Permettre d’apprendre toute la vie pour une meilleure qualité de vie

À chaque fois que je regarde un jeu de transparents de George Siemens, j’apprends plein de choses. Son dernier diaporama « Exploiting emerging technologies to enable quality of life », commenté sur son blog, n’échappe pas à la règle. Son argument central est que l’employabilité n’est pas la seule finalité de l’enseignement supérieur, mais que la qualité de vie est encore plus importante sur le long terme. C’est d’ailleurs un excellent contrepoint à l’analyse de mon billet précédent.

D’abord ses présentations sont basées sur de multiples sources, de données et de citations. On a cette fois-ci des données sur l’évolution des métiers dans un contexte d’automatisation croissante, des données sur l’augmentation des inégalités de salaires, et quelque citations bien senties, notamment celle du président Truman de 1947, qui pourrait être ajoutée au débat français.

Il pose les bases d’un apprentissage perpétuel et de l’évolution des mentalités. Par rapport aux technologies émergentes (Social media, MOOC, communautés de savoir et vêtements intelligents, ambiant, réalité virtuelle, Internet des Objets) il propose au travers d’un excellent schéma les options de répartition du contrôle de ces technologies, entre les personnes, les institutions et les entreprises (diapos 42 pour une approche actuelle et surtout 43 pour une approche plus émancipatrice). La question des données personnelles est un élément clé de l’approche.

Et puis, évidemment ces analyses sont au service d’un questionnement sur l’évolution de l’éducation supérieure. Sa transition est : « Parce que nous changerons souvent de métier et d’intérêt, nous avons besoin d’un système éducatif flexible » – qui devrait inspirer les décideurs de tout poil – suivie de « Il y aura plus d’universités, pas moins, dans le futur » – ce qui est certes un parti pris, mais qui a le mérite de structurer l’évolution de l’enseignement supérieur, et de permettre la prise en compte de finalités de plus long terme pour la société. L’axe des technologies abordées cette fois-ci concernent :

  • un très intéressant exemple de valorisation des acquis de l’expérience (VAE) venant de l’université Deakin en Australie. Nous pensons en France que la VAE est une de nos forces pour valider l’acquisition de compétences professionnelles et de fait il y a de belles histoires de personnes qui ont pu obtenir des diplômes de l’enseignement supérieur par cette démarche. Le défaut de cette démarche est qu’elle est plutôt lourde. DeakinDigital nous propose une forme de VAE numérique qui semble beaucoup plus flexible. Une belle image de marque pour une université qui monte que de valider des crédits pour le monde entier. Là aussi il y a matière à inspiration de reconnaître au mieux les acquis de chacun dans un monde qui évolue sans cesse ;
  • le passage de cours à des missions (des projets) pour une formation avec des buts (purpose learning), au travers d’un slogan de Stanford 2025 : Missions not majors. On n’évaluerait pas seulement les acquis (qui sont disponibles en ligne), mais aussi l’impact au travers des actions des apprenants. Une définition plus ambitieuse et intéressante de la pédagogie par projets, qui devient une pédagogie de projets de vie, et qui met en valeur l’engagement ;

Son discours est donc que vont se développer à la fois une personnalisation de l’apprentissage, tenant en compte la manière d’apprendre et les acquis d’une part et la reconnaissance de parcours individuels, basés sur des intérêts évolutifs d’autre part.

Sa conclusion, nous allons devenir des apprenants perpétuels créatifs, entrepreneurs, auteurs du futur de l’humanité se base donc sur une analyse aiguë des tendances actuelles et sur le développement d’un système d’éducation flexible.

Crédit photo : extrait de Siemens, G., Dawson, S., & Lynch, G. (2014). Improving the Quality and Productivity of the Higher Education Sector – Policy and Strategy for Systems-Level Deployment of Learning Analytics. Canberra, Australia: Office of Learning and Teaching, Australian Government. Licence CC-by-sa. Retrouvé sur blog Learning Services Teams Blog de l’Université d’Edinburgh.

