Quoi de neuf autour de penser l’école de demain ?

Le constat est largement partagé, l’éducation doit évoluer. Et si beaucoup de rapports ont été déjà produits, la dynamique de réflexion se poursuit. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de voir à quel point les approches sont finalement typées. Cela correspond à des courants de pensée. Voyons quelques courants

Les collaboratifs. La Fing a produit le rapport final du projet FuturEduc, information relayé par Thot cette semaine. On y trouve une vision ambitieuse qui intègre le numérique comme base d’ouverture, de collaboration respectant et renforçant les parcours individuels. 9 actions sont proposées pour faire évoluer l’école. Parmi ces actions, certaines sont dans le prolongement de de choses qui se mettent en place (je pense à la place des projets, à l’idée d’aller plus loin dans la construction collaboratives de ressources éducatives numériques). Plus intéressant à mon sens sont les propositions qui visent à articuler distance et présences : pouvoir suivre un cours à distance dans le cadre de sa scolarité, proposer d’apprendre dans d’autres lieux. Pour le cours à distance, c’est quelque chose que nous proposons de manière encore timide chez nous, mais qui fait sens. Concernant l’école à distance, j’avais parlé dans ce blog de l’idée d’animer des cercles d’apprentissage, c’est une expérimentation qui mériterait d’être conduite. Dernier point important dans ce dossier, la place des données. La « compétence données » devient une des compétences clés de ce début du XXIème siècle.

Les EdTech. J’ai reçu par courrier au mois de janvier le livre de François-Xavier et Cécile Hussher : Construire le modèle éducatif du 21e siècle. Les promesses de la digitalisation et les nouveaux modes d’apprentissage. Curieusement si les auteurs ont fondé le livre scolaire cité dan le rapport précédent, ils s’intéressent plus particulièrement aux questions d’aménagement technique dans leurs propositions. Si le livre repasse bien les différentes tendances récentes tant en termes pédagogiques, que cognitif, ou de développement numérique en émergence, la préoccupation principale de ce livre est bien la question du financement de l’éducation et du numérique. Les propositions vont donc principalement vers des préconisations de reconnaissance de la place du numérique, de développement d’infrastructure, et de la place des edTech. La raison en est sans doute que le discours du principal opérateur d’éducation en France, l’état, a un comportement pour le moins schizophrène sur ce sujet. Notons dans ce livre un chapitre assez original autour de la prise en charge des troubles d’apprentissage, les « dys ». Cette question mériterait effectivement d’être mieux prise en compte.

Autre approche type edTech vue dans Medium : encourager les enseignants à être innovants, en développant des lieux d’apprentissage et surtout en les mettant en lien avec les entrepreneurs des edTech. La question est ici aussi l’écosystème à développer. Là aussi, un discours gouvernemental clair permettrait à chacun de se positionner. Un débat reste à proposer, qui n’oublie pas les dimensions d’ouverture et permette l’émergence d’alternatives libres.

Les Makers. Penser, c’est bien, faire c’est mieux. Si une vision est nécessaire, le passage au concret reste indispensable pour avancer. Le premier Edumix s’est tenu début février à Vénissieux. Bruno Devauchelle en a fait un intéressant compte rendu dans le café. Là aussi, on est dans l’ouverture des possibles, mais sur le terrain.

Le débat public. Le ministère a missionné François Taddéi a animer un débat autour de Apprendre Demain. La question est ici de penser comment mettre en place le système qui puisse faire évoluer nos manières d’apprendre. Chacun peut contribuer.

Les chercheurs. En parallèle, la communauté des chercheurs travaille à identifier des axes porteurs sur ces questions d’éducation. La démarche est moins visible mais bien réelle. La question que certains d’entre eux se posent, c’est l’articulation avec le point précédent.

La synthèse me semble encore à écrire. Elle sera collective et devra répondre à un certain nombre de points clés, notamment ceux que nous avions identifié l’été dernier. Et comme dans tout écosystème, elle sera multiple.

