait le « choix d’être ami avec mes étudiants« , mon fils et moi sommes d’accord pour nous dire que nous ne sommes pas amis, mais père-fils ce qui est différent.

Causerie entre Christophe Batier et Mario Asselin sur la mise en place des ENT – une vidéo Campus

un résumé précis et si juste du problème lié aux ENT !

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

more about « Dailymotion – Causerie avec Mario Ass…« , posted with vodpod


Pas grand chose à ajouter au constat ! Vous  tenez à un peu de texte ? Allez voir le billet de Florence Meichel : Travailler sous contrôle avec les LMS ? C’est un bon complément possible.

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Des exemples de projets de wikibooks inter-institutions

Résumé de l’article  : The tensions of transformation in three cross-institutional wikibook projects Pages 126-135 Curtis J. Bonk, Mimi Miyoung Lee, Nari Kim, Meng-Fen Grace Lin du journal Internet and Higher Education (2009- vol3-4)

Bookcover of Web 2.0 and Emerging Learning Technologies d'une des wikibooks cité dans l'article

Cet excellent article tire des enseignements sur la mise en place de wikibooks entre différentes institutions dans des enseignements. Il devrait nous permettre d’avancer dans notre réflexion sur l’utilisation des wikis dans les enseignements.

Les auteurs soulignent l’intérêt de la mise en place de wikis dans le sens où il s’agit d’une situation « authentique »  pour les étudiants, dans le sens où leurs écrits trouvent naturerellement une audience et que le processus d’apprentissage devient un processus de production et de participation. Ils soulignent que cela permet également de développer les compétences du XXIème siècle : l’expression créative, la communication, l’interprétation d’informations trouvées en ligne et la collaboration. Ils citent notamment Vygotsky au sens où l' »apprentissage est un processus social ».

Ils identifient différents usages possibles : du glossaire au livre complet, en passant par les résumés, les rapports sur des articles, les dissertations de classe, le journal de classe, le partage de ressources (conférences, sites web, exemples …).

Les 3 exemples d’utilisation montrent leur progression dans l’utilisation de wikibooks dans un cours, en affinant les modalités pédagogiques et la progression. Pour des élèves non utilisateurs de wikis, plusieurs étapes peuvent être distinguées : l’apprentissage technique du wiki en classe, la correction de wikibooks existants pour la prise de confiance et réaliser que l’écrit d’un wiki n’est pas définitif, l’écriture simple ensuite, la relecture et la correction croisée pour affirmer la dimension de collaboration et finalement l’écriture collaborative de wikibooks ayant vocation à exister après le cours (je pense ici notamment à des exemples de cours où l’objectif est explicitement la création de livres). On parle aussi de rôles différenciés avec l’idée d’un éditeur en chef, en charge de la qualité globale du wiki. Notons que ces exemples de wikis collaboratifs portent une fois de plus sur soit des étudiants en éducation, soit un cours sur le web2.0.

Par ailleurs, ils constatent qu’il faut du temps pour que les étudiants s’adaptent à ce style d’écriture. La longueur du semestre semble nécessaire et les élèves doivent pouvoir dégager du temps pour ce type d’exercices.

La partie la plus intéressante de cet article est qu’il énumère un bon nombre de points clés à prendre en compte pour la mise en place de telles expériences dans un cours :