 

Éducation, dernière frontière avant quel monde ?

Je viens de lire avec intérêt le livre interview de Bernard Belletante « Éducation : dernière frontière avant le monde », directeur de l’EM Lyon. J’apprécie en effet chez les écoles de management une conscience plus affichée des transformations en cours. Le livre blanc de l’école du futur de Jean-François Fiorina, directeur de Grenoble Ecole de Management (GEM) en est un autre exemple. Ces écoles développent une vision prospective qui intègre en plein les pédagogies rendues possible par le numérique.

Le constat est maintenant largement partagé de l’urgence de faire évoluer nos formations, l ‘éducation devenant de manière claire le nouveau domaine impacté par le numérique (voir par exemple le tsunami numérique d’Emmanuel Davidenkoff, ou Game Changers: Education and Information Technologies de Diana Oblinger).

L’interviewé maîtrise parfaitement les nouveaux modes pédagogiques, encouragés par le numérique, qui permettent de repenser l’unité de temps, de lieu et de personnes qui guide encore nos modèles de formation. Le MOOC n’y est qu’un objet de transition parmi d’autres qui nous permettent de repenser les modèles de formation. Il considère que les écoles vont devenir des assembleurs pour permettre des parcours d’apprentissage différenciés dans un contexte mondial, ou étudiants et professeurs se déplaceront plus facilement. Il intègre l’idée que le savoir ne doit plus être vu comme un stock, mais un flux pour permettre aux personnes d’évoluer dans une logique de compétences. Bref, je partage pas mal d’analyses avec ce livre.

Il voit par ailleurs le développement d’une logique de certification mondiale, qu’il considère nécessaire pour aider les écoles à évoluer. Cette vision reste très fortement marquée par les tendances lourdes d’accréditation des écoles de management. Tendance beaucoup moins prégnante dans les écoles d’ingénieurs, dans lesquelles nous intégrons dans notre réflexion des cadres d’organismes internationaux (ABET et CDIO par exemple), mais qui ne donnent pas lieu à des labels internationaux. Ce qui est intéressant ici, c’est le besoin d’un élément de structuration pour permettre de maintenir une cohérence du secteur de la formation supérieure. Par contre, ce qui m’inquiète dans ce livre est le modèle de gouvernance sous-jacent à une vision très libérale de la société mondiale.

L’entreprise est en effet aux yeux de Bernard Belletante l’unique arbitre, ce qui engendre au niveau de la vision de la position de l’école par rapport aux autres parties prenantes une vision bien manichéenne. L’état (ainsi que l’Europe et les régions) ne sont que des sources de blocage, les professeurs CDI sont des pantouflards, les syndicats bloquent les évolutions des statuts … Certes, une formation aujourd’hui dans une grande école ne se conçoit pas dans un cadre régional, mais cela n’empêche pas de tirer parti d’un ancrage territorial enrichissant. Certes la mobilité des enseignants doit être encouragée en permettant aux enseignants de changer d’école et de participer à plusieurs formations, mais faut-il pour autant la généraliser ? La richesse des formations ne provient-elle pas de la diversité? N’est-il pas intéressant de garantir une continuité dans un établissement ? Certes le statut de l’enseignant doit absolument évoluer pour prendre en compte la diversité et la richesses des stratégies d’action qu’il peut aujourd’hui développer. J’entends bien que ces différentes parties prenantes peuvent parfois faire entendre des voix dissonantes par rapport à une économie de marché sans contraintes inutiles, mais faut-il pour autant les considérer comme hors jeu ? Aux yeux de l’auteur, il semble que sur ces questions il n’y ait pas d’alternatives. Le modèle d’organisation semble s’imposer de lui-même, c’est sans doute dommage si on veut pouvoir encourager une variété, un écosystème des formations. C’est en tout cas gênant pour encourager le débat de considérer de tels aspects comme des évidences.

