Techniques innovantes pour l'enseignement supérieur

Causerie entre Christophe Batier et Mario Asselin sur la mise en place des ENT – une vidéo Campus

Posté par Jean-Marie Gilliot le 18 novembre, 2009

un résumé précis et si juste du problème lié aux ENT !

more about “Dailymotion – Causerie avec Mario Ass…“, posted with vodpod


Pas grand chose à ajouter au constat ! Vous  tenez à un peu de texte ? Allez voir le billet de Florence Meichel : Travailler sous contrôle avec les LMS ? C’est un bon complément possible.

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Ressources éducatives libres dans le monde francophone ?

Posté par Jean-Marie Gilliot le 17 novembre, 2009

J’ai participé il y a déjà presque 2 ans à un cours en anglais sur la wikiversité sur les Ressources Educatives Libres, ce qui m’avait amené à ouvrir un blog d’élève de ce cours à l’époque. J’ai eu envie de faire un petit tour sur l’état des lieux notamment dans le monde francophone. Voici ce que j’ai trouvé.

"borne" par dalberaSur les ouvrages de fond : rien en français pour l’instant. Notons quelques documents intéressants en anglais :

Au niveau des introductions, on trouve quelques textes, notamment sur les sites des organisations précédemment citées. Citons néanmoins deux textes plus importants :

En anglais, des cours ouverts ont été organisés :

Coté ressources, citons pour montrer que c’est possible plutôt que comme liste :

  • Sésamath ;
  • le REL-AF (ou Ressources éducatives libres en Afrique Francophone) hébergé sur wikieducator ;
  • la liste sous forme de wiki de sites publiant en licence CC autour de l’éducation. Ce qui prouve bien qu’il existe une communauté convaincue ;
  • sans oublier wikibooks et wikiversité ;

Quelques questions/remarques qui me viennent suite à ce petit tour sur la toile :

  • est ce que l’idée de “ressources éducatives libres” est-il nécessairement synonyme de lien avec l’Afrique, ou vient-il dans un second temps en ouverture comme le fait Sésamath ?
  • Le fait que le mouvement semble porté principalement par des ONG semble ramener ce concept directement à la notion de solidarité internationale. Est ce la bonne manière pour créer un tel mouvement au niveau français du moins ?
  • Plusieurs ONG ont fait un travail sur le sujet des REL, comment s’articule l’action de : l’Unesco, de l’Ocde, du commonwealth ? Par quelle porte entrer ? Sans parler de la wikiversité, des wikibooks et autres projets ?
  • Quels sont les sites de ressources en français pour les “ressources éducatives libres” ? Où/comment recenser ces ressources ?
  • Dans le monde anglo-saxon, il existe un certain nombre d’organismes porteurs de ce concept (outre le commonwealth) comme l’Open University, l’Open Training Platform de l’Unesco, l’initiative Open Course Ware

De mon point de vue deux initiatives sont à lancer dans le monde francophone :

  • une création d’un document expliquant pourquoi et comment créer des Ressources éducatives libres. Il peut être basé sur un document existant comme les livres des institutions cités en début de document. Il doit sans doute plutôt être refait à partir de ces documents pour citer des références, des sites en français. Ce pourrait être l’objectif d’un “cours” qui permettrait de fédérer les bonnes volontés, et dont la production pourrait être un wikibook ;
  • créer/fédérer des portails d’accès. Cela peut prendre différentes formes : certaines institutions supérieures ont compris l’intérêt d’une initiative comme Open Course Ware en proposant des portails (voir para exemple Savoirs partagés), des associations disciplinaires comme Sésamath ou Weblettres permettent de créer des bases thématiques, mais il faut peut être réfléchir à proposer un portail de ressources fédérant les initiatives et pouvant accueillir d’autres initiatives, sauf si l’on considère que ce qui existe est suffisant. à voir …

Et vous qu’en pensez vous ?

