Du Tactile pour collaborer

Tactile, tangible, multitouch, les interfaces homme machine sont en train de se modifier profondément pour devenir plus intuitives (sans parler de la reconnaissance vocale qui existe maintenant sur Android).

La table ou le tableau graphique basés sur un grand écran multitouch en sont devenus les figures emblématiques. On le voit bien par exemple dans cette vidéo résumant le forum sur l’interaction tactile et gestuelle (FITG) de Lille en 2010.

Ça marche, c’est joli, impressionnant … mais cela nécessite des équipements dédiés, des salles dédiées. Du coup cela reste dans les showrooms (comme celui des Bell Labs à Murray Hills à partir de 3’00 sur la vidéo), ou dans certains musées.

Si on veut pouvoir mettre en place des plate formes de collaboration tactiles, il faut à mon avis s’appuyer sur des équipements existants, ou avec peu d’ajouts. Sur un campus, cela veut aujourd’hui dire s’appuyer sur les équipements des étudiants (portable, tablette, smartphone) et sur le « poste du conférencier (PC, vidéoprojecteur, éventuellement TBI), et sur un réseau sans fil pour la communication et étendu pour la localisation. La plateforme Rammus développée dans nos laboratoires constitue un excellent support dans ce sens.

Le projet Kaleidoscope développé dans le cadre des ateliers de créativité de Muséolab3 à Erasme est un prototype plus proche de ce que j’imagine en termes d’interface, car s’appuyant sur des équipements individuels. Dit autrement c’est presque déployable dans nos salles aujourd’hui. Presque car suppose une projection verticale et un zonage de couleur, ce qui reste contraignant par rapport à nos espaces.

Autre élément très intéressant de l’expérience Kaleidoscope, c’est la bibliothèque sur laquelle est basée ce projet. PyMT (c’est son nom) est en effet multi-plateforme, développée en Python sous licence LGPL, et semble particulièrement adaptée à du prototypage rapide.

Apprendre avec le téléphone mobile, y réfléchir ensemble ?

J’ai donc lu Pourquoi et comment utiliser le téléphone cellulaire à des fins pédagogiques ? par Alexandre Roberge Sur Thot grâce au tweet de @W2YDavid « : RT @tjeanbaptiste: http://t.co/a8O2bXb /via @thot une lente évolution de la perception du téléphone portable dans l’enseignement #eduipm ». Et cela me donne envie de rebondir.

Il n’y a pas tant d’article que ça sur le sujet du mobile pédagogique en France. J’en parle de temps en temps sur mon blog (voir le tag « mobile learning »). Et pourtant de l’autre coté de la Manche le « mobile learning » est un sujet de recherche à part entière, et la dynamique st telle qu’elle mérite qu’on s’y intéresse. J’ai par exemple fait un résumé en français d’un wiki sur « apprendre avec les mobiles publié selon l’ALT » qui montre bien le recul de nos amis anglais.

Alexandre Roberge, donc nous explique que les choses bougent. Il est peut être donc temps de faire une collecte de ce qui se fait ça et là. Qu’en pensez-vous ?

Dans son analyse, je retiens que quelques commissions scolaires autorisent l’usage des mobiles pour des fins pédagogiques. Il serait donc super intéressant de disposer d’informations à ce niveau pour permettre à d’autres de trouver les levier de pression. En effet, il relève que souvent cela se fait sous le manteau, les enseignants se sentent seuls face à leur administration.

Il paraît donc intéressant de pouvoir faire une collecte, même anonyme dans un premier temps, pour avoir une idée de ce qui existe, de ce qui est intéressant, de ce qui marche, de ce que cela peut apporter pédagogiquement. Ce travail est d’autant plus important que le mobile souffre d’un a priori très négatif. Alexandre Roberge nous donne pourtant quelques pistes encourageantes d’usages pertinents.

Il y a vraiment beaucoup de choses qui sont possible aujourd’hui avec les smartphones (je préfère à téléphone cellulaire), pleins d’applications qui font sens et qui permettent d’étendre l’apprentissage au delà de la classe. Les capacités de prise de photos, de son, de vidéos permettent d’illustrer des concepts appris en classe. L’accès aux réseaux sociaux permet d’interagir avec d’autres (éventuellement même des enseignants !). La ballado-diffusion permet de réviser dans les transports en commun. Les accès au web permettent d’accéder à la bonne info au bon moment …

Et cela peut même permettre d’interagir dans la classe ! Que ce soit en permettant une prise de position différente, plus aisée pour les timides, ou pour recueillir la compréhension de l’ensemble de la classe au travers de questions ou d’exercices courts.

