Quand les bretons se rencontrent pour parler MOOC

Vendredi 5 juin se dérouleront les 5èmes rencontres bretonnes des TICE et du elearning, dont la thématique est « MOOC retours d’expérience ». Le panel des intervenants couvre un beau panorama des acteurs français des MOOC, avec des universitaires, des startups et entreprises du elearning, des entreprises utilisatrices, des bretons… Et il sera possible de participer aussi bien sur place à Rennes qu’en ligne puisqu’une classe virtuelle sera mise en place. Bref, pas d’excuse pour ne pas s’y inscrire.

Pour ma part j’y présenterai comment nous intégrons des MOOC à Télécom Bretagne (sujet que j’ai publié pour le colloque de pédagogie QPES qui aura lieu du 18 au 20 juin à Brest), et quelques aspects de recherche qui m’intéressent actuellement : MOOC de concertation, analyse de données d’apprentissage (projet Hubble), MOOC et aspects sociaux, parcours d’apprentissage collaboratifs. On s’y retrouve ?

Spécial @tkoscielniak: Il semble que l’esprit breton gagne certains intervenants.

Questions de Pédagogie dans l’Enseignement Supérieur (QPES) – un colloque à guichet fermé

Du 16 au 19 juin 2015, nous accueillerons à nouveau à Brest le colloque QPES (pour « Questions de Pédagogie dans l’Enseignement Supérieur ») qui confirme sa place dans la communauté de la pédagogie dans l’enseignement supérieur (et qui a d’ailleurs influencé mon parcours et le nom de ce blog). À un mois de son ouverture, quelques points retiennent mon attention de participant à l’organisation de ce colloque.

Avant l’ouverture du colloque, nous proposons un pré-colloque sous forme d’une série d’ateliers. Ce sera varié et donc poussera les participants à l’ouverture. On y parlera aussi de MOOC, en travaillant sur les différentes modalités pour intégrer des MOOC dans une formation. Ce dernier atelier sera basé sur notre expérience à Télécom Bretagne, qui fait d’ailleurs l’objet d’une communication pendant le colloque, le texte est déjà disponible ici.

Pour l’ouverture du colloque, nous organiserons une session d’échanges maintenant classique permettant de faire connaissance et de s’imprégner du programme, en reprenant à nouveau la technique du Buzz group. Petite nouveauté, nous ferons appel à un service proposé par une sympathique startup brestoise Eqwall.

Souvenirs : le Buzz Group en 2008

Ce colloque propose un format un peu particulier de session en proposant qu’un discutant introduise une problématique, sur laquelle les présentateurs réagissent, tout cela pour limiter le temps de présentation. L’objectif est d’encourager le débat avec la salle, et de dégager une synthèse.

Jeudi matin, nous proposerons comme en 2008 un café comptoir basé sur les communications de type « point de vue » qui permettront des échanges plus dynamiques. En parallèle, nous comptons ouvrir un espace barcamp pour permettre des échanges plus informels. Que ce soit pour permettre d’échanger sur une question ouverte, pour présenter une démonstration autour d’un dispositif pédagogique, pour mettre en exergue un élément du dispositif jugé intéressant, créatif, original, efficace … ou pour inviter de futurs partenaires à venir échanger sur un montage de projet, le participant pourront réserver un créneau. Et nous proposerons un roulement entre les différents espaces pour multiplier les rencontres.

Le plus étonnant est sans doute que nous avons déjà été obligé de clôturer les inscriptions. À un mois de l’ouverture, c’est un fait très rare dans ce genre de manifestation. Nous avions pourtant dimensionné l’accueil au niveau des meilleurs niveaux de participation des années précédentes. Il va falloir trouver une solution pour impliquer ceux qui auraient aimé participer. Si vous avez des suggestions …

Venez travailler avec nous sur l’architecture des MOOC du futur

À Télécom Bretagne dans l’équipe de recherche 3S, nous sommes persuadés que les prochains outils pour l’apprentissage permettront de mieux accompagner les apprenants à développer des interactions entre apprenants et à travailler en groupe, notamment en développant des outils permettant aux apprenants de savoir où ils en sont, et aux encadrants d’avoir des retours sur la communauté. C’est le principe des dashboards.

Nous croyons aussi que l’apprentissage continuera à se faire au travers de différents outils du web, et non pas sur une plate-forme unique. L’objet de base est donc l’Environnement d’Apprentissage Personnel (EAP) de l’apprenant. Et il est donc nécessaire de permettre l’agrégation des informations entre les différents outils et les plate-formes de MOOC.