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Social learning : dans l’entreprise, à l’université, et entre les deux

Posté par Jean-Marie Gilliot le 12 novembre, 2009

Entreprise Collaborative nous propose un Livre Blanc : Une Introduction au Social Learning qui est intéressant par la diversité des contributeurs. On y trouve donc un certain accord sur le fait que le social learning est basé sur le partage de connaissance, d’expériences dans une communauté, la notion d’aide entre personnes, et qu’il est rendu possible par l’émergence des outils du web2.0.

Mais au delà, se dessinent des différences importantes, qui découlent du point de vue (personne, groupe, entreprise, gestion des connaissances), de l’étendue du social learning (de l’apprentissage informel à l’organisation apprenante, en passant par la gestion de la formation continue) des objectifs (gérer les processus de l’entreprise, les personnes, apprendre tout au long de la vie) ou de l’impact sur l’organisation (de la gestion de la performance à l’entreprise transparente aux multiples interconnexions).

Pour ceux qui se concentrent sur les participants, la facilitation (l’animation) et l’administration sont des fondamentaux. Ils y voient une nécessité pour l’entreprise de se réorganiser de manière plus horizontale pour permettre une plus grande créativité. On est dans le paradigme de l’entreprise innovante. British Telecom semble avoir une telle approche lorsque l’on regarde leur expérience d’utilisation des outils sociaux.

Dans l’approche amélioration du processus on cherche à permettre l’adaptation pour une plus grande efficacité. On est alors dans une approche plus tayloriste. Comme on le voit le social learning peut prendre des visages très différents suivant le contexte. Comme le dit Jay Cross, cest une affaire de personnes.

Au delà des témoignages accolés, la confrontation aurait sans doute été plus animée. Mais en prenant un peu de recul, cet ensemble de témoignages peut permettre de se donner des grilles de lecture, pour mieux cerner ce terme social learning qui s’avère protéiforme.

Si on se positionne dans un axe où l’apprentissage est quelque part le processus visé. L’objectif de l’apprentissage devient le sujet de la conversation sociale. Il permet d’articuler : l’apport de connaissance, éventuellement formel, l’analyse, l’appropriation dans l’échange, et le renforcement dans l’aide de sa communauté. Vu comme cela, on peut passer du cours à la mise en œuvre de compétences (et cela avec des allers-retours) de manière plus continue.

Au niveau de l’université, Rob Jacobs, nous propose dans son article Leveraging The “Networked” Teacher: The Professional Networked Learning Collaborative, ou l’enseignant devient un nœud d’échange dans le réseau social. Cela permet de multiplier les points de vue reçus par les apprenants, les échanges entre enseignants, bref de travailler ensemble, et à tous les niveaux. Dans son approche, on part bien de la personne, chaque enseignant devenant un facilitateur pour les apprentissages (personnel ou personnalisé) d’autres personnes (apprenant ou autre enseignant). Son

discours vise bien à rapprocher les enseignants, trop souvent isolés. On voit bien aussi que l’on part de chaque apprenant, c’est le social learning partant du PLE (Personal Learning Environment). Il nous propose une vue où l‘enseignant est au centre du réseau d’apprentissage, je préfère le voir comme un nœud quelconque avec un rôle de facilitateur et d’expert, en tant que professionnel.

Troisième volet, l’interconnexion de réseaux. Fred Cavazza revisite la vision universitaire précédente dans son article Vers du crowd learning avec les open university en complétant le rôle de l’enseignant qui reste en contact avec ses anciens étudiants pour continuer à les conseiller et pour faire appel à eux pour témoigner de leur expérience terrain. Ce réseau d’anciens s’est avéré difficile à gérer même dans les écoles d’ingénieurs qui sont pourtant sensibles à ces aspects. Espérons que cela pourra effectivement se renforcer au travers des outils de réseaux sociaux. Certains établissements s’y attellent déjà. Rémi Bachelet notamment a mis en place une initiative passionnante basée sur un wiki pour dynamiser les échanges entre étudiants, enseignants et anciens : CentraleWiki.