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Crédit photo : https://pixabay.com/fr/avenir-oeil-oeil-de-robot-machine-175620/ par thehorriblejoke, licence CC0

Museomix à Brest ? discutons-en

Museomix, c’est une communauté ouverte qui revisite et expérimente sur et dans  les musées.

La vision originelle qui porte Museomix :

  • Un musée ouvert où chacun trouve sa place,
  • Un musée labo vivant qui évolue avec ses utilisateurs,
  • Un musée en réseau auprès de ses communautés.
Dans le cadre du master « Histoire des sciences et des techniques, humanités numériques et médiations culturelles« , le Centre François Viète organise une présentation de Museomix  par Mme Claire Jouanneault dans l’optique d’examiner de manière concrète l’organisation d’une opération de ce type concernant l’histoire et le patrimoine maritime brestois.

Cette présentation aura lieu à la faculté Victor Segalen, 20 rue Dusquesne,  en salle B126 de 9h à 12h le vendredi 9 décembre 2016 . Elle est ouverte à tous et notamment aux chercheurs, doctorants, étudiants et bien sûr tous professionnels intéressés par de nouveaux modes de valorisation du patrimoine.

Une séance de travail complémentaire aura lieu l’après-midi pour celles et ceux qui souhaiteraient s’impliquer dans la préparation d’une forme adaptée à Brest et inspirée du modèle de Museomix.

Merci de prendre contact, éventuellement par un commentaire ci-dessous si vous êtes intéressés.
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Crédit photo : le Muséolab du Centre Erasme par dalbera licence CC-by
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ReMixer l’éducation ? C’est EduMix !

Et si on réinventait l’éducation ?

L’idée du remix, c’est de réunir des participants divers pour revisiter un lieu, avec ses pratiques pour proposer des idées nouvelles, des réalisations, qui rendent concrètent la vision, les rêves des participants. Et si on inventait l’école idéale ?

L’idée du remix a déjà été appliquée dans différents contextes. Des exemples ?

Biblio Remix est un dispositif  d’expérimentation, d’invention et de création participatives, autour des services en bibliothèque. L’idée est de réunir des participants aux compétences diverses (bibliothécaires, lecteurs, bidouilleurs, designers, architectes, usagers ou non des bibliothèques…), et de leur proposer d’esquisser leur vision de la bibliothèque idéale, à travers des questions, des problèmes concrets et des projets à réaliser. Le passage dans mon école a permis d’enclencher une transformation complète de notre espace de documentation en un lieu beaucoup plus accueillant. Biblio Remix dans la tradition des événements ouverts publie d’ailleurs sa recette, et ses résultats.

Museomix cherche à remix les musée. Toute une série d’événements accueillie dans des musées a permis d’imaginer de nouvelles expériences de visite.

L’idée de remixer l’école a été évoquée lors du dernier forum des usages coopératifs. J’ai découvert hier qu’il y avait un collectif, réuni autour de Erasme qui a initié Museomix et du Learning Lab Network, qui était en train de travailler sur le concept. Ce projet s’appelle naturellement Edumix !

Il semblerait que ce soit pour l’année prochaine, patience ! En attendant, vous pouvez venir échanger le temps d’une journée le 26 novembre, autour de la question « Quelles transitions dans l’éducation pour faire société ? » à Brest, Montpellier, Strasbourg ou ailleurs.

Mise à jour : ça y est, le premier  sera du 10 au 12 février 2017 à coté de Lyon. Vous pouvez candidater jusqu’au 16 décembre.

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Crédit photo : Labyrinthèque du site de BiblioRemix

Scoledge, un environnement d’apprentissage orienté flux, et ça change tout

 

Scoledge est une toute jeune startup, qui renouvelle les environnements d’apprentissage, en privilégiant le flux des échanges sur les contenus. Cela veut dire en clair que le centre de l’interface est un mur comme celui que l’on trouve dans les différents environnements sociaux. D’après les créateurs de cet environnement, c’est parce que cela correspond aux habitudes des jeunes (dont ils font clairement partie). C’est un environnement pour la génération Faceboook. A priori, cela incite à interagir avec les autres membres du réseau, ce qui est indubitablement un des points faibles de tous les environnements d’apprentissage et autres LMS des écoles aux universités. Rien que pour cela, vous devriez allez regarder ce petit bijou.