Connected, connected Korea

Bref, l’avènement des mobiles amplifie encore les possibilités offertes par le web2.0. Que ce soit pour l’apprentissage ou pour le reste. C’est ce que j’essayai de démontrer à mes élèves cette semaine dans ma présentation Pourquoi le mobile est il différent ? qui tendait également à montrer que c’est un domaine d’avenir pour les développements informatiques.

Le fait que le téléphone n’ait pas été plébiscité directement pourrait être un avantage si cela permet d’expliciter comment utiliser ce type d’outil, avant que ne soit imposée une solution technique par défaut qui ne conviendrait pas aux enseignants. Profitons donc du répit pour collecter les usages qui pourraient guider des choix ultérieurs.

Alexandre Roberge lance l’idée de proposer un téléphone plutôt qu’un ordinateur par élève. Cette idée peut être séduisante, mais il faudrait d’abord passer deux « verrous » :

  • Le premier est un problème d’usage. Il s’agit d’être au clair sur les avantages comparés d’équipements différents : téléphone, ordinateur portable, tablette tactile, TBI, et ce qui est possible de faire avec chacun. J’ai bien peur que suivant les différentes matières les choix soient différents et que la conclusion est que l’ensemble serait la seule solution, à moins que notre culture pédagogique basée sur l’écrit n’ignore les fonctionnalités du mobile. Cela dit c’est un exercice qui serait certainement intéressant ;
  • Le second est plus politique. On se demande toujours comment se sont fait les choix d’équipements de portables dans un département ou de tablettes dans un autre, et qui ont été les prescripteurs. On se demande également comment sont associés les enseignants tant au niveau des choix, qu’au niveau de la prise en main de ces machines. Pourtant s’ils ne sont pas moteurs, ces machines aussi belles que ce soit resteront au fond des cartables ou finiront dans les armoires (et l’excuse que cela profite à l’industrie française n’est même plus valable). Ce devrait sans doute être un choix d’équipe pédagogique, comme le choix d’un livre par les équipes disciplinaires, mais je ne sais pas si il a une telle instance au niveau établissement. Il est donc indispensable que la réflexion ait eu lieu en amont des choix politiques

En conclusion, une collecte des initiatives, des usages, des recherches au niveau francophone serait intéressante, voire passionnante. Elle pourrait être également alimentant en allant voir ce qui se fait coté anglo-saxon. Cela permettrait de se faire une idée si un mobile pourrait avoir un véritable intérêt à coté ou dans la classe.

Comme dirait Michel Briand « Juste faisons le … ». Qui trouve cela intéressant ? Pensez-vous que ce chemin vaille la peine d’être exploré ?

En cas de réponses positives, nous pourrions rapidement proposer un espace de collecte. Go ?

Et si on cherchait à rendre le Tableau Blanc plus collaboratif ?

Quand on regarde le résumé du dossier « Les technologies de l’information et de la communication (TIC) en classe au collège et au lycée : éléments d’usages et enjeux », on ne peut qu’être frappé par la phrase :

Il en ressort que 80 % des enseignants déclarent utiliser parfois les TIC en présence des élèves, mais que la manipulation d’outils par les élèves reste peu fréquente.

Cela semble signifier que les élèves ne pratiquent que peu, et que si les TIC rentrent dans la classe, c’est d’abord dans le cadre de la préparation, et ensuite pour être utilisé par l’enseignant en classe.

Le Tableau Blanc Interactif, s’il constitue une réelle avancée en terme d’interactivité avec les contenus, peut renforcer cette tendance, en ne permettant cette interactivité qu’entre l’enseignant et le contenu. De fait, si l’on regarde les phases d’appropriation du TBI, telle que décrites par le site le récit du Québec, on ne parle d’interaction avec l’élèves que dans les 2 derniers items de la dernière phase d’appropriation « j’intègre ». Autant dire que c’est optionnel.

Et pourtant …

C’est aussi et surtout par l’action que l’on apprend. C’est par la conversation, la collaboration que l’on avance …

Et aussi …

Utiliser un affichage partagé, que chacun peut regarder est une première étape de partage, ou du moins un point de focalisation partagé.
La question devient alors : comment tirer parti de ce formidable outil pour permettre un travail collaboratif, i.e. travailler ensemble sur un sujet ?

Comme d’habitude, il y a deux niveaux de réponses pour avancer, qui peuvent se renforcer

  1. partager des usages qui marchent, que chacun peut réutiliser dans son contexte propre ;
  2. proposer des outils qui permettent une collaboration efficace, et qui permettent d’imaginer de nouveaux usages.

