Et si on utilisait Slack en formation

2000px-slack_cmyk-svgSlack est l’outil de collaboration de la génération Twitter et Facebook, utilisée par d’innombrables équipes de startups ou simplement sur un mode agile. Il permet d’échanger facilement dans une équipe et de combiner de nombreux autres outils du web (des google docs, des hangouts, des outils de gestion de projet comme Trello, …, et tout ce qui concerne le développement en commençant par Github…). C’est le couteau suisse de la communication en équipe, d’autant qu’il est multiplate-forme et ce qui ne gâte rien, il est gratuit pour des usages limités mais largement suffisants dans un cadre éducatif.

Inutile de préciser que dans une école d’ingénieurs comme Télécom Bretagne, vous trouverez des groupes qui l’utilisent pour leur projet, des afficionados tant coté étudiants que profs, un espace dédié dans slack créé par on ne sait qui, mais ouvert à tous (de Télécom Bretagne).

Mais au delà d’un fil d’échanges dans un cours, ou de le conseiller pour un projet, la question est de savoir s’il peut servir d’outil pivot dans un cours. D’après l’article « How to use slack for teaching a large university course » la réponse est oui. L’auteur relate que les étudiants échangeaient facilement au travers de cet outil, autour des questions posées dans le cadre du cours. Bel exemple dans lequel la dynamique d’échange va beaucoup plus loin que ce qu’on trouve habituellement. Bon, évidemment il s’agit d’un cours appelé « Outils informatiques pour les Big Data », mais c’est tout de même encourageant.

Dans l’article « Is slack the new lms ? » (un LMS, c’est un environnement numérique d’apprentissage, dont Moodle est le modèle le plus connu), Mathias Elmose va plus loin en affirmant que slack est enfin une plate-forme orienté activité, alors que tous les LMS existants sont d’abord des espaces d’affichage de contenu, et il a sans doute effectivement raison.

Ce qui est intéressant, c’est que cela ressemble furieusement à ce que nous avions fait pour le MOOC ITyPA, en facilitant la mise en place d’outils et en permettant de mieux gérer l’ouverture des échanges vécue comme trop systématique dans un espace complètement ouvert (voir l’article Et si l’ouverture était un frein à l’accès ? écrit à l’époque. Slack semble un outil vraiment flexible pour mettre en place l’espace d’activités global en lien avec l’espace personnel d’apprentissage de chacun. Seul bémol, si c’en est encore un, l’interface en français n’est pas disponible, mais à la limite on pourrait sans doute le contourner.

Quelques petites choses à prévoir donc :

  • créer un espace sur slack pour initier des échanges avec des collègues qui seraient intéressés. (Cela me fait découvrir en créant slack-educ qu’il faut être invité pour entrer dans un tel espace … c’est à savoir)
  • utiliser slack comme outil principal dans un de mes cours (j’essayerai sans doute pour la prochaine saison de mon cours web et médiation culturelle) ;
  • une exploration un peu détaillée des différentes formes d’espace d’activité qu’on pourrait montrer comme base d’exemples ;
  • voir quels développements permettraient d’intégrer Slack avec les outils et environnements d’apprentissage plus classiques, par exemple en développant une interface xAPI.

Pour un peu cela me donnerait envie de refaire un MOOC dans un environnement pareil 😉 Quelqu’un a un sujet ?

Sinon, si un étudiant voudrait faire un stage sur ces idées, qu’il n’hésite pas à me contacter.

Pour complément, il y a aussi un témoignage d’utilisation de Slack comme outil de collaboration entre enseignants pour AltSchool.

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Enseigner dans l’UEBC@mpus : un nouveau défi

C’est le titre de la journée organisée mardi dernier 16 avril, à Rennes par l’UeB. Nous y avons découvert de nombreux services mis en place pour accompagner les enseignants, notamment à organiser des classes ouvertes en ligne (classe virtuelle) ou sur plusieurs site (par visio), qui démontre un savoir-faire certain de notre belle région. Il a été également question de construction de bâtiments pour mieux servir ces dimensions et de nouveaux projets proposés par les enseignants-chercheurs, et financés par l’UeB. On y voit comment le numérique, la maîtrise des données impacte à la fois sur le métier du chercheur, que sur la diffusion des connaissances. L’un de ces projets est bien évidemment notre projet de MOOC sur les risques et aléas pour les sociétés littorales.