  • Les questions d’ingénierie pédagogique (instructional issues)
    • Prendre en compte le background des élèves : plein temps ou non, habitude des technologies et nombre de plate-formes utilisées (wiki + CMS + email + …) …;
    • Contrôle des étudiants sur le wikibook. Plus ils sont responsables, plus la qualité sera au rendez vous ;
    • La coordination entre pairs de différentes institutions est importante, bien que difficile. Les périodes de travail des élèves doivent être compatibles pour permettre les interactions. La planification est indispensable ;
    • Le degré de structure et l’organisation. Des échéances sont nécessaires, ainsi que des aides, des critères clairs d’évaluation, des exemples et des encouragements de l’encadrement. La structure doit être maitrisée en fonction des objectifs, mais doit permettre la créativité et l’expression d’idées ;
    • Les temps des activités doivent être gérés. Une rencontre via vidéo entre institutions peut être intéressante, en lancement pour créer des liens, ou pour une présentation (par les élèves) en fin de cours ;
    • La coordination entre institutions et le planning sont indispensables ;
    • Quel apprentissage. Comment le mesurer, comment l’évaluer ? Reste-on sur les connaissances ou prend-on en compte l’apprentissage de compétences du XXIème siècle. L’article affirme que cela nécessite des recherches ultérieures ;
    • Contrôle par l’instructeur et prise de risque. Il semble qu’une expérience de pédagogie par projet dans laquelle on donne plus de latitude aux étudiants soit bénéfique. En effet, ce type d’apprentissage collaboratif prend d’autant plus de sens que l’on laisse de la liberté aux élèves. Il faut donc apprendre à naviguer dans un environnement plus ouvert, sans sombrer dans le chaos ;
    • Réutilisation du wikibook. Est-il à usage unique ou peut-il être utilisé comme base, repris, étendu, remodelé. Cela nécessite sans doute une approche pédagogique différente dans l’évolution d’un enseignement ;
    • Meta-réflexion sur les principes de wikibooks (i.e transfert des idées liées aux wikis) ;
    • Techniques de motivation. Mettre une note permet de forcer le démarrage (motivation extrinsèque), mais il faut ensuite d’autres facteurs de motivation pour déclencher une réelle dynamique : l’encouragement, l’objectif final, la revue par les pairs, la collaboration internationale, des interactions intelligemment préétablies, sont des facteurs de motivation intrinsèques ;
  • Les questions de collaboration
    • Perception de la collaboration entre étudiants de différentes institutions. Celle-ci paraît intéressante mais la valeur ajoutée n’est pas ressentie de manière très appuyée ;
    • Prise de perspective. Cette apprentissage impose la prise en compte d’autres perspectives et d’autres idées ;
    • Collaboration des instructeurs et retour. Ces retours sont essentiels. Le positionnement des instructeurs (je dirais bien tuteur) peut être variable : donnant des indications, il peut devenir collaborateur à part entière. Ce positionnement dépend des objectifs et des habitudes des institutions ;
    • Compétences linguistiques. Les exemples cités sont dissymétriques entre des étudiants américains et des asiatiques devant traduire en anglais ;
    • Autres : choix des partenaires, des cours, …
  • Les questions liées aux wikibooks
    • Règles et procédures. Si le wikibook est développé dans un site déjà existant, il est nécessaire de se plier aux règles de la communauté, notamment au niveau des copyrights de document (images avec des droits compatibles dans wikibook.org) ;
    • Sélection des sujets de chapitres. Issu de l’enseignant ou d’une réflexion et d’un choix des étudiants ;
    • Contrôle de l’édition des chapitres. Certains étudiants ont des difficultés avec l’idée que leurs écrits puissent être repris. Ce facteur doit être pris en compte pour permettre le développement d’échange entre pairs et de revues croisées ;
  • Les questions de construction de connaissance et questions de communautés.
    • Acceptation de la construction de connaissances et processus de négociation . Il faut du temps pour passer les tensions, notamment parce qu’habituellement l’évaluation est individuelle et met en avant les idées apportées par chacun. Il est également nécessaire d’apprendre à accepter la critique et à adopter une attitude mesurée et constructive ;
    • Difficulté de développer des communautés dans les limites d’un cours ;
    • Tactiques de construction de communautés. Il faut amener la contribution de manière progressive (par exemple commencer par une espace de partage de ressources), organiser des rencontres …

Les difficultés sont réelles mais l’enjeu en vaut la chandelle.

Cours en ligne : un élément pour être efficace !

Cours en ligne ou pas, le rôle, l’implication et les choix de l’enseignant restent les éléments centraux pour proposer un cours qui permettra aux élèves d’apprendre au mieux ….

InternetActu nous gratifie pour la rentrée d’un article Les cours en ligne, plus efficaces que les salles de classe ? qui revisite un article paru cet été. (25/9/9 : retrouvé le lien : Study Finds That Online Education Beats the Classroom).