Coté usages, je pense au petit truc technopédagogique de François Jourde, qui passe un clavier sans fil aux élèves pour leur permettre de faire leur proposition. C’est simple, ça permet de donner la main à une personne, et cela évite de mettre l’élève seul face à la classe. Et ça marche.

Je serai très intéressé de partager d’autres exemples. Commentaires bienvenus en fin d’article 🙂

Coté technologies facilitantes, il y a au moins des exemples qui existent, et qui peuvent alimenter la réflexion :

  • La possibilité de donner l’écran à n’importe quel PC des participants, comme c’est par exemple décrit dans la salle de classe de pédagogie active ;
  • Plus prospectif, on pourrait imaginer le tableau comme espace partagé sur le modèle des tables interactives, ou plusieurs personnes peuvent s’échanger des photos (donc des fichiers), construire des schémas à plusieurs… reste à voir quels sont les bons modes de travail à plusieurs sur un tableau : chacun son crayon ? Chacun sa tablette depuis sa place ? Au travers des claviers/souris de portables ? En utilisant son téléphone portable ? Avec des équipements équivalents aux systèmes d’interrogation en amphi ? Il va falloir imaginer, tester suivant les différents usages ;
  • on peut également imaginer passer par des outils collaboratifs comme Etherpad, ou chacun pourrait contribuer, une tableau de post-it à la wallwisher, ou une carte conceptuelle et où le rôle principal du scribe au tableau serait la restructuration ;

Il reste tout à faire :

  • imaginer des usages ;
  • combiner des technos existantes : web2.0 ou simples ;
  • voir comment les systèmes d’exploitation multi-touche et multi-utilisateurs peuvent servir de support ;
  • imaginer et développer l’environnement pervasif qui rendra l’usage d’une telle salle facile à utiliser ;
  • développer les éléments de logiciel qui permettent de combiner tout cela. Et là clairement, la suite Sankoré qui vient de passer libre peut constituer une bonne base.
Table interactive – licence CC Mesq sur Flickr

Dit autrement, Sankoré ouvre le logiciel pour les tableaux blancs, permet la coopération pour les ressources entre enseignants. Reste à développer le matériel de manière libre, à ouvrir encore les usages en imaginant une vision collaborative du tableau.

Et à trouver une bonne manière de partager les bonnes pratiques.

Jolis projets, à rajouter dans la liste des bonne résolutions de début d’année. Qui veut jouer ?

Du logiciel libre pour interagir avec les élèves en amphi ?

Metro pont de Levallois. QCM sur le quai

Un groupe d’élèves de première année a travaillé ce semestre en vue de proposer un système fonctionnel permettant de mettre en place un système permettant de poser des questions sur les transparents de son cours, de laisser les élèves réfléchir et de visualiser les réponses de l’amphi.

En préparation de ce travail, j’avais posté en janvier un billet intitulé « Interagir avec les élèves en amphi via leurs mobiles » sur les solutions complètes que j’avais pu trouver ou dont j’avais connaissance. L’idée du projet était de considérer s’il était possible de se passer d’infrastructure payante ou fermée. La réponse est qu’il y a du travail pour arriver à quelque chose de complet, d’intégré et donc de facile à utiliser.

Leur solution tient dans les éléments suivants :

  • LimeSurvey : un système de gestion de QCM pour construire, stocker, et gérer les réponses. C’est un système basé sur un serveur, dont ils ont installé une instance sur une plate forme externe (comli)
  • OpenOffice Impress est évidemment le choix logique comme logiciel de diaporama pour afficher les transparents du cours et les questions.  Malheureusement, et contrairement à Powerpoint, il est impossible de communiquer dynamiquement avec le diaporama lorsqu’il est en cours d’affichage. Du coup, il est nécessaire d’ouvrir, via un lien dans le diaporama, une page web dans un navigateur externe.
  • Les étudiants peuvent répondre aux questions, via un navigateur web, l’URL peut être récupérée de manière externe ou en flashant un QR-code s’affichant en même temps que le questionnaire sur la diapo. C’est là où le fait de disposer d’un petit boitier facilite la mise en œuvre, mais si on envisage des formes de cours, ou la connexion des étudiants a du sens, le boitier peut être ainsi évité ; Un autre solution serait de développer un boitier libre, qui pourrait être construit dans une Fablab. Un sujet possible pour un groupe d’élèves l’année prochaine ?
  • Pour préparer ses questions, il est nécessaire de les saisir sur le système limesurvey. C’est typiquement une difficulté pour l’intégrer simplement dans un diaporama, ce qui ne permet donc pas son utilisation par n’importe quel prof. Cela dit, c’est faisable. L’intégration du questionnaire dans le diaporama se fait ensuite en recopiant l’URL du questionnaire à l’exécution d’une macro dans Open Office. De mon point de vue une interface dédiée de ces étapes pourrait largement simplifier la tâche de l’enseignant, un projet plus informatique…

Dernier point, si le serveur limesurvey est actuellement sur un serveur externe, et si les communications passent par Internet, il pourrait être amusant de considérer un système de communication interne à l’amphi, où le serveur de questions pourrait être au niveau du poste enseignant. Voilà encore une troisième voie possible pour ce projet.