Les organisateurs m’ont également demandé une présentation spécifique MOOC, en me proposant le titre de MOOCs, formations en ligne de demain ? J’ai donc abordé la question en montrant sur quels éléments actuels ces cours s’appuyaient:Web2.0, hybridation, collaboration, abondance des contenus. J’ai ensuite développé l’évolution possible du modèle issus des facs américaines, en intégrant les dimensions plus connectivistes, et repris les impacts auxquels il faut se préparer au niveau universitaire.

Par rapport aux présentations précédentes, mes 2 premiers transparents visent à montrer que les MOOCs sont au e-learning ce qu’est le web2.0 au web original.

Crédit photo : How long does it take to learn a meta-skill? 366/138 May 17, 2012 Par ConnectIrmeli – licence CC-by-nc-nd

Tout ce que j’écrirai pourra être retenu en ma faveur

titre alternatif : jetons nous dans le bain

titre à la lecture de certains échanges : tout ce que j’écrirai pourrait être retenu contre moi ?

Faut-il, doit-on, peut-on, est-il raisonnable d’écrire sur le Web ?

Clairement, il règne un climat anxiogène pour nombre de débutants sur le web. Climat que ne comprennent bien souvent plus ceux qui ont fait le pas, tant ce qu’ils ont trouvé leur a permis de s’enrichir intellectuellement et humainement.

D’où vient ce climat ? D’abord c’est quelque chose de nouveau, il y a donc toujours inquiétude devant l’inconnu. Mais surtout les médias ont relayé, amplifié quelques cas de débordement comme il en existe dans toutes les activités humaines. Mais les annonces d’accidents automobiles de meurtres en série nous empêchent elles de sortir de chez nous ?

Et puis, nous ne risquons pas notre vie sur Internet. Pour dédramatiser, on peut se référer à « qui a peur du grand méchant web ? » publié par yapaka.be (merci à @2vanssay pour le lien).

Dans quelle société vivons-nous souhaitons nous vivre ? Sommes nous dans une démocratie où chaque citoyen peut s’exprimer, ou considérons-nous que la société de Big Brother (is watching you de George Orwell) est une réalité. Le débat est encore devant nous. Espérons qu’il saura laisser une place aux dimensions de partage, de collaboration que certains projets comme Wikipédia incarnent, mais qui sont portés également par beaucoup d’autres (voir par exemple le site de Imagination for People)

Certains considèrent que Big Brother, c’est notre futur employeur (j’ai lu un commentaire de ce type dans le cadre d’#ITyPA), celui-ci pouvant retrouver une erreur vieille de plusieurs années. On est à mon avis dans la légende urbaine. D’abord parce que ce que l’on pourra apprendre en suivant ITyPA, c’est que la notion de vérité dépend du contexte, et donc évolue avec le temps (bon d’accord, Blaise Pascal le disait déjà, mais le phénomène s’est modifié, accéléré avec le Web). Ensuite, c’est que si on se met dans une dynamique de production, on va apprendre, donc s’améliorer, et finalement pouvoir montrer qu’aujourd’hui on est capable de beaucoup plus qu’hier. Et un employeur recherche des compétences actuelles, pas celles d’il y a plusieurs années. C’est bien ce que confirme cet article du blog du modérateur (retrouvé sur l’excellent diaporama « Student Branding » autour de comment chercher un emploi avec le web, proposé par Christophe Batier.

Alors faut-il avancer caché ou sous sa véritable identité sur le net ? Si l’on considère que des employeurs chercheront sur le net qui vous êtes vraiment, il faut sûrement avoir une identité numérique visible, autre que celle de ses photos de vacances. Ils n’iront sans doute pas chercher la faute, mais voudront se faire une image globale. Là encore l’abondance d’informations est un phénomène à intégrer, en s’appliquant à faire ressortir ce qui est le plus important pour vous. Cette identité se construit, en étant soi-même, et en mettant en avant là où on est le meilleur.

