écritures collaboratives

3 jours au Ciuen cette semaine. Beaucoup d’échanges riches.

Ma petite pierre à cette belle manifestation était une réflexion sur les écritures collaboratives et l’adéquation des outils aux différents types d’écriture. Un petit diaporama :

et l’article type « scientifique » que j’ai écrit en préparation. Plutôt que de le recopier dans ce blog, je préfère le laisser dans sa forme originale :

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Caractériser les apprentissages sur le web2.0

Steve Wheeler nous régale d’un nouveau diaporama « Researching Social Media in Education: What can we learn? », dans lequel on retrouve l’importance de l’engagement dans les apprentissages sur le web pour permettre des apprentissages en profondeur. Son triangle représentant la profondeur des apprentissages est parlant, ainsi que les écrans suivants (PP. 7 et 8 ) sur les niveaux d’apprentissage et les méthodes associées.

Lu par ailleurs « A framework fo Web2.0 Learning Design » de Matt Bower et al. Propose comme organisation la classique taxonomie de Bloom (revisité par Krathwohl et Anderson) pour classifier des usages pédagogiques de différents outils. Ils couvrent ainsi quasiment toute la taxonomie par des exemples d’usages de twitter, de blogs, de wikis, de vidéos dans des scénarios pédagogiques. L’intérêt selon eux d’une telle approche c’est que cela permet à un enseignant de trouver des exemples qui correspondent à ses intentions pédagogiques.

On peut alors regretter du nombre limité d’exemples, il y aurait sans doute un intérêt à développer un portail, une médiathèque de recueil d’expériences qui permette de paver une telle table. On pourrait l’imaginer de l’établir par discipline, par niveau.

Un autre aspect qui me paraîtrait important de creuser, c’est de voir les dimensions qui peuvent être couvertes par tel ou tel outil. Cela permettrait de voir les dimensions couvertes par les différents outils, de chercher à imaginer des usages pour élargir la surface couverte par un outil donné, de chercher à transférer d’un domaine à un autre… Et ainsi d’enrichir la base de connaissance.

Qu’en pensez vous?
Comme première table, si on reprend l’article en question, on arrive à quelque chose comme çà :

Dimension savoirs

Dimension processus cognitif

Retenir

Comprendre

Appliquer

Analyser

Évaluer

Créer

Factuel

T

P, S

I

W

B,S

I

Conceptuel

I,P, W

B,D,M, W

DS, V

P,W

B,W

E, M

Procédural

P,V

P,DS

B, V

V

B,V

I

Meta cognitif

M

M

B

B

B

M

avec B pour blog, D pour Diaporama et outil de présentation, DS pour Digital Storytelling, E pour éditeur collaboratif, I pour création d’Image, M pour MindMap, P pour Podcast, S pour signets sociaux, T pour Twitter, W pour wiki.

Sur ce genre de tableau, on aurait bien envie de chercher à élargir l’usage de certains outils. Il est ainsi étonnant de voir twitter réduit à un usage de très bas niveau, tout comme le wiki. Ou l’éditeur collaboratif à une seule case de très haut niveau.

On pourrait se demander quel biais y-t-il lié aux auteurs, qui privilégient clairement certains outils comme le blog.

Et vous quelles propositions d’activités sur le web pourriez vous proposer sur un tel tableau ? Comment se positionnent vos activités ? Lesquelles vous intéresseraient ?

Pet être voudrez vous répondre à un questionnaire qui pose la question de la construction d’un recueil et de partage d’expériences pédagogiques.

Émulation entre élèves sur twitter, la bataille de hastags

On parle beaucoup d’usages pédagogiques de twitter en ce moment.  Je ne referai pas un billet de plus là dessus.  Je relèverai juste une initiative venant de mes élèves qui m’a étonné, et qui peut avoir un intérêt coté émulation.

J’ai participé à deux enseignements assez proches, avec deux groupes classes différents, mais avec une incitation à utiliser twitter pour partager ses trouvailles (hashtags #FIPCO320 et F2B506 respectivement, i.e. les codes des cours en question), annoncer les nouvelles productions des différents sous groupes, et pour accéder à différents liens que je propose tout au long de leurs travaux.  Certains étant déjà utilisateurs de twitter, l’usage va parfois plus loin (on a vu des commentaires sur des fautes dans les transparents, quelques private jokes …) encourgeant le coté social décontracté que l’on retrouve sur twitter.

Un élève a ainsi proposé une bataille de hashtags entre les 2 groupes classe, pour inciter le second groupe à utiliser de manière plus intensive l’outil twitter.  Ce coté compétition peut entrainer une émulation sympathique. De plus, c’est intéressant car les deux groupes se retrouvent à consulter les publications des autres élèves, ce qui enrichit notablement les échanges, les uns réagissant sur les posts des autres.  Mais, je n’ai pas noté d’implication plus importante de ceux qui n’étaient pas très actifs sur ce média.