Merci en tout cas à l’équipe (David Benathan,  Cécile Deschamps, Jonhatan Habib et Moujahed Rebhi)  d’avoir défriché et d’avoir su construire un prototype opérationnel d’un système d’interaction entièrement libre.

Cloud Learning Environments

ou la mort des LMS et autres ENT ?

Entre les Environnements Numériques de Travail (ENT, dit aussi LMS pour Learning Management Systems en anglais, et qui ont failli s’appeler ENA ou Environnement Numérique d’Apprentissage, ce qui aurait été plus intéressant comme définition, mais qui a dû choquer soit un énarque qui a fait remarquer que l’acronyme était déjà pris, soit un stakhanoviste qui trouvait que apprentissage n’était pas assez sérieux, sans doute le même qui a trouvé le nom de Jeu Sérieux)  …

Entre les LMS, donc et les PLE (Personal Learning Environments, je n’ai pas la traduction officielle, la notion d’Environnement Personnel d’Apprentissage ne colle pas en France…), Steve Wheeler nous propose les Cloud Learning Environments qui réconcilient les vues institutionnelles et les vues d’étudiants, par leur ouverture au niveau architecture et leurs interfaces simples d’utilisation. Cela lui permet d’avancer sur les nouveaux modes d’apprentissages rendus possibles par les technologies, en intégrant de manière convaincante les possibilités liées au web sémantique dans sa dernière présentation Web 3.0: The Way Forward?

Au delà des discours et autres diaporamas, il est intéressant de noter que la communauté scientifique investit ces idées :

Marcel Lebrun posait la semaine dernière la question de la mort des LMS, de telles approches justifie au moins leur transformation profonde.

Dit autrement, l’évolution vers des environnements ouverts d’apprentissage, semble non seulement souhaitable mais de plus possible !

Interagir avec les élèves en amphi via leurs mobiles

Comment rendre un amphi interactif ? Il faut pouvoir solliciter les étudiants, les interroger, les interpeller sans pour cela les mettre position de défense, bref le rendre actif pour capter son attention. Et pourquoi ne pas utiliser les équipements dont ils disposent (mobiles ou PC portables) pour interagir plus facilement ?

Amphithéâtre de l'Acropolis

En effet, un cours en en amphi uniquement magistral, sans sollicitation des élèves présente plusieurs défauts :

  • on perd en général l’attention des élèves ;
  • l’élève ne mémorise pas grand chose et peut considérer qu’il est aussi efficace de lire les éléments de ce cours plutôt que de les écouter, que ce soit au travers des supports de cours, ou d’autres sources (livres ou plus probablement Internet) ;
  • et de plus cela ne permet pas d’avoir de retour sur ce que l’étudiant a effectivement compris du discours.

Cette mise en activité peut se faire au travers de questions, de petits exercices, d’activités de discussions en petits groupes… Le CDIO parle d’apprentissage actif et a d’ailleurs intégré cet aspect dans un de ses 12 standards. Un étape importante est de recueillir les retours de cette réflexion. Cela se fait bien au travers d’un vote (qui peut être une Question à Choix Multiples), qui permet ensuite de rebondir et d’expliquer au travers des réponses fausses quelques difficultés classiques. D’autres types d’interactions pourront sans doute se mettre en place après l’appropriation des outils.

Le recueil peut se faire à main levée, mais on voit également apparaitre des dispositifs techniques qui peuvent permettre d’aller plus loin, ou d’interagir plus facilement :