Nous cherchons également à mieux comprendre comment valoriser les parcours d’apprentissage. Rendre visible ses apprentissages doit permettre de donner aux internautes la main sur leur formation tout au long de la vie. C’est le principe de l’empowerment cher à la transition numérique.

En participant à 2 projets de recherche, Hubble, qui vise à proposer la création d’un observatoire pour la construction et le partage de processus d’analyse des traces e-learning massives, et MOOCtab qui vise à développer une nouvelle génération de plate-forme de MOOC, nous cherchons deux personnes passionnées par l’informatique et l’éducation :

  • un(e) doctorant(e) qui travaillera à la fois avec nous et nos collègues de Laval (France) sur des dashboards dynamiques. (Voir fiche détaillée) ;
  • un(e) ingénieur de recherche qui maîtrisera les aspect du web sémantique pour développer des outils liant les services web et proposant des outils d’accompagnement aux apprenants (Voir fiche détaillée).

N’hésitez pas à prendre contact pour en discuter (avec les personnes indiquées sur les fiches ou avec moi). Nous comptons rencontrer les candidats en juin. Nous clôturerons donc tout début juin.. Il est également probable que nous aurons un autre poste d’ingénieur à proposer d’ici la fin de l’année pour renforcer cette équipe.

Nous travaillons évidemment dans un contexte international, explorons les solutions nouvelles pour la gestion des données personnelles dans une perspective sociale, et encourageons les échanges d’idées. Télécom Bretagne a été pionnière dans le mouvement des MOOC et reste leader dans la production et l’utilisation de MOOC dans ses formations… Nous vous proposons de continuer ensemble.

Crédit photo : Learning Analytics Diagram – George Siemens par TheXplanation licence CC-by-nc-nd

L’ambition de LinkedIn dans le monde de la formation

LinkedIn est LE réseau social professionnel international qui permet à chacun de gérer et publier son CV, ses formations, ses diplômes et ses certificats (notamment obtenus en suivant des formations comme des MOOC), son carnet d’adresse public, son expérience professionnelle, ses productions, mais aussi de recommander ses pairs, d’échanger sur tout sujet, … Il est devenu incontournable d’y figurer dans nombre de domaines. Ainsi, il est inimaginable pour un jeune ingénieur aujourd’hui de ne pas avoir un CV en ligne, et peu courant que celui-ci ne soit pas sur LinkedIn. Pour pouvoir évoluer ceux-ci maintiendront naturellement à jour les informations qui les concernent permettant à LinkedIn de disposer de données précieuses sur le marché professionnel.

Les associations d’anciens de nos écoles ont besoin de maintenir le contact entre les diplômés d’un établissement supérieur. Comme LinkedIn est perçu avec raison comme un réseau social professionnel, il est naturel d’utiliser ce réseau comme vecteur principal des échanges numérique de ces associations (via des groupes, des forums …). J’en connais au moins 2 exemples…

Pour les écoles professionnelles, LinkedIn est d’ailleurs un outil précieux d’informations sur l’évolution des métiers. Il contribue ainsi à permettre aux établissements à définir leurs formations.

LinkedIn devient ainsi un partenaire incontournable des établissements de la filière de l’éducation professionnelle. Il permet aux diplômés de trouver du travail, de rester en contact, d’obtenir des informations sur l’évolution de leurs métiers. Ces impacts positifs permettent à cette entreprise de développer une relation forte avec les professionnels en tant qu’utilisateurs de formations.

Il en profite évidemment pour développer une connaissance fine de l’évolution des métiers, des parcours, des domaines privilégiés des différents établissements et du corps social de leurs anciens. Il est raisonnable de penser que LinkedIn connaît mieux le réseau des anciens, ses aspirations, son mode d’évolution que les établissements d’enseignement eux-mêmes.

Au niveau des MOOC, il n’est pas rare de voir apparaître un groupe LinkedIn pour permettre à la communauté de survivre à la fermeture du cours. LinkedIn est donc quelque part le dépositaire potentiel de ce qui fait la valeur ajoutée des MOOC : leurs communautés qui ne sont pas gérées dans les plate-formes de cours.

Ce qui permet à cette entreprise de développer nombre de services sur lesquels les établissements n’ont pas de contrôle et dont ils peuvent devenir dépendants.