A retenir :

  • peu de chercheurs ou d’enseignants ont les moyens d’effectuer des comparaisons entre des dispositifs pédagogiques. C’est un problème pour avancer scientifiquement, mais une comparaison honnête est vraiment très lourde à mettre en œuvre ; je retiens les chiffres 5 sur 1132 !
  • plus le dispositif est riche, mieux se fera l’apprentissage : au delà du contenu, et de la multiplication des medias, proposer des solutions problèmes, engager l’apprenant, proposer des supports complémentaires (en présentiel et en ligne), accompagner/échanger … Le fait que ce soit en ligne est un élément parmi d’autres. Une bonne combinaison donnera des bons résultats. Là, il n’y a pas de solution. Suivant le contexte (quels élèves, quel niveau, quel sujet, quels moyens, quel cadre, quelle culture, quel (groupe d’)enseignants …), et suivant les objectifs pédagogiques que l’on se donne, on développera un dispositif pédagogique différent. La comparaison est donc d’autant plus difficile que ces variables de contexte perturbent la nature des résultats.
  • Mettre à disposition des ressources permet de aux élèves de travailler à leur rythme ! Bien sûr 😉
  • l’implication des enseignants est importante, et surtout le fait que le fait de mettre en ligne permet de revisiter sa pédagogie. Symétriquement, le problème souvent rencontré est la formation des enseignants, au sens où il faut passer du stade des « early adopters » à la diffusion à l’ensemble des enseignants (acteurs) concernés (pour ne pas dire de l’établissement).
  • Et pour reprendre une citation :

« Et puisqu’il est aussi question de l’économie de l’attention, l’une d’entre-elles rajoute à ce titre avoir été “étonnée de découvrir que j’en apprenais plus sur la personnalité de mes élèves en ligne que je ne pouvais le faire en classe. Probablement parce qu’être en ligne induit plus d’interactions interpersonnelles“. »

On peut y voir que les relations sont plus faciles entre élève et prof grâce à la médiation de l’ordinateur, que le rapport prof/élève bouge plus facilement via un nouveau moyen de communication. D’après certains collègues, il peut y avoir aussi le fait que l’on peut prendre le temps d’échanger dans ce cadre plus facilement, avec quelques uns, que dans un amphi…

  • Sinon, pour finir, on en est toujours en France à regarder ce qui se fait ailleurs. Il va falloir s’y mettre !

En bref, un bon article pour se remettre dans le bain. 

Un wiki alimenté par les élèves : premier bilan

A titre expérimental dans mon école, nous avons proposé aux élèves dans un module d’informatique de 21 heures de prendre des notes collaborativement sur un wiki. Le résultat a été très encourageant.

Quelle intention ?

Nous avions plusieurs objectifs :

  • inciter les élèves à prendre des notes ;
  • expérimenter la construction de supports par les élèves ;
  • constituer un document de support à la révision ;
  • permettre la transmission de connaissances vers les futurs élèves étrangers accueillis à l’école.

Quelle a été la consigne ?

Vu que nous savons qu’il est plus facile de faire  travailler nos élèves lorsqu’il y a une note nous avons choisi de compter cette activité comme contrôle continu.

La consigne initiale, envoyée sur le forum des nouvelles du cours sur  Moodle (accès restreint) était la suivante :

Avatar GILLIOT Jean-Marie
Expérimentation d’écriture partagée de supports
par GILLIOT Jean-Marie, Thursday 9 April 2009, 17:53
Bonjour,comme je vous en avais dit un mot lors du cours d’introduction, nous vous proposons une expérimentation visant à permettre :

  • d’enrichir les supports pédagogiques;
  • de plus vous impliquer dans la formation;
  • dans une dimension collaborative accompagnée qui prenne en compte votre richesse et votre diversité.

Pour cela nous vous demandons à titre de CC, de procéder pour une séance (Cours, PC, STP) à un travail de rédaction au sein d’un groupe de 5 élèves.
Ce travail peut prendre, par exemple, l’une des formes suivantes :

  • commentaires de transparents ;
  • rédaction d’un chapitre, d’un glossaire, de l’explicitation de concepts présentés ;
  • proposition d’exemples simples, de petits exercices ;
  • proposition de QCM d’auto évaluation ;
  • bibliographie commentée (c’est à dire décrivant les éléments présentés dans les références, et rapport avec le cours) ;
  • traduction vers une langue de votre choix

Un groupe couvrira typiquement 3 items différents. Vous avez toute latitude pour trouver des éléments complémentaires sur le web ou dans des livres, du moment que vous citez vos sources. Il s’agit bien de constituer un support qui vous permettra de comprendre au mieux les notions présentées dans ce cours, donc toute bonne référence est bonne à prendre.