Si vous regardez les fonctionnalités proposées (remise de devoirs, calendrier, espaces de cours, partage de fichiers, gestion de classes, gestion des absences), vous pouvez avoir deux points de vue. Si vous vous considérez comme habitué des systèmes classiques, vous trouverez sans doute que celles-ci ne sont ni nouvelles, ni aussi puissantes que sur d’autres plate-formes (mais qui utilise toutes les fonctionnalités de quelque logiciel que ce soit). Mais si vous prenez un point de vue utilisateur, vous apprécierez la qualité de l’expérience utilisateur, digne des plate-formes les plus modernes. Ce qui ne gâte rien, il existe déjà une version mobile.

a0dba05d86d6a7aae451b33b39b81517D’ailleurs, quand on voit leur interface, on pense inévitablement à Slack, l’outil phare pour la collaboration dans les projets, et ce n’est sûrement pas par hasard. Étant moi-même en train de tester slack en formation, je peux confirmer que les étudiants adhèrent.

Educpros les as mis dans leurs 10 start-up EdTech à suivre. C’est en tout cas une proposition nouvelle dans ce créneau des environnements d’apprentissage, très différent du positionnement d’autres plateformes d’apprentissage comme speach-me, ou autres Moodle. Et c’est une réponse par des étudiants à la question de Thot de savoir si c’est une simple mode. Le web, ce sont le flux et la conversation avant tout. C’est à dire social.

Crédit photo : copie d’écran extraite du site de Scoledge … en espérant qu’ils me le pardonneront.

Quelques MOOC qui sortent du lot

Je vais assumer complètement un parti pris et une non exhaustivité de ce qui se passe dans le domaine. J’ai juste croisé quelques sujets qui ont attiré mon attention.

Sciences Tag : Les médiations culturelles et scientifiques à l’ère des réseaux sociaux” nous vient du monde de la médiation scientifique. Il parcourt les différentes dimensions de la littératie numérique du point de vue du médiateur. Le travail est  pro, et il sera parfait pour mes étudiants de l’UbO. En terme de bons goût, le teaser est remplacé par une simple animation très design. Un collaboration entre des pros de la médiation et l’équipe de Mooc et Compagnie, cela devrait être le must de la rentrée

Pour le titre, pour son sujet, j’ai coché “L’innovation pédagogique dont vous êtes le héros”. Ou comment aborder des sujets de fond en gardant une certaine distance. L’auteur principal, Bruno De Lièvre a tout compris à la pédagogie moderne. Le contenu du cours a l’air à la fois pratique et basé sur des références bien choisies. Sans nul doute un bon cours sur le sujet. En effet, même si on a l’impression qu’il y a déjà beaucoup de cours sur les sujets de la formation et de la pédagogie, celui-ci devrait pouvoir trouver sa place.

Comprendre l’économie collaborative” n’est pas le premier cours non plus sur la transition numérique et ses impacts. Celui-ci se dégage d’autres par la pluralité des points de vue, la place est en effet donnée à de nombreux acteurs et réels experts de ces questions. Les participants sont de premier ordre et d’horizons variés. Les clés du cours doivent permettre à chacun de faire la part des choses et de comprendre les différentes dimensions du débat.

D’autres sujets peuvent retenir votre attention : le MOOC de Tela botanica remet la botanique à l’honneur, et démontre l’intérêt de créer des communautés pour dynamiser ce genre de sujet. Dans la même veine, le mouvement Colibris va rejouer son MOOC “Concevoir une Oasis” en novembre. Ou comment concrétiser ses rêves 🙂 Si vous ne connaissez pas ces 2 associations, je vous invite à aller regarder de plus près.

 

Mais avant de vous inscrire, assurez vous de pouvoir y consacrer le temps qu’ils méritent.