Au fait, comment traduire cet anglicisme en français ? La proposition dans Wikipédia est « travail social », ce qui ne me convient guère…

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Des exemples de projets de wikibooks inter-institutions

Posté par Jean-Marie Gilliot le 9 novembre, 2009

Résumé de l’article  : The tensions of transformation in three cross-institutional wikibook projects Pages 126-135 Curtis J. Bonk, Mimi Miyoung Lee, Nari Kim, Meng-Fen Grace Lin du journal Internet and Higher Education (2009- vol3-4)

Bookcover of Web 2.0 and Emerging Learning Technologies d'une des wikibooks cité dans l'article

Cet excellent article tire des enseignements sur la mise en place de wikibooks entre différentes institutions dans des enseignements. Il devrait nous permettre d’avancer dans notre réflexion sur l’utilisation des wikis dans les enseignements.

Les auteurs soulignent l’intérêt de la mise en place de wikis dans le sens où il s’agit d’une situation “authentique”  pour les étudiants, dans le sens où leurs écrits trouvent naturerellement une audience et que le processus d’apprentissage devient un processus de production et de participation. Ils soulignent que cela permet également de développer les compétences du XXIème siècle : l’expression créative, la communication, l’interprétation d’informations trouvées en ligne et la collaboration. Ils citent notamment Vygotsky au sens où l’”apprentissage est un processus social”.

Ils identifient différents usages possibles : du glossaire au livre complet, en passant par les résumés, les rapports sur des articles, les dissertations de classe, le journal de classe, le partage de ressources (conférences, sites web, exemples …).

Les 3 exemples d’utilisation montrent leur progression dans l’utilisation de wikibooks dans un cours, en affinant les modalités pédagogiques et la progression. Pour des élèves non utilisateurs de wikis, plusieurs étapes peuvent être distinguées : l’apprentissage technique du wiki en classe, la correction de wikibooks existants pour la prise de confiance et réaliser que l’écrit d’un wiki n’est pas définitif, l’écriture simple ensuite, la relecture et la correction croisée pour affirmer la dimension de collaboration et finalement l’écriture collaborative de wikibooks ayant vocation à exister après le cours (je pense ici notamment à des exemples de cours où l’objectif est explicitement la création de livres). On parle aussi de rôles différenciés avec l’idée d’un éditeur en chef, en charge de la qualité globale du wiki. Notons que ces exemples de wikis collaboratifs portent une fois de plus sur soit des étudiants en éducation, soit un cours sur le web2.0.

Par ailleurs, ils constatent qu’il faut du temps pour que les étudiants s’adaptent à ce style d’écriture. La longueur du semestre semble nécessaire et les élèves doivent pouvoir dégager du temps pour ce type d’exercices.

La partie la plus intéressante de cet article est qu’il énumère un bon nombre de points clés à prendre en compte pour la mise en place de telles expériences dans un cours :