  • la société TurningTechnologies propose des systèmes complets intégrant des boitiers distribués aux élèves, un boitier de réception sur le PC du prof et l’intégration dans PowerPoint. Simple à utiliser, efficace, mais limité aux QCMS, chaque élève peut voter une fois. Et d’après l’Université Technique de Delft, cela marche bien. Mais cela nécessite un équipement dédié, à distribué et à récupérer au début et à la fin du cours ;
  • la société TxtTools nous a donné accès lors de l’école thématique de Brest sur le mobile learning à son système basé sur SMS. On peut ainsi recueillir les avis ou des questions de n’importe quel utilisateur enregistré, ce qui est plus large qu’un QCM. Il est également possible d’envoyer des messages à tous ou à des groupes, ce qui peut être pratique avant d’entrer dans la salle ou après. Par contre, le système est relativement fermé, et ne fonctionne que par SMS, qui ont malheureusement un certain coût au moins en France ;
  • PollEverywhere propose une solution plus orientée web, acceptant plusieurs modes d’entrée (web, twitter, SMS), ce qui permet de s’adapter à l’équipement de la personne qui répond, et permet l’affichage des résultats dans un navigateur ou dans un diaporama Powerpoint (sans installation spécifique) ;
  • Math4Mobile est un projet qui va plus loin que le QCM, puisqu’il permet d’interagir sur un téléphone mobile avec un objet mathématique (une équation et sa courbe). L’exercice peut être récupéré via un QR-code, et les résultats des différents élèves peuvent être affichés au tableau. Ce système permet également le vote. Comme c’est un projet local, le système est développé sur la base d’une servlet Java, et est donc limité en termes de diffusion.

Dans les systèmes approchants, on peut noter que dans un certain nombre de conférences, des systèmes basés sur des services web2 comme twitter pour la saisie de commentaires ou de questions, et un navigateur pour l’affichage via vidéoprojecteur, avec un outil d’affichage (on parle aussi de Metawall) qui peut être choisi suivant ses préférences. L’avantage est que si la conférence est retransmise sur le web, n’importe qui peut interagir depuis n’importe quel point du monde. Ces solutions sont actuellement à ma connaissance bricolées (principe des mashups) pour chaque événement.

Loic Hay, grand expert de la chose présente l’architecture technique qu’il a retenu pour Autrans2010. On retrouve bien une architecture en 3 étapes :

  1. la saisie et l’adaptation des différentes sources
  2. le regroupement sur un serveur (ici twitter)
  3. l’exploitation et l’affichage

Dans le cas des solutions d’interaction avec les étudiants, il y a clairement un protocole sous-jacent pour permettre l’exploitation à la volée et souvent une interface de type RF ou bluetooth dans l’amphi. Cela peut être vu comme un cas particulier du projet de Sylvain Galand de l’année dernière

Concernant les solutions proposées, on constate plusieurs manques. D’une part elles sont toujours partielles : soit au niveau des moyens de saisie, soit au niveau des moyens d’affichage (uniquement PowerPoint par exemple), soit sur les modalités d’interactions. Et de plus comme ce sont des solutions fermées, il n’est pas possible de les adapter pour d’autres types d’interactions.

Une solution libre ou open-source serait particulièrement bienvenue. Une solution mashup basée sur des composants libres, pourrait être élégante.

Qulequ’un connait-il des solutions libres permettant de mettre en oeuvre s éléments décrits ici ?

PS : certains éléments cités ici sont repris d’un article d’Elena Pasquinelli dans le journal des Tice qui présente un bon résumé sur les potentialités du mobile learning et qui rappelle en introduction l’interdit en France pour les mobiles de la maternelle au lycée. Cet a priori sur les nouvelles technologies et la volonté de légiférer contre les technologies démontre une réticence sur les nouvelles technologies. Pour l’instant pas d’interdiction dans les universités, même si certains enseignants voient dans ces outils des rivaux pour capter l’attention des élèves. La compréhension de ces technologies doit pouvoir les faire passer du statut de rival à celui de compagnon.

Visualiser les informations d’un objet.

have a look at the structure of an object

Have a look at the structure of an object will allow you to understand it !

Pour donner du corps à l’idée d’apprendre via les objets, il est intéressant de regarder la vidéo venant du groupe Fluid Interfaces du MIT, et présenté il y adéjà quelques temps par 01net dans son article « Le MIT a les moyens de faire parler les objets » ou dans coopératique dans son article Le téléphone mobile : cet appareil tellement dépassé… d’où j’ai extrait l’image de mise en bouche.

voici ce que cela proposent les gens du MIT :

Vodpod videos no longer available.

On voit que l’on peut afficher ce que l’on veut sur n’importe quel objet, et interagir, nous sommes donc bien dans une optique de réalité augmentée dans la rue. Donc, pas de problème pour visualiser un éclaté de l’objet considéré et commencer à rentrer dans la structure interne de l’objet et donc de commencer à comprendre comment il est fait.

Je viens de proposer un sujet sur le prototypage d’un apprentissage au sein d’un l’objet, qui a été choisi par une de nos élèves de dernière année. Je suis impatient de voir ce qu’il est possible de proposer.

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