Dit autrement quelle position LinkedIn ambitionne-t-elle par rapport au domaine de la formation ? Être un panneau d’affichage de diplômes et autres certificat doublé d’un simple relais des discussions entre anciens n’est certainement pas à la hauteur d’une des entreprises du numérique. Par contre, devenir le moteur de recommandation des formations semble plus prometteur.

Premier niveau de service, le classement des universités en fonction des métiers rêvés. Celui-ci ne fonctionne pour l’instant que pour 3 pays anglo-saxons (USA, Royaume Uni et Canada), mais on imagine que ce classement pourrait avoir un impact plus important que celui qui établit les hiérarchies entre écoles et qui sont actuellement publiés annuellement dans les journaux. Et on peut s’attendre à le même type de débats que ceux qui ont tourné autour de l’algorithme PageRank de Google.

Le second niveau de service concerne plutôt la formation professionnelle, Graal des établissements d’enseignement du supérieur qui y voient un potentiel de recettes. Il s’agît de la recommandation de formations pour pouvoir évoluer dans sa carrière professionnelle. Un des objectifs de LinkedIn est de pouvoir relier les personnes, les offres d’emploi avec les compétences nécessaires pour les exercer et les formation proposées permettant de les acquérir. LinkedIn pourra ainsi recommander les différentes formations professionnelles proposées aux internautes pour évoluer et obtenir le job de leur rêve.

Quelles seront les formes de formation mises en avant par de telles recommandations ? S’agira-t-il de formations présentielles ou en ligne ? Clairement, les formes plus souples seront sans doute privilégiées. Est ce que ce seront les MOOC proposés par les universités, ceux proposés par les entreprises ? Ou d’autres formes de cours en ligne plus en phase avec les besoins des professionnels en recherche d’évolution de métier ? C’est en tout cas une tendance identifiée de la formation tout au long de la vie, du moins dans sa perspective professionnelle, liée à une évolution constante du marché du travail. Et cela risque de devenir une pression du marché sur les établissements de l’enseignement supérieur qui voudront être présents dans le domaine de la formation professionnelle. Mais les services de formation continue des universités sont-ils prêts face à une évolution de ce type ? Auront-ils l’agilité pour suivre les évolutions à venir, pour aller vers les clients potentiels ? Vu leurs performances actuelles, on peut légitimement en douter.

Dans une telle offre numérique et ouverte, quelles seront les formes donc d’offres de formation qui seront retenues par les utilisateurs et promues par les services des Ressources Humaines ? Rien n’est dit mais il y a clairement une multiplicité de l’offre, dont les MOOC ne sont qu’un exemple.

Ce qui m’importe plus ici est de me poser la question de la concurrence qui existera au niveau de l’offre. Si on peut penser que les établissements de formation continue classique sauront répondre à la demande, il faut sans doute surtout s’intéresser au nouveaux entrants issus du monde numérique, et ils sont nombreux. Citons en simplement deux qui sont particulièrement notables.

  • Le premier est OpenClassrooms, petite entreprise française qui vient de dépasser le million de membres inscrits, et qui a décroché l’accès direct aux demandeurs d’emploi, ce qui devrait lui permettre d’élargir sa base utilisateurs. Quand on voit que dans le même temps le Ministère de l’enseignement supérieur passe un protocole d’accord avec OPCALIM, on peut s’étonner de la différence d’agilité, et s’interroger sur l’évolution opérationnelle des deux offres.
  • Le second est tout simplement LinkedIn, du moins au travers un de ses rachats récents, la plateforme de cours Lynda. LinkedIn ne se positionne donc pas simplement comme outil de recommandation, mais aussi comme offreur de formations. Le couplage des deux services lui donne indéniablement un avantage par rapport aux établissements traditionnels. Et quand on compare les moyens mis en œuvre, 1,5 milliards de dollars pour ce rachat, face aux 12 millions d’euros pour le plan d’investissement d’avenir (PIA) Idefi-N visant à faire évoluer l’offre de formation universitaire en ligne, on peut s’inquiéter de qui a l’initiative sur l’évolution des formations. D’autant que les délais de mise en œuvre du PIA se comptent en années, une année quasi complète pour simplement le processus de sélection…

Clairement, le tsunami numérique prédit par Emmanuel Davidenkoff progresse et concerne également l’enseignement supérieur. LinkedIn vise à être un élément central dans ces bouleversements. Ce n’est pas le seul acteur, mais sa feuille de route est explicite, les moyens disponibles impressionnants, et ce sans questionnement partisan sur la réforme du système.