  • Les questions d’ingénierie pédagogique (instructional issues)
    • Prendre en compte le background des élèves : plein temps ou non, habitude des technologies et nombre de plate-formes utilisées (wiki + CMS + email + …) …;
    • Contrôle des étudiants sur le wikibook. Plus ils sont responsables, plus la qualité sera au rendez vous ;
    • La coordination entre pairs de différentes institutions est importante, bien que difficile. Les périodes de travail des élèves doivent être compatibles pour permettre les interactions. La planification est indispensable ;
    • Le degré de structure et l’organisation. Des échéances sont nécessaires, ainsi que des aides, des critères clairs d’évaluation, des exemples et des encouragements de l’encadrement. La structure doit être maitrisée en fonction des objectifs, mais doit permettre la créativité et l’expression d’idées ;
    • Les temps des activités doivent être gérés. Une rencontre via vidéo entre institutions peut être intéressante, en lancement pour créer des liens, ou pour une présentation (par les élèves) en fin de cours ;
    • La coordination entre institutions et le planning sont indispensables ;
    • Quel apprentissage. Comment le mesurer, comment l’évaluer ? Reste-on sur les connaissances ou prend-on en compte l’apprentissage de compétences du XXIème siècle. L’article affirme que cela nécessite des recherches ultérieures ;
    • Contrôle par l’instructeur et prise de risque. Il semble qu’une expérience de pédagogie par projet dans laquelle on donne plus de latitude aux étudiants soit bénéfique. En effet, ce type d’apprentissage collaboratif prend d’autant plus de sens que l’on laisse de la liberté aux élèves. Il faut donc apprendre à naviguer dans un environnement plus ouvert, sans sombrer dans le chaos ;
    • Réutilisation du wikibook. Est-il à usage unique ou peut-il être utilisé comme base, repris, étendu, remodelé. Cela nécessite sans doute une approche pédagogique différente dans l’évolution d’un enseignement ;
    • Meta-réflexion sur les principes de wikibooks (i.e transfert des idées liées aux wikis) ;
    • Techniques de motivation. Mettre une note permet de forcer le démarrage (motivation extrinsèque), mais il faut ensuite d’autres facteurs de motivation pour déclencher une réelle dynamique : l’encouragement, l’objectif final, la revue par les pairs, la collaboration internationale, des interactions intelligemment préétablies, sont des facteurs de motivation intrinsèques ;
  • Les questions de collaboration
    • Perception de la collaboration entre étudiants de différentes institutions. Celle-ci paraît intéressante mais la valeur ajoutée n’est pas ressentie de manière très appuyée ;
    • Prise de perspective. Cette apprentissage impose la prise en compte d’autres perspectives et d’autres idées ;
    • Collaboration des instructeurs et retour. Ces retours sont essentiels. Le positionnement des instructeurs (je dirais bien tuteur) peut être variable : donnant des indications, il peut devenir collaborateur à part entière. Ce positionnement dépend des objectifs et des habitudes des institutions ;
    • Compétences linguistiques. Les exemples cités sont dissymétriques entre des étudiants américains et des asiatiques devant traduire en anglais ;
    • Autres : choix des partenaires, des cours, …
  • Les questions liées aux wikibooks
    • Règles et procédures. Si le wikibook est développé dans un site déjà existant, il est nécessaire de se plier aux règles de la communauté, notamment au niveau des copyrights de document (images avec des droits compatibles dans wikibook.org) ;
    • Sélection des sujets de chapitres. Issu de l’enseignant ou d’une réflexion et d’un choix des étudiants ;
    • Contrôle de l’édition des chapitres. Certains étudiants ont des difficultés avec l’idée que leurs écrits puissent être repris. Ce facteur doit être pris en compte pour permettre le développement d’échange entre pairs et de revues croisées ;
  • Les questions de construction de connaissance et questions de communautés.
    • Acceptation de la construction de connaissances et processus de négociation . Il faut du temps pour passer les tensions, notamment parce qu’habituellement l’évaluation est individuelle et met en avant les idées apportées par chacun. Il est également nécessaire d’apprendre à accepter la critique et à adopter une attitude mesurée et constructive ;
    • Difficulté de développer des communautés dans les limites d’un cours ;
    • Tactiques de construction de communautés. Il faut amener la contribution de manière progressive (par exemple commencer par une espace de partage de ressources), organiser des rencontres …

Les difficultés sont réelles mais l’enjeu en vaut la chandelle.

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Conférences généralistes Ingénieur et Pédagogie

Posté par Jean-Marie Gilliot le 4 novembre, 2009

Les enseignants réflexifs, les pédagogues, les spécialistes des sciences de l’éducation sont chacun actifs dans leur communautés propres. Il y a néanmoins quelques rendez vous importants pour leur permettre de se rencontrer. L’année prochaine, cela se passera à Montréal ou au Maroc. C’est aussi une excellente occasion de valoriser le travail pédagogique qui se fait dans les établissements.

2 conférences qui nous tiennent particulièrement à cœur se dérouleront l’une à la suite de l’autre sur les rives du Saint Laurent :

  • Questions de pédagogie dans l’enseignement supérieur du 8 au 11 juin qui reprend la formule de Brest 2008 et se penchera plus particulièrement sur les questions de professionnalisation. L’appel est disponible sur le site du colloque : http://www.colloque-pedagogie.org/workspaces/colloque_2010/appel
  • International CDIO Conference du 15 au 18 juin, qui propose des formules de présentation variées et aborde explicitement les aspects d’enseignements par projets, d’internationalisation, de leadership … et dont le thème sera “Making Change Last: Sustaining and Globalizing Engineering Educational Reform”. L’appel à com est ici : http://cdio.polymtl.ca/presentations/callpapers/index.htm

Ces deux conférences sont des lieux privilégiés pour présenter et valoriser nos activités autour de la pédagogie.  Les thèmes sont indicatifs, toute contribution dans l’esprit des colloques (voir appels) est possible. Dans les deux cas, il est nécessaire de prévoir un papier d’environ 6 pages, la sélection se fait sur résumé long ou papier complet. Le dépôt est début janvier (8 et 11 janvier respectivement).

