Tendances du mobile Web 2.0

Lecture de l’article :

Mobile Web 2.0. Theoretical-technical framework and developing trends.
Hugo Pardo Kuklinski, Joel Brandt, Juan Pablo Puerta pp. 54-61

International Journal of Interactive Mobile Technologies (iJIM) vol4 No 2 (2008)

Constat : les téléphones mobiles ont suffisamment de puissance pour permettre le support d’applications participatives type web 2.0. Les limites sont liées à l’industrie du mobile : maintien de la forme du téléphone, volonté de mettre à disposition des services à valeur ajoutée pour les opérateurs, architecture logicielle et matérielle fermée (propriétaire), tentative de conserver les clients dans l’infrastructure réseau opérateur …

D’autres interactions sont possibles, notamment grâce à la diffusion du Wifi,  les applis type IM, messages simplifiées sont déjà utilisées et ne demandent qu’à rencontrer leur public.

Prédiction : le mobile devrait consommer encore plus d’infos que les PC.

Commentaires

Le constat est très juste et connue, mais on trouve ici un bon résumé.

L’auteur ne cite pas de technologies, mais si on s’appuie sur les suites Google docs, et al. combiné avec Android, on voit bien que les briques logicielles existent déjà. Le carcan des opérateurs ne devrait pas tarder à exploser

Comment le web change le monde ?

Un livre de Francis Pisani et Dominique Piotet

J’ai lu, j’ai aimé. Quelques petites choses que j’ai retenu (ou que je veux retenir). Notons que le livre est d’ores et déjà disponible sur le web pour téléchargement.
Les auteurs dépassent les caricatures du web (digital natives, sagesse des foules) pour entrer dans une véritable analyse des phénomènes du web.
Ils prennent ainsi le parti de proposer des nouveaux termes : webacteur et alchimie des multitudes pour une approche plus nuancée de ce qui se tisse sur la toile aujourd’hui. Très riche en références, il replace le web d’aujourd’hui dans l’histoire.

Un must pour une mise à jour de sa culture web 2.0 et au delà

Quelques passages que j’ai plus particulièrement apprécié :

  • le chapitre « de la dynamique relationnelle  » qui aborde le concept des liens de manière transdisciplinaire.
  • la retranscription de la conférence de DAvid Weinberger pour une approche de l’organisation des données et ses conséquences
  • le chapitre « c’est grâce aux hippies » (pp. 117-119) m’a aidé à mieux comprendre où je me positionnai en tant qu’informaticien, merci encore !
  • le chapitre « Digital Literacy » est très clair et pose bien les enjeux de l’éducation au web. A conserver la citation de European Commission, Directorate-General for Education and Culture,
    ELearning : Better eLearning for Europe, Luxembourg. Office for Official
    Publications of the European Communities, 2003. Cité par Olivier Le
    Deuff dans son article « La culture de l’information : quelles “littératies”
    pour quelles conceptions de l’information ? », VIe Colloque ISKO-France
    2007, 7 et 8 juin 2007, IUT de l’Université Paul Sabatier, Toulouse. :
    la digital literacy devient vite une des conditions de la créativité, l’innovation et l’esprit
    d’entreprise. Sans elle, les citoyens ne peuvent ni pleinement participer dans la société, ni acquérir les compétences et les connaissances nécessaires pour vivre au 21e siècle
  • Le chapitre « entreprise liquide » met bien en évidence les tensions entre les utilisateurs (demandeurs d’outils souples et ubiquitaires) et les Directions Informatiques ancrées dans leur gestion des données et leur sécurité. Un problème central des données entreprises réside dans leur manque d’accessibilité pour exploitation (outils de recherche et surtout liens entre les données). Cela me rappelle la remarque d’un collègue un jour où notre responsable nous demandait si nous utilisions la page d’accueil de notre département :  » cela dépend, si Google me l’indique pourquoi pas … »
  • le renouvellement des médias est évidemment abordé. Le rôle du journalisme est évidemment modifié, il n’est plus le porteur de la vérité, mais un passeur, et un formateur.Il me semble que le métier de l’enseignant doit ou devra également se recomposer sur le même mode d’approche.
  • Sur le modèle économique, on sent les auteurs dubitatifs. Mais est-ce qu’il y a vraiment un modèle économique pour le web ? Je pense faire un post d’ici peu, les chose semblent bouger dans cet axe en ce moment
  • Et finalement le chapitre sur l’évolution du web, qui sera notamment plus social (espérons le), plus Graphe Global, plus interopérable, plus mobile (le terme proposé est mobiquité). La question final sur le web participatif permettant de changer le monde me pose question. Est-on VRAIMENT en train de changer le monde ? Y-a-t-il une opportunité ? Cela me rappelle le mouvement des radios libres en 81 qui a accouché de SkyRock et al. D’autres font remarquer que la politique sur Internet manque de prise dans le réel (billet de Famablog qui semble disparu). Par contre le mouvement pirate suédois montre que cela peut changer

Petite moisson de sites intéressants :

  • des classiques : digg pligg
  • twittervision : pour voir les posts twitter de manière géographique. Remarque les dépôts tumblr sur http://www.tumblr.com/map marchent mieux…
  • wefi : pour trouver un point wifi et des amis
  • Innocentive et crowdspirit pour faire de l’innovation (déjà vu dans le fameux livre wikinomics, à lire lui aussi)

Des notes de lecture sur ce bookin :
http://blog.kinoa.com/2008/06/17/comment-le-web-change-le-monde-note-de-lecture/

Liste de conférences anglophones autour de l’éducation

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