Certains participants arrivant sur #ITyPA posent la question, tiraillés entre deux discours qu’ils trouvent à raison contradictoires. La réponse est sans doute dans leur niveau de confiance propre. Peut-être leur faut-il un temps d’appropriation sans pression. Peut-être leur faut-il le temps de comprendre à/dans quoi ils s’inscrivent,. Il est en effet possible d’adopter plusieurs identités sur le net, comme l’a montré Dominique Cardon. Mais quand ils avanceront dans leur appropriation, ils ressentiront le besoin de passer à une identité plus réelle. Peut-être que les espaces publics numériques sont les bons espaces de médiation pour les premiers pas.

En effet, un tel événement est aussi et peut-être surtout un lieu de rencontre, d’échanges. Ceux-ci seront d’autant plus engageants, plus véridiques si ils se font entre personnes réelles et non pas entre avatars.

Au contraire, d’autres considèrent que participer à un MOOC comme ITyPA est valorisant et leur permettra d’avancer dans leur identité professionnelle. Ceux-là n’auront pas de problème à afficher leur vrai nom. Ils sont déjà entrés dans leur construction d’identité sur le web. Ceux-là ont intégré le fait que leur identité, c’est ce qu’ils sont, ce qu’ils font sur le web, et que ce qu’ils produiront de plus pertinent sera mis en avant.

Oui, la perception du web est aujourd’hui ambivalente, Oui il est rejeté par des technophobes ou des gens qui restent interdits envers une nouveauté qui remet en question beaucoup de chose, et oui il est encensé comme espace de débat public par certains. ITyPA est un moyen de se construire sa propre opinion, sachant que les animateurs et tous les intervenants ont fait le choix de s’afficher avec leur identité réelle. Et qu’ils considèrent qu’ils y ont gagné.

Vous pouvez également échanger sur le sujet via un forum sur le site d’ITyPa. (merci à Karim Benyagoub de me l’avoir indiqué)

Pour finir, je voudrai juste laisser un lien vers le dernier diaporama de Christophe Batier, une des têtes de file du « numérique pour apprendre », qui me semble-t-il a quelque lien avec nos sujets.


PS : je suis preneur de tout bon argumentaire pouvant aider ceux qui ont peur de s’afficher sur Internet à passer le premier pas.

Faire un MOOC dans son garage

…Ou dans son salon

Cet article a été initialement publié dans le blog compagnon d’ITyPA.

Quand on se lance dans l’organisation d’un MOOC se pose rapidement la question de l’infrastructure d’accueil. La question n’est pas encore réglée au niveau des universités, car elle pose des problèmes d’infrastructure (ouvrir son ENT ou adopter une autre plateforme) couplé avec des questions stratégiques (par exemple, faut-il rejoindre une initiative américaine, développer une offre indépendante ou construire un partenariat).

Dans le cas de ITyPA, nous avons abordé la question différemment. Pour le comprendre, il est nécessaire de revenir sur le contexte de notre montage. Nous voulions monter une initiative à quelques uns, issus d’horizons différents. Du coup, il nous fallait trouver une infrastructure indépendante, que nous avons voulu neutre (après avoir évoqué la wikiversité, la P2PU …), et le plus simple possible.

Bien sûr, pour échanger entre nous, nous avons utilisé skype et des googles docs, qui permettent de travailler de manière efficace. Pour changer de skype, nous avons aussi utilisé les bulles de Google+. Nous ne nous sommes pas rencontrés physiquement une seule fois pendant le montage du MOOC.  Je pense même qu’aucun de nous ne peut dire qu’il a rencontré les 3 autres physiquement une fois dans sa vie.

Question donc, comment monter un environnement à coût minimal ? Finalement, nous avons opté pour un hébergement mutualisé (il y en a plein, nous avons choisi l’un d’eux). Cela nous a permis de disposer d’un nom de domaine sympa (mooc.fr), d’installer en quelques clicks une plate-forme libre (un CMS de type Drupal) et de disposer de listes de mails.

Deuxième élément, il nous fallait la possibilité de diffuser une réunion en ligne, et de l’enregistrer pour qu’elle soit disponible ultérieurement. Nous avons exploré plusieurs solutions (et notamment des systèmes dits de classe virtuelle). Nous avons finalement opté pour la solution des bulles, ou hangouts, de Google qui permet de regrouper jusqu’à 10 intervenants, de partager leurs écrans, de diffuser en direct sur une chaîne vidéo, et de rendre l’enregistrement disponible directement au même endroit après la réunion, et ce sans gestion technique spécifique. Certes la solution n’est pas libre, mais tellement adaptée à notre cahier des charges.