Un wiki de type mediawiki sera proposé d’ici peu. L’objectif à terme est de pouvoir héberger le résultat de ce travail sur un site tel que celui de wikibooks (qui a l’avantage d’être multi-lingue).
Les diaporamas sous forme modifiables (OpenOffice) sont disponibles sur Moodle.

Les groupes seront constitués d’ici le 21 avril. Si vous souhaitez démarrer ce travail dès maintenant pour les 2 séances qui ont déjà eu lieu, vous pouvez prendre contact dès maintenant.

Si vous le souhaitez, je reste disponible pour répondre à toute question, ou pour discuter de tout élément pour permettre le meilleur résultat possible. L’idée est bien de produire ensemble des supports qui vous permettront de mieux acquérir les éléments présentés dans ce cours et qui pourront être réutilisés et améliorés par vos successeurs.

Cordialement,
Jean-Marie Gilliot

Pour démarrer le travail, un groupe d’élèves a été affecté à un cours. Un délai d’une semaine a aussi été donné, pour se mettre d’accord sur l’organisation de chaque groupe (étape qui n’a pas été vérifiée mais qui aurait mérité de l’être), puis d’une autre semaine pour produire une première version du contenu. Les premières pages écrites ont ont donc été des pages de séances.

Comme l’exercice était nouveau, il a fallu 2 relances pour démarrer le processus de manière suffisante.

Par ailleurs, j’ai créé la page d’accueil du wiki, et la page qui comprenait le plan du cours. Celles-ci ont d’ailleurs été corrigées…

Le suivi au fil de l’eau

Ce qui est intéressant, c’est de suivre l’activité pour pouvoir donner des commentaires, inciter la relecture ou la correction, créer des points d’entrée pour le wiki (en « wikifiant » les concepts clés par exemple), éventuellement réorganiser l’information.

De fait, dans le cas de cette expérience, ce travail a été très (trop ?) léger.

Dans ce genre d’activité, on peut distinguer plusieurs types d’actions :

  • la correction au niveau orthographique ou grammatical,  ce qui permet au débutant de dédramatiser la modification, l’écriture dans un wiki. Cela prouve aussi une lecture du contenu, et donc un travail d’appropriation du cours.
  • la correction du fond du contenu, qui dénote une bonne habitude de l’outil et une confiance suffisante dans les concepts du cours (ce qui n’en prouve pas la justesse)
  • la construction de contenu dans une page existante. Si ce dépôt se fait en une fois, on peut en déduire que le travail a été fait hors wiki, ce qui est dommage en terme de collaboration. Si ce dépôt se fait en plusieurs sauvegardes, cela dénote d’un travail sur l’outil. Si cette construction se fait en une seule passe, cela veut sans doute dire que l’auteur n’est pas retourné sur le wiki, pour améliorer le document, ou pour voir les modifications ultérieures d’autres contributeurs.
  • la construction de nouvelles pages. On a alors affaire à un structurateur. Cela dénote une confiance dans l’organisation des concepts. Couplée à une production de contenu, cette activité dénote une bonne prise en main de l’outil et une appropriation du contenu du cours. Par ailleurs, ce type d’action permet d’enrichir le contenu du wiki, puisqu’il va permettre d’identifier des éléments nouveaux et d’effectuer des croisements entre les différentes pages.
  • la construction de doublons (2 pages pour un même sujet). Soit il s’agit d’une mauvaise coordination de groupe, soit une mauvaise exploration du wiki. Cela peut être facilement détecté en consultant la page qui référence toutes les pages du wiki (quand il n’est pas trop gros, ce qui est a priori le cas pour un cours)

Notons qu’il est possible de s’approprier le contenu du cours sans modifier le wiki, donc on ne peut évaluer correctement les non producteurs.

Plusieurs questions ont été posées par les élèves soit en fin de cours, soit par courriel, soit dans mon bureau pour clarifier la demande.