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Crédit photo : Say MOC one more time par Audrey Watters licence CC-by-SA

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Deux approches pédagogiques enthousiasmantes

Deux superbes articles ont retenu mon attention cette semaine. Je me permet donc de vous conseiller de les lire.

Le premier, paru dans le nouveau média « The conversation » est titré « Les vertus pédagogiques de Pokemon Go » nous donne deux leçons. Premièrement, il s’agit de chercher à transformer une tendance qui touche les jeunes et qui a mauvaise presse en atout pédagogique (@jmlebaut ne disait pas autre chose lors de son intervention au forum des usages en juillet, voici donc un exemple de plus).

Deuxièmement, cet article démontre qu’en se posant la question « qu’est ce que je peux faire avec cette application ? » on peut obtenir pleins de réponses. Sans doute, personne n’accrochera à toutes les opportunités, mais chacun trouvera une idée à appliquer, ou qui lui fera penser à une autre.

Alors, oui, regardons tout ce qui nous entoure avec un esprit ouvert et une envie de le réutiliser. C’est encore plus vrai avec les mobiles qu’on apprend à peine à exploiter.

Pour la petite histoire, j’ai aussi adoré l’application de réalité augmentée présenté dans cet article : Blippar, qui reconnaît les objets sur lesquels vous pointez votre smartphone et qui vous propose plein de points d’entrée pour apprendre quelque chose sur cet objet. On avait imaginé et tenté un prototype de cela il y a quelques années, et cela fait plaisir de voir une application opérationnelle. Idée développée à partir de la lecture du livre de Bruce Sterling « Shaping Things ».

Le second article, écrit par Marc Nagels, propose une modalité mettant les étudiants en responsabilité complète du cours, de la définition du plan du cours, en passant par l’écriture des supports et allant jusqu’à la construction des évaluations. « J’ai renversé la classe inversée » vous donnera envie de changer de rôle dans la classe, pour devenir élève unique face à vos nombreux professeurs. En tout cas, mon prochain cours en sera probablement inspiré.

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Crédit photo : Pikachu parade par Yoshikazu Takada Licence CC-by

 

Ludovia 2016, le temps de la diffusion

Pour prendre la température de la question du numérique à l’école, rien de mieux que de participer à Ludovia fin août, cette université d’été atypique ou se croisent représentants du ministère, défricheurs/blogueurs, professeurs innovants, inspecteurs, chercheurs, entrepreneurs … Impossible de participer à tout, mais le flux de compte rendus, d’articles et d’échanges informels permet de se faire une bonne idée de ce qui se passe. Voici ce que j’ai envie de partager.

La diffusion des pratiques

Evidemment, les Explorcamps, ces séances où chacun peut présenter son dispositifs étaient toujours aussi riches et suivis, suscitant de nombreux échanges. Mais curieusement, nombre de présentateurs se réclament d’un groupe plus large et ne se revendiquent plus d’une expérience isolée. Soit ils font partie d’un réseau départemental, soit d’une association, soit de Canope, soit d’un projet plus large encore (le projet européen de valorisation des collections des musées Europeana.eu a ainsi impressionné le public ).

Mais surtout, ce qui était intéressant, c’était le nombre de collectifs présents basés sur des bonnes pratiques pédagogiques, Twictée, classe inversée (800 participants à leurs journées début juillet), cyber-langues, éducation musicale 2.0 (#edmus). Partenaires à part entière, ceux-ci ont pu travailler sur leurs pratiques, partager avec les autres participants de Ludovia, nous faire partager leur dynamisme (ah les intervalles musicaux!!). Dernier signe de cette diffusion, les initiatives initiales sont inconnues des nouveaux arrivants, ce qui montre bien qu’on est passé à autre chose.

La diffusion des pratiques s’amplifie donc, se structure, gagne sa place dans l’écosystème. Les officiels apprennent à les reconnaître et à admettre qu’ils peuvent avoir leur place dans le développement professionnel des enseignants !