Crédits photos : My LinkedIn Connections par Michael Korcuska licence CC-by-sa et LinkedIn Centipede Participants in the 2010 ING Bay to Breakers par A Name Like Shields Can Make You Defensive licence CC-by

Données personnelles en éducation

Belle présentation hier à la cantine numérique de Brest, Benjamin André est venu nous présenter la solution de cloud personnel CozyCloud qui permet donc d’héberger soi même ses données personnelles, de le gérer et de les faire interagir entre elles hors des silos de données que sont les grands opérateurs du Web. Cela permet à la fois de reprendre le contrôle sur ses données, de les partager avec des applications tierces, et d’imaginer de nouvelles applications innovantes. Bref, une approche qui revitalise l’innovation, qui redonne confiance sur le devenir des données personnelles tout en permettant d’éviter l’amoncellement de données dans des serveurs centralisés.

D’après Benjamin, cela donne une opportunité aux secteurs du pré-numérique pour pouvoir réagir à la transition numérique qui les menace (voir l’excellente synthèse de Nicolas Colin : les 5 étapes du déni). Or quelque part l’éducation est un de ces secteurs du pré-numérique, qui a dans tous les cas bien besoin de se réformer. Si on adoptait donc le point de vue que les données d’un élève, d’un étudiant, sont des données personnelles.

Aujourd’hui, tout comme notre relevé bancaire est stocké dans notre banque, un relevé de notes est stocké dans notre établissement. Le cloud personnel permet de disposer en propre dans son espace des données bancaires, pas encore des données d’apprentissage. Dommage, ce serait pourtant bien pratique. Un premier exemple d’application pourrait ainsi être le dépôt de dossiers de candidatures. La solution APB (le logiciel que les bacheliers doivent affronter pour déposer leurs vœux de formation) montre bien qu’une solution centralisée ne permet pas d’éviter nombre de photocopies (papier) pour répondre aux besoins variés des différents établissements, sans parler de si vous voulez partir à l’étranger.

Dans la même veine, les open-badges que Mozilla propose sont évidemment certifiés par des établissements, mais il est indispensable d’en conserver la liste quelque part. Un espace de données personnelles est bien l’espace de dépôt naturel. Là aussi ces badges ont été développés pour permettre de dépasser les frontières entre différents opérateurs et différents pays.

Pour conclure sur ces données personnelles que sont les preuves d’apprentissage, il serait naturel que le portfolio d’une personne puisse être hébergée, contrôlée et mise à jour facilement par cette personne, ce qui n’empêcherait pas d’en publier une image sur les réseaux sociaux professionnels. Le portfolio, c’est à la fois la récolte des traces d’apprentissage, la construction de son parcours et la publication vers des tiers (futurs employeurs principalement). Bref un outil pour la construction de son projet professionnel et de vie. Les solutions proposées jusqu’ici pour développer ces eportfolios souffraient de cette question d’hébergement et de contrôle personnel, et étaient trop locales face à des grands réseaux comme linkedIn ou Viadéo.

Autre axe, l’accès aux ressources et aux activités d’apprentissage. Pourquoi ne pas imaginer que le plan de travail, les ressources soient accessibles dans un espace personnel, et que la progression soit considérée comme étant une trace personnelle. Évidemment certaines données seront rendues partagées pour permettre les interactions et l’évaluation, mais bien selon les objectifs de l’apprenant. Cela permettrait de gérer au mieux, à la fois son accès à des ressources d’apprentissage (et notamment la conservation révision), et d’envisager de gérer de manière responsable son parcours d’apprentissage.

Dernier point à examiner, l’aspect analyse de données d’apprentissage (learning-analytics). L’approche de cloud personnel permet(tra) d’éviter les regroupements massifs de données pour cette analyse (comme c’est le cas dans le cadre du Big Data actuel). Cela permettrait éventuellement de simplifier l’éthique de la gestion des données, qui on le voit bien oblige à développer un contexte juridique complexe et limitatif pour faire quoique ce soit (c’est d’ailleurs un des lots du projet Hubble, qui vise à développer un observatoire sur les analyses de traces d’apprentissage). Ce qui est bien entendu légitime, mais est de fait également un handicap face aux entreprises du numérique qui gèrent ces données de manière opaque, sans être encadrées de la même manière. De plus, cela permettrait d’envisager des croisements de données impossibles aujourd’hui puisque celles-ci sont cloisonnées entre cours différents.

Bref, un cloud personnel semble un excellent support pour concevoir un environnement d’apprentissage personnel nouvelle génération. Qui permettrait d’engager les apprenants dans leurs apprentissages, et de mieux les connaître.