Cela est d’autant plus important que les générations à venir auront à être porteuses des transitions qui démarrent aujourd’hui : numérique, énergétique, écologique, organisationnelle… Et par rapport à ces transitions, les entreprises ne sont pas demandeuses, elle sont plutôt des freins. Il ne s’agit pas de les mettre hors jeu. Il s’agit bien de multiplier les parties prenantes pour penser les directions à prendre pour développer l’éducation d’un monde qui ne considère pas que le seul environnement est celui de l’entreprise comme seul vecteur d’évolution de la société.

Bref, ce livre nous rappelle que la vision politique sous-jacente est complètement structurante pour la vision de l’évolution de notre système de formation. La qualité de Bernard Belletante est de l’assumer complètement.

Crédit photo : Candle lights on a windowsill on December 8. Photo: Myrabella / Wikimedia Commons licence CC-by-SA 4.0

Et si on proposait des apprentissages à réaliser dans la nature avec son smartphone

« Est ce que les oiseaux sont gênés par le bruit ? », « identifiez les nuages », « enregistrez la lumière du soleil, pourrez vous détecter le solstice d’hiver ? », « quelle est la vitesse d’un ascenseur ? Lequel va le plus vite ? », « comment mesurer la hauteur d’un immeuble ? » : voici quelques unes des missions qui sont proposées sur le site nquire-it. La plupart vont utiliser les smartphones des participants et leur permettre de partager leur données sur le site pour une exploitation commune, par exemple dans la salle de classe. Il s’agit ici d’encourager les démarches d’investigation, et permettre de faire des mesures physiques en situation.

Eh oui, votre smartphone peut servir à faire des mesures, à les partager pour mieux les analyser et donc à apprendre, ensemble dans votre communauté. On n’a encore que trop peu utilisé ce formidable vecteur d’apprentissage qui permet de renouveler nombre de TP en salles de classe, et qui encourage de nouveaux protocoles d’expérimentation plus riches, et de renouer entre quotidien, recherche et science.

Seul bémol pour nos collégiens, ce site est anglais, et n’a pas encore de miroir en français. Ce n’est pas étonnant car la communauté de chercheurs autour du « mobile learning » est beaucoup plus dynamique de l’autre coté de la Manche. D’autres initiatives sont également en développement, comme weSpot ou Go-Lab. Ce dernier propose également un portail d’investigations, mais prposer sa propre mission y semble plus complexe à ce stade.

Mais si cela tente quelques personnes de gérer la traduction, je participerai avec plaisir, notamment en coordonnant la partie technique. Quelqu’un est tenté ?

Crédit photo : Making observations in the field. Indiana Dunes National Park BioBlitz par EOL licence CC-by

Intégrer des MOOC dans une formation

Le MOOC est un formidable levier d’ouverture des enseignements à l’extérieur de l’enseignement supérieur. Mais pour nombre de collègues enseignants se pose la question de l’utilisation de ces formations au sein de nos institutions. Cela peut être un complément à des cours existant, mais c’est aussi une occasion de revisiter les cursus proposés à nos étudiants. Le colloque de pédagogie QPES qui a eu lieu en juin à Brest a été l’occasion d’aborder ces questions de deux manières.

Nous avons en effet proposé un papier sur les différents modes d’intégration réalisés à Télécom Bretagne qui couvre les différentes options d’intégration de tels cours dans un cursus, et qui démontre qu’il est possible de faire évoluer une maquette de formation simplement en y intégrant des MOOC selon différentes modalités.

Cela a également été l’objet d’un atelier lors du précolloque durant lequel les participants ont pu réfléchir aux différentes options d’intégration possible et à s’intéresser aux modalités d’intégration pour s’assurer d’une expérience pédagogique réussie. Non seulement cela a été l’occasion de débats intéressant, mais il s’avère également que c’est un bon point d’entrée pour les enseignants qui n’ont pas toujours une vision claire de ce qu’est et peut être un MOOC.