Une autre conférence pédagogique francophone importante est celle de l’AIPU qui couvre un public plus large, aux contributions parfois inégales, mais avec certaines excellentes présentations et une plus grande ouverture à l’enseignement universitaire au sens large. Celle-ci se déroulera à Rabat du 17 au 21 mai. Appel à résumé pour le 30 novembre. La page de présentation est la suivante : http://aipu2010-rabat.refer.org/v0/

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Visualiser les informations d’un objet.

Posté par Jean-Marie Gilliot le 30 octobre, 2009

have a look at the structure of an object

Have a look at the structure of an object will allow you to understand it !

Pour donner du corps à l’idée d’apprendre via les objets, il est intéressant de regarder la vidéo venant du groupe Fluid Interfaces du MIT, et présenté il y adéjà quelques temps par 01net dans son article “Le MIT a les moyens de faire parler les objets” ou dans coopératique dans son article Le téléphone mobile : cet appareil tellement dépassé… d’où j’ai extrait l’image de mise en bouche.

voici ce que cela proposent les gens du MIT :

On voit que l’on peut afficher ce que l’on veut sur n’importe quel objet, et interagir, nous sommes donc bien dans une optique de réalité augmentée dans la rue. Donc, pas de problème pour visualiser un éclaté de l’objet considéré et commencer à rentrer dans la structure interne de l’objet et donc de commencer à comprendre comment il est fait.

Je viens de proposer un sujet sur le prototypage d’un apprentissage au sein d’un l’objet, qui a été choisi par une de nos élèves de dernière année. Je suis impatient de voir ce qu’il est possible de proposer.

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Devenir Ingénieur via les objets

Posté par Jean-Marie Gilliot le 21 octobre, 2009

http://www.flickr.com/photos/dalbera/2739290486/ : dalbera

http://www.flickr.com/photos/dalbera/2739290486/ : dalbera

Comme on l’a vu, une approche de type Apprendre via les Objets est, selon une approche par compétence telle que celle développée par le CDIO, est  une modalité pédagogique intéressante.

En effet, s’il est possible d’associer des ressources pédagogiques pour mettre en situation des notions scientifiques ou techniques, il est également possible d’envisager nombre d’activités complémentaires.

Entrer dans les savoirs par une entrée de ce type permet de mettre en exergue le caractère profondément interdisciplinaire des objets qui nous entourent. Cette interdisciplinarité est bien entendu technique, mais elle aborde aussi les aspects environnementaux, ou durables,  comme le propose Bruce Sterling. Elle permet de poser la question de l’utilité sociale de l’objet, son intégration dans des systèmes englobants qu’ils soient techniques, organisationnels ou sociaux.

L’approche “Apprendre via les objets” permet de construire différents types de sujets de type projet :

  • construire une réponse à des utilisateurs qui veulent pouvoir adapter un objet existant pour un usage nouveau. L’accès aux données des objets (rendu possible par des protocoles tels qu’OpenSpime , aux outils de reconstruction des objets (lié à la notion de Spime de Bruce Sterling). C’est une approche qui oblige à analyser l’existant et la demande, deux aspects importants pour le futur ingénieur ;
  • imaginer, analyser des conceptions alternatives en faisant varier des paramètres de type coût, nombre d’exemplaires, l’approche consistant à pouvoir faire du sur-mesure change en effet les critères qui ont conduit à la coneption de nombre d’objets qui nous entourent qui ont été conçus selon une approche d’échelle mondiale avec une personnalisation au niveau informatique ou de l’emballage ;
  • travailler avec des designers, ou d’autres. En effet les données étant partageables, partagées il devient possible de mettre en place des projets ou des campus distants collaborent. Le projet, la collaboration se fait autour de l’objet ;
  • l’internet des objets est également une source d’innovation qui permet d’envisager des innovations et des modèles économiques modernes comme l’a prouvé l’emblématique lapin Nabaztag

En bref, il est possible d’envisager des projets motivants, avec l’intégration des connaissances techniques, sociales, économiques, durables …

crédit photographique : http://www.flickr.com/photos/dalbera/2739290486/ par Dalbera en licence CC-by.