Crédit photo : @natashakenny et al: #TLI2012 Curriculum Planning, ePortfolios & More. Evidencing Learning outcomes par Giulla Forsythe licence CC-by-nc-sa

FlotRisCo et Ecotourisme, des MOOC qui éclairent les questions territoriales

Le MOOC FlotRisCo présente les résultats de travaux scientifiques au service de la gestion des risques côtiers, permet de comprendre, voir de mettre en œuvre une politique de gestion de ces risques côtiers. C’est une question centrale pour les habitants et tous les services du littoral.

Le MOOC Ecotourisme, nous permet quant à lui d’aborder une problématique de développement des territoires

l’Université de Bretagne Occidentale et l’université de Sousse, au travers des équipes qui ont développé ces MOOC démontrent ainsi une proximité avec les questions territoriales, ou plus généralement de société, bref une belle ouverture d’esprit. On est bien loin ici d’universités enfermées dans leurs tours d’ivoire.

Il se trouve que j’ai pu travailler avec un certain nombre d’acteurs de ces deux MOOC, et dans tous les cas j’ai été passionné par la profondeur de leurs questionnements tant pédagogiques, que scientifiques et sociétaux. Dans les deux cas, ces MOOC se sont construits avec un collectif nombreux de partenaires. Si cela a clairement été plus difficile pour développer le cours, et la valorisation des travaux de chacun, il semble que c’était indispensable pour aborder ces problématiques qui sont systémiques et ne peuvent se réduire à un simple exposé didactique.

Ainsi le mouvement des MOOC permet aux enseignants-chercheurs d’aller à la rencontre des publics concernés par leurs travaux et d’échanger pour mieux avancer. Il y a d’ailleurs toujours une dimension forte d’activités collaboratives dans leur conception. Avec le MOOC @ddict (un « MOOC collaboratif sur nos usages du numérique ») proposé il y a quelques mois par l’université de Nantes, nous avons ici un courant de cours d’un genre nouveau qui cherche à se développer entre cours pour étudiants et formation professionnelle, qui cherche un autre mode d’élargissement de la formation tout au long de la vie au service du citoyen.

Si vous aimez les bords de mer, ou un tourisme authentique, n’hésitez par à vous inscrire à ces 2 MOOC, vous y découvrirez comment gérer ces aspects, et peut être y développerez vous une vocation.

L’écotourisme : Imaginons-le ensemble

FlotRisCo : les sociétés littorales face aux risques côtiers

Crédit photo : Tempête par -Philippe- licence CC-by-nc-nd

Retour sur l’atelier « animer et piloter un MOOC » pour l’AUF

J’ai eu a chance d’assurer un atelier pilote appelé « animer et piloter un MOOC » pour le compte de l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie). Celle-ci a en effet développé un cycle de formation autour des MOOC. J’y ai trouvé un groupe d’enseignants motivés et très unis issus des différents pays du Maghreb.

AUF Tetouan 2015

La formation s’est déroulée sur 2 jours et demi, le premier permettant d’ouvrir les échanges autour de l’animation, le second rentrant dans les aspects pratiques et d’organisation de cette animation et du pilotage, avant de conclure autour d’une ouverture sur une veille orientée autour des facteurs de motivation. J’ai mis à disposition dans un espace partagé les diaporamas, les fiches enseignants et des ressources qui incluent les productions collectives de cet atelier. Celles-ci ont été riches et productives. Les traductions dans des approches opérationnelles ont quant à elles été faites en petits groupes et publiées dans un espace privé, protégé.

Les échanges ont en effet été très riches, chacun partageant son expérience et son expertise. Il y a une vraie dynamique qui se met en place dans ces pays avec d’ores et déjà des premiers MOOC visibles, dont celui sur l’écotourisme proposé sur FUN. Celui-ci intègre d’ailleurs une équipe pédagogique étendue, qui démontre bien la tendance à la dimension collaborative dans la conception des MOOC.

Parmi tout ce que j’ai découvert et apprécié pendant ces quelques jours, je retiens entre autres que tous les participants avaient un compte sur Facebook, et que quand je me suis étonné de ce fait, ils m’ont répondu gentiment, que c’était indispensable puisque c’est là qu’on trouve les étudiants. Si la réponse est logique, c’est bien la première fois que je vois une telle unanimité dans un groupe d’enseignants. Gageons que cette communauté que l’AUF accompagne saura encore nous réserver de belles surprises.

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