Gérer la nouvelle d’un attentat dans un MOOC

Un MOOC est un espace public, géré par une équipe d’enseignants, et à ce titre un enseignant peut se trouver à devoir réagir publiquement à des événements aussi extrêmes qu’un attentat. Nous en avons eu un malheureux exemple cette semaine dans le cadre du MOOC sur l’écotourisme coorganisé par des collègues de l’Université de Sousse. Si je suis sensible à cet aspect, c’est que j’avais rencontré Samiha KHELIFA lors d’une session de formation que j’animai pour l’AUF sur l’animation d’un MOOC.

Je pense donc avec émotion à mes collègues, mes amis tunisiens qui se retrouvent embarqués dans des événements qui attaquent et remettent en question leur pays et ses valeurs. Au delà de l’émotion, j’ai appris l’existence de l’attentat de Sousse au travers de leur message suite à l’annulation du webinaire qui était prévu en soirée. J’étais en effet en déplacement et le courriel était ma seule liaison d’information :

« Chers apprenants

Comme Vous avez pu le constater, il nous a été impossible d’établir la connexion pour le 3ème webinaire compte tenue des évènements (attentats) en France et en Tunisie

Nous nous excusons auprès de Vous et nous vous donnons rendez-Vous pour la semaine prochaine à la même heure avec nos invités

Merci pour votre compréhension

Samiha KHELIFA »

Sobriété et transparence étaient de rigueur. On est ici dans la gestion de la crise, et la réponse rapide pour maintenir informée la communauté est bien ce qu’il y a à faire directement.

Par la suite, plusieurs scénarios étaient possibles :

  • la communauté des apprenants interpellait les enseignants, par des messages de sympathie, ou par des questionnements sur l’effondrement du tourisme suite à un tel attentat, et forçait à aborder le sujet ;
  • l’équipe enseignante se saisissait de cet événement pour susciter le débat par rapport au sujet du cours, l’écotourisme, et l’étudier suivant les dimensions abordées dans le cours ;
  • le cours continuait comme s’il ne s’était rien passé, pour ne pas perturber son déroulement, dans un souci de la continuité de l’enseignement.

C’est ce dernier scénario qui a été choisi. Les réactions restant absentes, il était effectivement possible. Il a sans doute fait l’objet de discussions au sein de l’équipe pédagogique. Il serait d’ailleurs intéressant de voir si on constate une évolution des participants suite à cet événement.

Il me semble qu’il élude une question de fond, qui est sans doute à aborder dans une enceinte différente de celle d’un cours, mais qui est aussi un véritable enjeu de société. Reste donc à trouver comment l’aborder pour envisager le développement d’un écotourisme dans une société confrontée au terrorisme. Ce pourrait être une suite d’un tel cours dans un environnement plus adapté au débat.

J’espère que je ne vais pas trop loin ici, mais l’exemple d’Irène Frachon nous pousse à nous poser la question du rôle citoyen de l’enseignant dans l’exercice de son métier. Des sujets comme l’écotourisme ou la gestion des risques amènent les enseignants à être confrontés avec l’actualité. Il est de leur rôle de garder une certaine distance pour permettre l’analyse, mais ils sont nécessairement interpellés par la société civile qui attend justement des éléments d’analyse pour pouvoir surmonter les simples faits.

Il n’y a pas que les MOOC qui soient massifs en formation

Si les MOOC ont fait le buzz ces trois dernières années, mettant l’accent sur l’ouverture et le développement numérique autant de l’enseignement supérieur que de la formation continue, il est important de réaliser que d’autres types de dispositifs se développent avec ce coté « massif » du numérique.