La bataille est toujours active, les groupes sont inégaux en taille, mon action n’est pas neutre, mais est-ce bien grave ?

PS : Ce genre de réaction ne pourrait pas se faire sans une posture AVAN. Voir Equipements à l’école. Et si on jouait à l’AVAN ?

Crédit photo : Hashtag battle, how cute! #bearsstillsuck par tsand – licence CC-by-nc-sa

Retour de l’ENVSN : des formateurs numériques

Accueil très chaleureux ce matin à Saint Pierre de Quiberon.

Les notes ont été prises sur un framapad par différents scribes, et j’ai beaucoup dérivé par rapport au fil original. Cela tenait plus du débat que de la présentation, des séances comme je les aime.

Quelques liens qui m’ont été proposés par l’assistance, lors des débats :

Bref, un public exigeant, affuté, fichtrement sympathique et une super matinée.

Crédit photo : l’étoile par Erminig Gwenn licence CC-by-nc-sa

Être un prof numérique

Mercredi, j’aurai la joie de participer à un séminaire à l’ENVSN, des e-formateurs du ministère des sports. Le titre officiel de mon intervention est «Concevoir et animer un environnement numérique d’apprentissage et/ou de formation», ce qui peut se résumer à  « être un prof numérique ».

Voici un aperçu du diaporama que je présenterai :

Il paraît même que ce sera retransmis en direct. Et qu’il sera possible de réagir sur twitter avec le hashtag #foadenvsn

Mon EAP à moi

EAP ? Environnement d’apprentissage Personnel. C’est un angle d’attaque. J’aurai pu appeler cela mon environnement de production personnel et social, ou mon environnemnent personnel de gestion de la connaissance.  Cela correspond finalement à la même chose dans la société du XXIème siècle : j’apprends,  je gère mes connaissances, je produis, le tout dans un univers de partage.

Impressionnant le nombre d’articles, de pages, de cartes mentales qui parlent de l’environnement personnel de chacun. J’ai failli faire le mien mais je me suis arrêté en me demandant ce que cela apporterait. Du coup ce billet de ma série autour de S’organiser grâce aux environnements numériques va prendre une forme différente.

Revue partielle :

Quelques remarques qu’il ne me semble pas retrouver partout :

  • s’organiser en ayant une vue cohérente de tout cela. Un exercice intéressant pour soi et pour les autres est de construire l’agrégat de sa vie numérique. J’ai joué avec FriendFeed pour cela (mais google plus n’y est pas encore référencé). Un certain nombre de personnes suivent mas activités par ce biais semble-t-il ;
  • se construire sa base de connaissance (notamment au travers de mots-clés, on dit tags) pour pouvoir s’y retrouver. Là j’avoue que j’ai des marges de progrès, même sans parler d’ontologie ;
  • un EAP se construit petit à petit et évolue. En fonction de l’évolution de ses méthodes de travail, de ses intérêts (toutes les communautés, les personnes ne travaillent pas de la même manière, ni ne fréquentent les mêmes réseaux sociaux), de ses outils (quand j’achète une tablette, je veux communiquer avec elle. Quand une alternative libre de doodle apparaît, je peux me laisser tenter), de ses (re)découvertes puisque des outils apparaissent (et disparaissent) régulièrement ;
  • j’apprécie aujourd’hui l’articulation d’outils qui sont accessibles au travers de différentes plate formes matérielles de manière transparente. Le fait de prendre des photos (souvent un tableau blanc, ou une posture) sur son smartphone, sa tablette et les retrouver regroupées automatiquement via Instant Upload (fonction Google) dans son environnement Google est très confortable. L’idée de faire un dessin via Skitch sur sa tablette, l’annoter par Evernote et continuer à compléter cette note sur son portable permet de tirer parti des avantages de chacun des équipements disponibles. Et finalement, pouvoir accéder à toutes ces données depuis n’importe quel navigateur permet de se sentir partout chez soi. Cela fait un peu riche aujourd’hui d’annoncer de disposer d’un PC, d’une tablette et d’un smartphone. Mais à y regarder d’un peu près, c’est sans doute une tendance de fond naturelle.