Pour la correction, il aurait fallu donner des critères sur ce qui était attendu. Pour cette première fois, j’ai fait un parcours des modifications effectuées par chacun des contributeurs, et posé une échelle allant de « j’ai posé une information construite pertinente » à « je suis revenu plusieurs fois, ai ajouté du contenu en plusieurs endroits, et/ou effectué des corrections de fond et ai construit des pages non définies auparavant ».

Quel(s) outil(s) ?

Clairement pour ce genre d’exercice le wiki est le bon candidat.

Nous avions déjà utilisé le wiki de Moodle qui a une interface Wysiwyg, mais qui est lent, plante de temps en temps, difficile d’accès (plusieurs clics et mot de passe), et de fait bien que j’aie déjà essayé de l’utiliser avec des élèves ou des collègues, les contributeurs n’y reviennent jamais.

L’autre choix était le mediawiki. Moins Wysiwyg, mais avec une syntaxe simple. Il est celui de Wikipédia et surtout de Wikibooks, ce qui permet à terme d’envisager d’exporter le contenu pour en faire une série de  wikilivres multilingues.  Le fait qu’il existe des catégories permet d’organiser le contenu. Nous avons détourné cette fonctionnalité pour différencier les langues des différents articles.

Notons par ailleurs qu’il permet d’intégrer des formules mathématiques ou des images (fonctions/plug-ins qui n’ont pas été mis à disposition lors de notre expérimentation). Les élèves savent clairement utiliser les sites de dépôt pour les photos/images.

Reste alors à choisir l’hébergement et la visibilité.  L’hébergement interne à l’école n’était pas envisageable dans les délais que nous nous étions donnés. Par ailleurs, l’exposition à l’extérieur paraissait une bonne motivation pour la production, ce que des élèves ingénieurs peuvent assumer facilement, sans pour autant les intégrer dans une communauté existante, ce qui peut être plus difficile.

La solution de déposer directement auprès de Wikibooks n’a pas été retenue, pour éviter de risquer des interactions parasites, mais cela reste une possibilité à explorer avec des élèves, ou pour construire une base de cours entre établissements. Nous avons finalement choisi d’instancier un mediawiki dans un environnement dont nous nous servons pour diverses expérimentations, ce qui

Comment utiliser Mediawiki pour suivre la construction d’un cours ?

Une fois les premières pages mises en place pour permettre de démarrer l’activité, il est intéressant de suivre ce qui s’y passe. Voici quelques liens utiles pour cela :

Une question de droit

Le cours étant basé sur le livre de Magee & Kramer « Concurrency » et sur ses compléments en ligne, il a été  nécessaire de demander leur autorisation, ce qu’ils ont fait de manière très ouverte et proactive, puisqu’ils nous ont retransmis une version espagnole et japonaise.

Le choix de licence de publication était orienté pour permettre une réutilisation possible. Nous avons donc retenu la licence CC by SA 3.0.

Quelques résultats

Un point intéressant est que dans cet exercice on utilise des outils 2.0 pour un cours qui n’a rien à voir avec le web2.0.

Bien que la formule ait été assez ouverte, tous les élèves se sont concentrés sur le wiki. Les seules variantes ont été des tentatives de livrer leurs notes sous forme de document à part, auquel cas j’ai renvoyé vers le wiki. Principalement, les élèves ont contribué à détailler les contenus des différentes séances et ont commencé à isolé quelques concepts clés.

Autre phénomène de fuite, certains ont voulu effectuer des traductions vers des langues qu’ils étaient seuls à écrire (exemple de l’italien ou, pour des raisons différentes, de l’arabe). A mon avis, il ne faut accepter ce genre de traduction que s’il y a une « communauté » sur l’école, dans l’année ou dans les années suivantes. Notons également que quelques élèves ne se sont pas inscrits sur la plate-forme, ni n’ont remis de document.

La suite

Concernant le cours, la prochaine étape devrait être de construire les différents concepts et inciter les élèves à faire le lien entre les différents articles existants. Cela devrait être une activité féconde, et donner de l’ampleur au contenu du wiki.

Au niveau de notre institution, cette première expérience fera des petits et d’autres cours devraient utiliser cette modalité. Une première étape vers une série de cours dans différents domaines d’enseignement.

Ceci peut être vu comme un premier brouillon soumis à discussion. Vos commentaires sont plus que bienvenus.

Version initiale le 10 juillet 2009

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