L’adjectif massif rend compte de deux dimensions. D’une part, il y a la dimension liée à un grand nombre de participants. Ces grands nombres permettent de mettre en place des analyse de données d’apprentissage, des learning analytics comme disent nos amis anglophones. On est dans le domaine du big Data. D’autre part, la dimension sociale, l’exploitation de l’effet web qui augmente l’expérience collective partagée en même temps que les utilisateurs en développent les usages, créé une dynamique nouvelle dans les apprentissages en ligne. Nos amis anglais appellent cela Massive open social learning. Cette seconde dimension est clairement un axe de recherche à encourager dans le cadre de l’analyse des données d’apprentissage.

Dans le cadre du projet d’observatoire pour la construction et le partage de processus d’analyse de données massives d’apprentissage Hubble, nous avons cherché à identifier des cas d’usages variés autour de ces questions. On y trouve une variété importante de dispositifs qui combinent potentiellement nombre et apprentissage social :

  • les MOOC bien sûr avec une dimension transmissive (issue des fameux xMOOC, transcription numérique de cours traditionnels) et une dimension plus sociale (voire de construction de connaissance collective et émergente issue de l’analyse des ressources du Web pour les cMOOC, dits connectivistes) ;
  • Les cours et les évaluations en médecine, sur lesquels on est plus sur de l’individuel en grand nombre ;
  • Les concours comme le concours Castor sont des sources de données intéressantes à analyser et qui avec 228 324 candidats en 2014 rentrent sans discussion dans cette catégorie de massif ;
  • Les jeux sérieux qui peuvent combiner individuel, groupes, et des questions de motivation ;
  • Les démarches d’investigation géolocalisées sont vues comme un axe potentiel intéressant par de nombreux acteurs, que ce soit comme investigation citoyenne (voir nQuire-it) ou dans une perspective de valorisation de patrimoine, avec des extensions de transmedia ou de jeu (sérieux) en réalité alternée (voir travaux de Edwige Lelièvre).

Il y a aussi ces sites qui ne sont pas vraiment des MOOC qui permettent d’apprendre des notions variées et de réaliser des exercices d’application qui permettent de s’entraîner, et d’échanger au travers de forums. Parmi les plus connus citons ces deux exemples traduits en français par Bibliothèques Sans Frontières sont :

  • Khan Academy qui a d’ailleurs développé des tableaux de bord intéressants pour les apprenants ;
  • Codecademy, qui est une alternative aux MOOC trop linéaires d’apprentissage de langages.

Merci de m’aider à compléter cette liste. Quels sont les dispositifs massifs d’aujourd’hui ou de demain pour apprendre (ensemble) ?

 

Autre question en passant : êtes vous plutôt pour « analyse des données d’apprentissage » ou « analyse de données d’apprentissage » comme traduction de « learning analytics » ? la proposition de Wikipédia « analyse de l’apprentissage » me paraît clairement erronée.

Education For The Masses

Crédit photo : Education For The Masses par Pete Birkinshaw – licence CC-by

Quand les bretons se rencontrent pour parler MOOC

Vendredi 5 juin se dérouleront les 5èmes rencontres bretonnes des TICE et du elearning, dont la thématique est « MOOC retours d’expérience ». Le panel des intervenants couvre un beau panorama des acteurs français des MOOC, avec des universitaires, des startups et entreprises du elearning, des entreprises utilisatrices, des bretons… Et il sera possible de participer aussi bien sur place à Rennes qu’en ligne puisqu’une classe virtuelle sera mise en place. Bref, pas d’excuse pour ne pas s’y inscrire.

Pour ma part j’y présenterai comment nous intégrons des MOOC à Télécom Bretagne (sujet que j’ai publié pour le colloque de pédagogie QPES qui aura lieu du 18 au 20 juin à Brest), et quelques aspects de recherche qui m’intéressent actuellement : MOOC de concertation, analyse de données d’apprentissage (projet Hubble), MOOC et aspects sociaux, parcours d’apprentissage collaboratifs. On s’y retrouve ?

Spécial @tkoscielniak: Il semble que l’esprit breton gagne certains intervenants.

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