L’irruption de la polémique autour de l’éducation dans les réseaux sociaux

Des réaction polémiques sur les réseaux sociaux, rien de nouveau dira-t-on, c’est le phénomène bien connu des trolls. Ce qui peut paraître préoccupant,c’est que ce phénomène prend de l’ampleur et peut se renforcer de lui-même. Il marque une nouvelle manière d’interpeller sur Internet et peut empêcher d’autres échanges plus constructifs, d’autant qu’il est en phase avec une certaine vision du débat public ou politique. D’après certains il pourrait “ruiner Internet”.

Ce qui est nouveau dans le périmètre de l’éducation, c’est que ce mode de débat semble pouvoir se mettre en place entre enseignants. En étant positifs, on peut espérer que c’est un signe que ceux-ci découvrent le débat public sur les réseaux et sauront rapidement y réinvestir la rigueur de leur métier qu’ils semblent parfois oublier. Oubli d’autant plus regrettable qu’en étant visibles, ils peuvent donner un bien piètre exemple aux autres partenaires éducatifs, enfants, étudiants ou parents. En tout cas, ce phénomène démontre bien que la formation des enseignants au numérique ne doit pas s’arrêter aux pratiques pédagogiques, mais bien englober tous les aspects de la culture numérique. Le sujet est d’importance et doit être traité dans le respect de chacun, et de tous les points de vue, pour que nous puissions avancer dans l’intérêt des élèves. Le risque de cette approche polémique serait de faire taire les personnes les plus ouvertes au dialogue. Certain(e)s s’accrocheront, d’autres ont déjà quitté le débat.

L’évolution des discours officiels

Les représentants du ministère sont très présents sur Ludovia. Ils viennent écouter, échanger, mais aussi faire part des orientations du moment. Il est intéressant de voir l’évolution des discours.

Sujet présent depuis au moins 2012, le BYOD (Bring Your Own Device) ou AVEC/AVAN en français (Apportez Vos Équipements Connectés/Appareils Numériques) semblait ne pas être envisageable dans l’éducation nationale jusqu’à cette année. C’est avec plaisir que nous avons appris qu’il devenait possible dans le cadre des appels à projets pour  l’équipement des collèges, et que nous avons écouté le témoignage de David Cohen, enseignant qui démontre que c’est possible dans un établissement.

On a aussi entendu que le développement professionnel des enseignants ne se cantonnait pas aux formations proposées par l’éducation nationale, mais passait par la consultation de ressources sur le web, et la participation à des collectifs apprenants comme ceux présents sur Ludovia.

Sur ces deux points il s’agit  bien d’une prise de conscience des officiels, liée à la fois à un certain réalisme (contraintes budgétaire pour le premier cas, et impact dans le second cas) mais aussi à leur participation récurrente à Ludovia (du moins on se plait à le croire 😉 ).

Si certains discours évoluent dans le bon sens, il reste encore des sujets en devenir.

Côté lien entre recherche et pratiques, la présence du “Professeur Monteil” démontre bien que le sujet est d’importance. Le constat semble démontrer que les bonnes articulations demandent encore à être identifiées. Et on attend avec intérêt un futur rapport sur les pédagogies actives sur lequel Madame Becchetti Bizot travaille.

Et après ?

L’année dernière, à l’issue de Ludovia, certains blogueurs semblaient se trouver trop en phase avec les échanges, se demandant dans quelle mesure ils pouvaient avoir encore un rôle prospectif, de défricheur. Deux espaces leur ont été proposés cette année pour avancer sur la route du changement. Le premier a été une rencontre “Educatank” la veille de Ludovia qui réunissait blogueurs et chercheurs, ou chacun a pu présenter son “idée pour changer l’école”.  Le second était une présentation sous forme de pecha-kucha en soirée d’ouverture.

Parmi celles-ci, on y retrouve la nécessité de construire ensemble, en cohérence, en confiance. On a aussi vu apparaître la question de la construction de l’individu grâce à ses données, et l’évolution des postures du corps habitant des espaces d’apprentissages.

 

Et bien sûr, on a parlé de PokemonGo !

 

Crédit photo : images publiées par @batier et @moiraud

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