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Guides de lecture pédagogiques

Posté par Jean-Marie Gilliot le 5 octobre, 2009

Quand on abord un domaine avec des habitudes de “recherche”, il est toujours important de se constituer une bibliographie, mais cela peut être long.

Quelques points d’entrée permettent de gagner du temps et de trouver ce qui peut être vraiment intéressant de lire :

  • eLearning Reviews, en anglais et allemand donne quelques 300 points de vue
  • le Life (Laboratoire de recherche Innovation-Formation-Education) donne sa liste de livres à (re)lire. Mais sans doute à utiliser pour voir une information sur un livre déjà détecté.

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ECTEL 09 et sa lanterne magique

Posté par Jean-Marie Gilliot le 5 octobre, 2009

J’ai eu la chance de participer à la conférence ECTEL 2009 (European Conference on Technology Enhanced LEarning “Learning in the Sinergy of Multiple Disciplines”). D’excellents papiers, des keynotes speakers convaincants (notamment Mike Sharples qui nous convie à une recherche interdisciplinaire et globalisée, tout en restant au contact de la réalité de la classe).

J’ai participé avec Serge Garlatti à un workhsop appelé “Future Learning Landscapes: Towards the Convergence of Pervasive and Contextual computing, Global Social Media and Semantic Web in Technology Enhanced Learning”. L’objet était de réfléchir au futur des environnements d’apprentissage dans une perspective d’intégration des apects pervasifs, sociaux, mobiles et sémantiques. Nous avons présenté notre point de vue au travers d’un papier “An Adaptive and Context-Aware Architecture for Future Pervasive Learning Environments“. La présentation orale que j’ai faite permet d’aborder cela d’une manière plus graphique :

Parmi les présentations auxquelles j’ai assisté, j’ai particulièrement apprécié celle de l’EPFL (Hamed Seiied Alavi, Frederic Kaplan and Pierre Dillenbourg). Leur article Distributed Awareness for Class Orchestration part de l’étude d’un problème très pratique : l’intervention d’assistants dans un bureau d’études (recitation in english), passe à un niveau d’analyse très poussé, puis propose une solution pragmatique et particulièrement idoine : une lanterne qui donne le numéro de l’exercice traité (via la couleur), le temps passé (via l’intensité), le fait qu’ils demandents de l’aide (une couleur clignotante) et depuis combien de temps (fréquence du clignotement). Le travail de thèse d’Hamed Seiied Alavi semble porter sur l’oganisation spatiale des apprentissage et permet donc ce recul nécessaire pour proposer ce genre d’innovation

Je suis impatient de pouvoir utiliser ce genre d’objet dans mes BE.

Une vidéo trouvée sur une page décrivant ce projet à l’EPFL du Craft vous permettra de mieux en juger.

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Rationale for a CDIO approach : Apprendre via les objets !

Posté par Jean-Marie Gilliot le 5 octobre, 2009

Je décrivais hier ce qu’est l’approche CDIO. Ce matin, j’écoute l’introduction du meeting.

Je reprend ici une diapo titrée “Rationale for a CDIO approach”

  • Most engineers tend to learn from a concrete to the abstract, e.g.in manipulating objects to understand theoritical concepts ;
  • Many students arrive at university lacking personal experience in building or repairing objects
  • Design-implement activities and other forms of experiential learning build the cognitive framework students need to understand the fundamentals more deeply
  • In a CDIO approach, learning activities have a dual impact of deepening technical knowledge while developing product, process, and system building skills

Un plaidoyer pour développer une approche moderne de la compréhension des objets. J’appelle cela “Apprendre via les objets

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