Dernier élément technique, un flux RSS pour pouvoir remonter tout ce qui se passe sur la toile, et plus particulièrement sur les blogs des participants. Pour le premier, nous avons retenu une solution très simple, les Yahoo Pipes, qui permet de construire un petit script graphiquement pour regrouper des flux (le nôtre est ici). Pour le second, nous sommes encore en train de voir ce qui sera le plus facile entre un google reader, l’agrégateur intégré dans Drupal, ou un Pipe dédié. On verra pendant la montée en charge.

Pour pouvoir témoigner sur nos réflexions sur le montage d’un tel cours, nous avons ouvert un blog gratuit sur wordpress.com. Nous avons également ouvert un wikilivre que chacun pourra alimenter pour savoir comment construire son MOOC : le guide du MOOC.

Et c’est tout.

Coût total : un hébergement (quelques euros)  qui aurait pu être évité en utilisant une approche libre. Donc, oui on peut monter son MOOC dans son garage.

Vous l’avez compris, nous avons abordé ce MOOC avec une approche de bricolage, dans la grande tradition du web. Nous verrons si cela marche bien, et de combien de rouleaux de chatterton nous aurons besoin.

En tout cas, cela nous paraît cohérent avec une approche distribuée d’un tel cours, tirant parti du web autant qu’il est possible, et incitant chaque participant à construire par lui-même son propre environnement d’apprentissage tant celui proposé par défaut est minimal.

Mais comme dans tout garage, il faut de l’huile de coude et des amis : pour définir le sujet, le déroulement, pour trouver des intervenants, pour saisir tout cela, pour faire la promotion, accueillir les participants, assurer l’animation, se montrer sur youtube …

Mais de cela nous reparlerons sans doute dans un autre billet.

Crédit photo: TodaysArt 2008 – 16n _ ƒ5³ par Haags Uitburo licence CC-by-nc-sa

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Internet, Tout y est Pour Apprendre : la preuve par MOOC

Internet, pour se cultiver, pour apprendre, pour le plaisir d’échanger et de confronter ses idées, c’est à cet Internet que nous nous intéressons. On connaît tous le moteur de recherche comme outil pour trouver l’information dont on a besoin. Mais cette recherche n’est que la première étape d’un apprentissage. Comprendre, analyser, valider, confronter, synthétiser sont des actions qui permettent d’aller plus loin et de s’approprier des connaissances.

Internet permet tout cela et même plus. C’est en effet à la fois la plus grande médiathèque du monde, un espace d’écriture, de construction et la possibilité d’échanger avec des personnes de la terre entière.

Oui, Internet, Tout Y est Pour Apprendre (ou ITyPA!). Mais comment s’organiser devant l’abondance des ressources, leur perpétuel renouvellement et la diversité des points de vue ? Comment collaborer avec d’autres personnes ? Comment évoluer et progresser ? C’est autour de telles questions que nous souhaitons échanger dans le cours ITyPA cet automne.

Ce cours sera en ligne et ouvert à tous, et comme c’est l’usage sur Internet, plus nous serons nombreux, plus ce que nous en tirerons sera potentiellement riche. ITyPA, à nous d’en tirer parti. Cette forme de cours porte un nom, en anglais : MOOC pour Massive Online Open Course. Ce nom a été proposé en 2008 dans un cours, le CCK08 (pour Connectivism and Connective Knowledge, i.e. connectivisme et savoir collectif en français), l’adjectif Massive vient du fait qu’un tel cours peut regrouper plusieurs milliers de participants. Popularisé par quelques universités américaines (Stanford et le MIT en tête) il existe maintenant deux formes principales : celle qui copie les cours traditionnels de l’université et celle qui est basé sur l’abondance des ressources et les échanges entre participants, qui est en fait la forme la plus en phase avec la philosophie du Web. Le terme connectivisme a d’ailleurs été proposé pour souligner qu’apprendre sur le web, c’est avant tout créer des connexions, des liens. C’est ainsi une évolution du constructivisme cher aux pédagogues.

une petite vidéo pour illustrer existe, en anglais :

Nous sommes quelques uns à avoir suivi un tel cours ou à avoir été intrigués par ces formes d’apprentissage, et à avoir publié ou relayé l’information. C’est assez naturellement qu’Anne-Céline Grolleau, Christine Vaufrey, Morgan Magnin et moi-même avons convergé sur l’idée de proposer conjointement un tel événement sur le web. Nous étions tentés par l’aventure, mais conscients qu’une telle expédition se monte à plusieurs. Et c’est bien la forme la plus participative qui nous motive.