S’organiser son EAP, c’est accepter de se voir évoluer. Cela ne veut pas non plus dire que l’on abandonne ses outils locaux. Ce billet a été commencé sur Evernote qui me sert de brouillon, mais continué sur OpenOffice sur mon PC, qui conserve moult outils de bureautique et de développement. EAP ne rime pas avec tout cloud comme certains peuvent sembler le faire croire.

crédit photo : My PLE par vilsrip – licence CC-by-nc-sa

Evernote, cahier de notes multi usages trans-plate-formes

Après avoir reçu une superbe tablette Galaxy Samsung à Ludovia2011, j’ai cherché les meilleurs outils pour pouvoir l’utiliser. Et j’ai retrouvé Evernote, qui sur les tablettes se voit accompagné d’un outil de dessin (skitch) ma foi fort pratique. Et comme souvent les informations arrivent par rafale, le bulletin d’Evernote m’a proposé des articles très intéressants sur l’usage d’Evernote par des étudiants. Dans la série S’organiser grâce aux environnements numériques, voici donc un scénario plutôt basé outil pour l’étudiant qui suit des cours.

Le couplage croquis / texte est particulièrement plaisant sur la tablette, cela m’a permis de construire plus rapidement l’article .

Parmi les autres points particulièrement séduisants d’Evernote, j’en note 3 :

  • la capacité de mixer des sources très différentes (lien web, extraits de pages web, croquis, photos, enregistrement sonore) bref de noter rapidement et de n’importe quelle manière tout ce qui nous paraît important ou ce qui nous passe par la tête sur le moment, et le tout dans le même cahier de notes numérique.
  • Le fait qu’il soit disponible sur n’importe quelle plateforme : PC, web, smartphone, tablette, ce qui rend possible la récupération de notes de n’importe où, de n’importe quoi, à n’importe quel moment et de le retravailler ensuite sur l’équipement qui vous tombe sous la main ;
  • les capacités de classement de ces notes : par date, par tags, par classeur, par tâche … qui s’adaptent aux méthodes de chacun ;

Et du coup, passant d’une plateforme à une autre j’ai commencé à l’utiliser de manière régulière depuis un mois. Par contre, je le vois comme un carnet personnel, et je continue à effecuter mes partages par d’autres canaux (dont mon blog).

Mais surtout, ce qui a attiré mon attention c’est l’article suivant Student Ryan Kessler Transformed His Workflow, Raised His GPA and Left His Textbooks at Home (Back-to-School Series), ce qui peut se traduire en français par « comment l’étudiant Ryan a transformé sa manière de travailler, amélioré ses résultats, et laissé ses livres de cours à la maison » (le GPA intéresse particulièrement nos élèves à Télécom Bretagne, car c’est ce que regardent nos partenaires internationaux qui accueillent des élèves en semestre d’études à l’étranger). Pour faire simple, ce garçon utilise Evernote :

  • pour prendre des notes en cours. Mais ces notes sont enrichies par des photos des tableaux, de notes manuscrites, d’enregistrements audio (pour les cours de langue). La fonction photo de son téléphone lui sert de scanner généralisé. Je fais cela depuis longtemps, et l’intègre ensuite dans mes compte rendus, mais ici cela devient naturellement couplé.
  • pour s’organiser. Il a ainsi un répertoire par cours, ce qui facilite son classement. Grâce au système de tâches, il peut organiser son travail.  Il utilise les facilités d’evernote pour s’organiser avec ses partenaires de projets en partageant des notes et en communiquant au travers de l’adresse courriel d’Evernote. Tout reste ainsi groupé et facilite le classement.
  • et ainsi il peut voyager léger. Tout est dans son téléphone. Il a ainsi pris l’habitude de scanner des extraits de livre sur lesquels il travaille. Il prend des notes manuscrites qu’il prend en photo, et tout cela est de plus classé ! En cas de besoin d’impression, il passe par un PC libre service de l’école.

Il cite un autre exemple intéressant, un étudiant en design a utilisé Evernote pour noter, photographier toutes les idées qui l’inspiraient pour son projet de fin d’études : son carnet de notes est d’ailleurs en ligne. Le point de vue de l’enseignant par contre ne m’a pas complètement convaincu sur les aspects gestion de cours.

L’article 10 trucs pour l’étudiant reprend à peu près les mêmes idées, avec comme petit truc supplémentaire, le pense bête où l’on enregistre tous les numéros à retenir ou l’enregistrement du discours de l’enseignant avec le micro du smartphone. Et un petit focus sur les à coté : l’extrascolaire ou la prise de photo de l’objet dont vous rêvez.

On pourrait aussi mentionner la possibilité de partager facilement ses notes de cours.

En résumé, Evernote joue le rôle de super cahier de prises de notes/ brouillon/classeur numérique, avec toutes les fonctionnalités qui vont avec : partage, classement …

Il ne remplace pas les outils dédiés comme Diigo pour les recherches bibliographiques, ni un Zotero ou un Mendeley pour la gestion bibliographique scientifique. Les exports doivent être retravaillés avant publication, mais c’est bien un gros carnet dans le nuage, presque un cartable numérique à lui tout seul.

Crédit photo : Evernote par Johan Larsson, licence CC-by

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