Le thème et la forme se sont imposés pour plusieurs raisons : nous voulions nous ouvrir à un maximum de participants potentiels, nous ressentons l’existence d’un tel besoin dans nos entourages respectifs, et puis ces compétences sont quelque part un préalable à toute autre forme de MOOC connectiviste.

Comme nous pensons que cette formule est intéressante et encore originale dans le monde francophone, nous avons cherché et réussi à convaincre deux spécialistes en sciences de l’éducation : Annie Jézégou et Paul Bouchard pour nous apporter leur aide tant pendant la préparation que pour l’évaluation de ce cours.

Petit challenge supplémentaire, nous avons aussi décidé d’inviter d’autres partenaires pédagogiques à observer, à participer, pour pouvoir ensuite collaborer à d’autres cours sous cette forme, si cela marche comme nous l’espérons. Un objectif que pourrait se donner cette communauté serait de construire un guide du MooC en français, mais ce n’est qu’une proposition.

Parmi les questions que nous nous posons, c’est de savoir combien de participants pourraient se fédérer atour d’un tel cours.

Nous nous sommes donnés comme objectif de démarrer début octobre, et cela semble rester possible. Si vous souhaitez participer, réservez quelques heures hebdomadaires dans vos plannings de cet automne. Chaque semaine, nous proposerons un témoignage d’une personne ressource et quelques pistes d’approfondissement autour desquelles chacun pourra produire du contenu et échanger avec les autres participants.

Suivez le hashtag #ITyPA sur twitter, ou regardez l’évolution du site du cours : itypa.mooc.fr, ou soyez attentifs aux annonces.

Crédit photo : The MOOC shop par cogdogblog licence CC-by

Bloom pour classer les outils

Twitter est un outil de recommandation magnifique. On y découvre des perles des personnes que l’on suit. Bien entendu on en rate plein. Cela s’appelle l’abondance des ressources. De temps en temps on tombe sur une perle. La dernière me vient d’Alexandre Riopel ( #FF donc:-) )

Et on tombe sur une page de Kathy Schrock proposant d’associer des outils à des verbes de la taxonomie de Bloom.

  • La première chose intéressante est le visuel proposé qui ravive quelque peu les couleurs de notre chère vieille taxonomie de Bloom (quand je dis vieille, on est quand même sur la dernière version, celle qui a été revisitée par Krathwohl) ;
  • la seconde est qu’il y a un visuel pour chaque famille d’outil : web2.0, android, google, ipad … le seul clan oublié est celui des outils hébergés ;
  • cela me donne du grain à moudre pour poursuivre mon petit travail de fond qui est d’identifier des triplets (outils, objectif pédagogique, exemples de bonnes pratiques associées) que j’avais entamé dans cet article : Caractériser les apprentissages sur le web2.0, cette page sur la taxonomie de Bloom pourra également y contribuer ;
  • et finalement, cela m’a permis de découvrir ce site que je ne connaissais pas : le « Kathy Schrock’s Guide to Everything ». Le prénom m’interpelle toujours, mais surtout c’est une mine de liens organisée qui mérite sans doute que l’on y plonge.

Crédit photo : Kathy Schrock licence CC-by-nc-nd

écritures collaboratives

3 jours au Ciuen cette semaine. Beaucoup d’échanges riches.

Ma petite pierre à cette belle manifestation était une réflexion sur les écritures collaboratives et l’adéquation des outils aux différents types d’écriture. Un petit diaporama :

et l’article type « scientifique » que j’ai écrit en préparation. Plutôt que de le recopier dans ce blog, je préfère le laisser dans sa forme originale :

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